Solitaire

Solitaire
Méfiez vous de l’eau qui dort !
Titre original : ROGUE (Australie)
Genre : Horreur, Policier - Duree : 1H35 mn
Distributeur : TFM Distribution
Sortie en salles le 13 Août 2008
Année de production : 2007
Festival de Gérardmer 2008 - Avant-première

Résumé du film Solitaire

Australie.
Le reporter cynique américain Pete McKellrejoint un groupe disparate de touristes pour une splendide croisière sur les eaux sauvages du Kadaku National Park. Mais à la suite d’un étrange accident, leur embarcation fait naufrage.
Alors que le groupe attend en vain d’être secouru, un crocodile géant mangeur d’hommes apparaît à la surface de l’eau...

Galerie Photos : Solitaire

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Les avis sur le film Solitaire

 
 

    Critiques : Solitaire 2 étoiles

    • Mad Movies
      Mad Movies

      "On peut affirmer sans hésiter que Solitaire est le meilleur "Croco flick" jamais réalisé."
      Cédric Delelée (article entier disponible dans Mad Movies n°210, p54)
    • CinéLive
      CinéLive

      " Simple, direct et radical. "
      M. T. (article entier disponible dans Cinélive n°125, page 62)
    • L'écran fantastique
      L'écran fantastique

      " Cette ode panthéiste est à la fois une déclaration d’amour du réalisateur à son pays, qu’il filme magnifiquement, et au Septième Art."
      Sébastien Socias (article entier disponible dans L'écran fantastique n°289, page 14)
    • Télérama
      Télérama

      " (…) crédible. "
      (article entier disponible dans Télérama n°3057, page 61)
    • TéléCinéObs
      TéléCinéObs

      « La spécificité appréciable de cette série B est à chercher du côté de la mise en scène (…) filmant cette aventure de l’extrême avec la sécheresse d’un documentaire animalier. »
      X. L. (article entier disponible dans TéléObs n°2284 p. 14)

    Influences

    Quand j'étais jeune, j'adorais les BD d'horreur. J'appréciais tout particulièrement les histoires surnaturelles et les récits de science-fiction. Les vieux films d'horreur d'Universal ou de la Hammer passaient à la télé pendant que ma mère faisait le repassage et que je me cachais derrière le canapé. Mes premiers souvenirs de cinéphile remontent à L'Etrange Creature Du Lac Noir, Dracula et à La Nuit Du Loup-garou. Mais quand on est gamin, ces images possèdent une force incroyable et j'ai été très marqué par ces films. Adolescent, j'ai eu la chance de voir un film formidable intitulé Northern Safari réalisé par l'Australien Keith Adams. Ce petit film auto-financé, qui était projeté dans toutes les mairies et les écoles australiennes, racontait les aventures d'une famille dans le nord du pays à la fin des années 60. On y voyait des buffles, des paysages extraordinaires et d'énormes crocodiles – ces images ont fait germer des tas d'histoires dans mon esprit, des histoires de lieux mythiques pleines de créatures monstrueuses qui se déroulaient dans mon propre pays : l'Australie.

    Le financement du film

    Il y a un peu plus de dix ans, j'ai écrit la première version du scénario en cinq semaines sur un ordinateur que j'avais emprunté, à une époque où je dormais sur le canapé d'un copain. Il m'a fallu pas mal d'années pour concrétiser le projet. Car si j'ai réuni le budget il y a quelques années, le projet n'a malheureusement pas décollé. Grâce au succès de Wolf Creek, qui m'a fait connaître comme cinéaste, j'ai pu aborder mon deuxième film dans un tout autre contexte. Tout d'un coup, j'ai reçu des tas de propositions de scénarios émanant de grands studios du monde entier. Mon univers avait changé du jour au lendemain. Je me suis retrouvé à Sundance, à Cannes, et j'ai rencontré des stars. Wolf Creek m'a ouvert des horizons inouïs. Un an plus tôt, je vivais littéralement dans mon bureau, je dormais sur un canapé parce que j'essayais de décrocher le financement d'un film à petit budget. Peu après, je me suis retrouvé à Los Angeles et j'ai rencontré Brad Pittqui m'a dit "Mon vieux, j'ai adoré votre film." Je me suis dit que c'était peut-être le moment de ressortir mon vieux projet et d'aller voir les studios en leur demandant "Vous aimez les crocodiles ?"

    Le casting

    Pendant la phase d'écriture, j'ai une image très précise de mes personnages. En fait, je remplis de petits albums d'images et je rassemble tout un tas d'objets qui m'aident à me concentrer sur le style et la caractérisation de mes personnages. Le casting peut s'avérer exténuant, mais c'est sans doute la partie la plus critique du boulot d'un réalisateur. C'est clairement la phase du travail qu'il faut mener à bien pour que l'intrigue soit vraisemblable et tienne la route. On m'a conseillé de confier le rôle de Kate à Radha Mitchelltrès en amont du projet, et je n'ai pu penser à personne d'autre après coup. Pour moi, elle a une vraie présence à l'écran et elle incarne le personnage de manière totalement vraisemblable. J'ai découvert Michael Vartandans la série Alias. On s'est parlé au téléphone et, à un moment donné, j'ai joué le tout pour le tout et je lui ai dit "Ecoute, je préfère te prévenir que ce tournage ne va pas être de tout repos. Il n'y aura pas de caravanes, mais il y aura de vrais crocodiles, des serpents et des moustiques. Je ne suis pas sûr que tu aies vraiment envie de tourner ce film..." Cela l'a intrigué. Et puis, il a vu Wolf Creek, il a apprécié le jeu des comédiens et il nous a donné son accord. Sam Worthingtona tourné un bout d'essai et il correspondait tellement au personnage de Neil que ça nous a vraiment donné la chair de poule. Il n'y a sans doute pas de plus grande joie pour un scénariste que de voir un personnage dans lequel on a investi tant d'énergie si bien incarné par un comédien. A partir de là, le personnage prend vraiment son envol.

    Le tournage

    J'imagine que n'importe quel tournage connaît ses moments de crise, où on a le sentiment que tout va s'effondrer comme un château de cartes, mais j'ai l'impression qu'on en a vécus plus que d'autres... Avec le recul, je n'en reviens pas qu'on ait survécu à ce tournage quand je repense à toutes les catastrophes qui se sont accumulées sur nos têtes. Tout d'abord, on faisait la course avec la météo. Pendant des mois, alors qu'on était en pleine phase de préparation, on se demandait "C'est bien la saison des pluies ?", "Est-ce qu'il a commencé à pleuvoir ?" Pour que le tournage, d'une durée de 13 semaines, se déroule normalement, il fallait qu'on puisse se déplacer dans la région du Northern Territory avant la saison des pluies. On disposait de notre propre service météo qui surveillait le moindre changement climatique. On demandait aux anciens et aux gens du coin s'ils savaient pourquoi la saison avait du retard et quand elle devrait commencer. Si il se mettait à pleuvoir, il faudrait qu'on attende six mois de plus avant de démarrer le tournage. Mais on ne pouvait tout simplement pas se le permettre. Il fallait qu'on puisse revenir du tournage des scènes d'extérieurs dans le Northern Territory pour aller tourner les scènes d'extérieurs jour sur une île qu'on bâtissait dans un immense lac de la région de Victoria. Après cela, nous avions cinq semaines de tournage de nuit avant qu'on ne termine le tournage dans un entrepôt désaffecté qui nous servait de studio. Par chance, la saison des pluies n'a pas commencé. On a emmené nos 70-80 comédiens et techniciens dans le Northern Territory et le tournage a démarré. On avait une armada de bateaux qui suivaient le bateau "principal" toute la journée.

    Radha a piloté le bateau depuis le premier jour. Elle n'avait jamais navigué auparavant, mais elle a pris un cours d'une heure la veille du tournage ! Durant l'essentiel du tournage, il y avait plus de 70 techniciens répartis sur six bateaux qui sillonnaient un fleuve infesté de crocodiles, tandis que 9 comédiens et un chien se trouvaient sur une petite embarcation par 50°C loin de tout. Qu'est-ce qui aurait pu mal tourner ? Nous avons travaillé en étroite collaboration avec le Conseil du Northern Territory et les dépositaires des lieux où nous avons tourné – et on nous a accordé l'autorisation de tourner dans des lieux incroyables. La beauté spectaculaire de ces endroits me hantera toute ma vie. Je me sens très chanceux d'avoir pu tourner dans un lieu aussi magique, éternel et unique.

    L’antre de la bête

    Nous avons construit un immense plateau de 60 m x 40 m pour le repaire du crocodile dans un studio improvisé à Melbourne. Michael Vartan a passé l'essentiel des quatre semaines de tournage dans le repaire, plongé dans de l'eau sale, maquillé et harnaché de prothèses, à se battre contre de faux crocodiles en animatroniques. C'était un décor hostile et le dernier jour du tournage de ces plans d'effets visuels, on a été bien soulagés. Il ne restait plus qu'à mettre au point le crocodile en post-production.

    L’île

    Nous avions cinq semaines de tournage de nuit sur l'île. On nous a conseillé de trouver un moyen de tourner les scènes d'extérieurs nuit en studio, non seulement parce qu'il s'agit d'un décor qu'on maîtrise davantage, mais aussi en raison du caractère exténuant des séquences de nuit. Pour plusieurs raisons, on n'y est pas parvenu. Du coup, on a fini par construire une île artificielle au milieu d'un lac qui ressemblait au décor du Northern Territory. Le rythme intensif, les conditions météo et le temps inouï qu'a pris le tournage avaient tendance à rendre les gens un peu fous. Cette atmosphère très particulière crée aussi des liens : on est un peu vampirisé par ce tournage où on se retrouve à 4 heures du matin autour d'un chien qu'on essaie de faire regarder vers la gauche pendant une demi- heure ! Les acteurs n'ont pas hésité à rester dans l'eau toute la nuit, tout en sachant que le lac grouillait d'anguilles. D'énormes anguilles, noires et visqueuses. Plus on traînait là, plus les anguilles avaient envie de dévorer le bout du doigt d'un des comédiens. A la fin du tournage, l'infrastructure sous l'île était infestée d'anguilles.

    Les effets visuels

    J'ai adoré la phase de conception des effets visuels. On a consacré des mois à réfléchir à l'aspect physique du crocodile, à sa manière de se déplacer et de passer à l'attaque : chaque détail a été soupesé pour créer l'illusion qu'il s'agit d'un véritable animal. On ne souhaitait pas que ce soit sa taille qui le rende terrifiant. Le fait qu'il soit réaliste suffit à le rendre effrayant. En fait, pendant toute cette phase, on n'a cessé d'avoir présent à l'esprit cette question : "Que ferait un véritable crocodile ?"
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Comme au Cinema 2 étoiles
    Mad Movies 4 étoiles
    CinéLive 3 étoiles
    L'écran fantastique 3 étoiles
    Télérama 2 étoiles
    TéléCinéObs 2 étoiles
    Les Inrocks 1 étoiles
    Brazil 1 étoiles
    VSD 1 étoiles
    L'express 1 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    14 avis 4 étoiles
    18 avis 3 étoiles
    13 avis 2 étoiles
    16 avis 1 étoiles

    Casting : Solitaire

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
      Acteurs
    Pete Mckell
    Kate Ryan
    Merv
    Mary Ellen
    Gwen O'Dwyer
    Collin
    Allen
    Elizabeth
     

    Box-office au 08 Janvier 2010

    • Paris 14h : 62 entrées
    • 1er jour IDF : 472 entrées
    • 1ère semaine IDF : 3 721 entrées
    • Cumul IDF : 4 106 entrées

    • 1ère semaine France : 8 527 entrées
    • Cumul France : 9 191 entrées