L’histoire est arrivée jusqu’à moi, réalisateur de films d’horreur connu et reconnu coupable, par le biais de Revolution Films, la société de
Michael Winterbottom, avec qui j’avais fait
Revolution Man il y a quelques années. Si je ne les avais pas connus personnellement, et vice-versa, jamais ils ne m’auraient envoyé ce scénario. Je leur dois donc une fière chandelle. J’ai immédiatement adoré le scénario de
Snow Cake, pour son esprit, son humanité, mais surtout pour sa galerie de personnages. Je n’en revenais pas que ce soit le premier scénario de
Angela Pell. En la rencontrant, j’ai eu encore plus envie de tourner ce film. Elle a un fils autiste et pour elle, écrire cette histoire était comme un devoir. Ce n’est évidemment pas un film sur l’autisme mais plutôt un film où l’autisme apparaît, sous les traits de Linda, le personnage interprété par
Sigourney Weaver. Notre souhait était que l’on perçoive d’abord le personnage, au premier plan, puis le trouble qui l’atteint. Et
Sigourney Weaver a su rendre cela merveilleusement.