Avez-vous eu l’impression d’explorer un nouveau territoire avec Sommeil Blanc ?
C’est vrai que je n’avais jamais eu l’occasion de plonger ainsi dans l’intériorité d’un personnage qui soit aussi loin de moi, mais aussi de faire ce travail sur la retenue… J’ai vraiment dû ralentir mon rythme cardiaque pour jouer Camille : c’est quelqu’un qui est un peu comme sous l’eau… Mais qui lutte néanmoins pour refaire surface. La première scène est claire à ce sujet : plus que sortir d’un rêve, elle essaie de reprendre sa respiration, de sortir littéralement de l’eau. Ces intentions apparaissaient dans le scénario. Et je pense que c’est pour ça que Jean-Paul m’a choisie : pour qu’on sente cette énergie dans le personnage. J’ai trouvé ça très intéressant, car il y a quelque chose de lumineux chez Camille : ce n’est pas un personnage éteint, c’est quelqu’un qui est dans le combat.