Spanglish... Ce terme anglophone est une contraction de « Spanish » et d' « English », qui désigne, notamment aux Etats-Unis, le mélange entre les cultures américaines et hispaniques… Et c'est ce délicat problème de l'intégration et de la mixité sociale que
James L. Brooks, réalisateur de la comédie à succès
Pour Le Pire Et Pour Le Meilleur, a choisi pour son nouveau long-métrage, intitulé donc SPANGLISH.
Une jeune mère célibataire et sa fille débarquent un beau jour du Mexique dans la grande ville de Los Angeles. Après quelques années passées au sein de la communauté, Flor décide de s'intégrer, et de travailler pour cela dans une famille bourgeoise américaine « pure souche ». Mais si sa fille alors jeune adolescente a très vite appris l'anglais, la mère elle ne balbutie que quelques mots. Qu'importe, elle est embauchée comme aide ménagère dans la grande villa des Clasky. Et ce n'est pas la barrière de la langue qui empêchera Deborah, la maîtresse de maison, de parler à Flor… Tout le monde se parle sans se comprendre, et c'est bien là le problème !
En dehors du sujet classique et désormais vu et revu au cinéma du choc des cultures, SPANGLISH vaut surtout le détour pour ses personnages et ses comédiens : La femme hystérique et désorientée (Deborah Clasky, incarnée par
Tea Leoni), sa mère vieille star alcoolique (Evelyn,
Cloris Leachman), sa fille ado rondouillarde (Bernice, Sarah Steele)… Et un homme au milieu de toutes ces femmes, John Clasky, interprété par un
Adam Sandler toujours aussi séduisant, drôle et émouvant.
Si tous les ingrédients semblent être réunis pour une comédie romantique réussie, ses longueurs scénaristiques et sa durée (2h15), nous empêchent de l'apprécier pleinement. Dommage car avec une petite demi-heure en moins, le spectateur n'aurait pas eu le temps de s'ennuyer et aurait suivi avec plaisir la belle petite histoire de Flor et de sa fille Cristina.
Amélie Chauvet