Stella ou comment fabriquer du cool avec du ringard
(France)
Genre : Drame - Duree : 1H43 mn
Sortie à la Vente en DVD le 20 Mai 2009
Sortie en salles le 12 Novembre 2008
Année de production : 2008
Résumé du film Stella
1977. Stella entre en sixième, dans un grand lycée parisien. Stella entre dans le monde... Un nouveau monde, à l’opposé de celui qu’elle connaît.
Presque un miracle. Elle, elle vit dans un café, un café d’ouvriers, à la frontière de Paris. Cette rentrée va changer sa vie.
Presque un miracle. Elle, elle vit dans un café, un café d’ouvriers, à la frontière de Paris. Cette rentrée va changer sa vie.
Séances : Stella
5 vidéos : Stella
Notre critique : Stella
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Comme Au Cinema
Paris, 1977, Stella, fille de cafetiers, rentre dans un grand lycée parisien où elle n’est pas forcément à sa place. Première récré, premier crachat au visage d’un camarade qui voulait prendre le ballon de foot de la petite supportrice de l’équipe de Lens. Premier jour d’école, un œil au beurre noir et au moins une chose d’apprise : elle n’aime vraiment pas l’école.
Stella est une chronique de l’année de sixième d’une enfant, pas encore une vraie adolescente (même si ça va venir vite), qui se demande ce qu’elle va bien pouvoir faire de sa vie sachant que l’école ne lui plaît pas, qu’elle se sent inculte (ce qui n’est pas forcément faux), que ses rares bonnes notes lui sont octroyées en sport et en dessin et que les seules choses qui l’intéressent vraiment ne servent pas à grand chose...
La chance de Stella vient de sa rencontre avec Gladys, la déléguée de classe, bonne élève, qui va sans le vouloir pousser l’héroïne à faire des efforts, lire des classiques de Balzac tout en écoutant le dernier Bernard Lavilliers plein pot. Une BO composée de tubes de l’époque à base d’Eddy Mitchell, de Patrick Juvet et même d’Umberto Tozzi qui parviennent, bizarrement, malgré leur ringardise assez redoutable à instaurer une petite ambiance, une atmosphère, qui rendra sans doute nostalgiques les spectateurs plus âgés.
Petit à petit, Stella commence à s’intégrer, à concilier vie scolaire et vie familiale, compliquée par le fait que sa mère, la très bonne Karole Rocher, trompe son père, incarné par un Benjamin Biolay moins inspiré, la cigarette dans la main droite, le Ricard dans la main gauche pratiquement tout du long. Le vilain petit canard, le 50 Cent en herbe qui crachait sur ses camarades ou éclatait le visage d’une petite sur un radiateur devient, (malheureusement ?), une adolescente comme une autre qui tombe amoureux du premier ado à cheveux longs qui passe.
Le problème principal du film est qu’il nous raconte quelque chose de pas très original, le passage d’un âge à un autre, mais qu’il n’y a pas vraiment d’intrigue pour nous tenir en haleine. Bien sûr il y a plusieurs petites histoires, plusieurs personnages, dont un client à moitié pédophile et Guillaume Depardieu en meilleur ami atypique, autour desquels gravite Stella dont la voix-off, un peu trop mature, nous met face au même problème que dans Juno. Le personnage paraît un peu faux. Mais c’est en même temps ce qui fait son originalité…
Au final, Stella est un bon film, très mignon et assez cool, qui aurait tout de même pu profiter d’un léger resserrage de ses intrigues car malgré le capital sympathie de l’entreprise, le temps peut parfois sembler s’étirer et on finit comme Stella en cours, à chercher des distractions ailleurs…Nicolas Laquerrière
Stella ou comment fabriquer du cool avec du ringard
Critiques : Stella
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Les inrocks
"Un très beau film à fleur de peau."
Emily Barnett (article entier disponible dans Les Inrocks n°676, page 60) -
Metro
" On lit l’ennui et les envies d’ailleurs dans les grands yeux impassibles de la jeune Léora Barbara, qui donne à cette subtile chronique d’enfance toute sa nostalgie, sans aucune mièverie. "
J.L. (article entier disponible dans Metro du 12/11/2008) -
Télérama
"C’est la vie comme elle va, comme on ne la voit pas si souvent au cinéma."
S.D. (article entier disponible dans Télérama n°3070, page 58) -
Le Figaro
" Tout sonne juste dans le film autobiographique de Sylvie Verheyde, les situations, les atmosphères, et surtout la parfaite distribution des rôles. "
Marie-Noëlle Tranchant (article entier disponible dans Le Figaro du 12/11/2008) -
Brazil
"Stella, c’est une sorte de Diabolo Menthe avec du Pippermint à la place du sirop."
Eric Coubard (article entier disponible dans Brazil n°12, page 17)
Les avis sur le film Stella
Caractéristiques du DVD
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français
Sous-titres : Français
Bonus :
- Galerie de photos
- Bandes-annonces
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français
Sous-titres : Français
Bonus :
- Galerie de photos
- Bandes-annonces
Présentation du film à Venise : Nos Impressions
Le nouveau film de Sylvie Verheyde est le coup de cœur de la journée. Stella est une fillette qui fait sa rentrée en classe de 6ème dans un nouveau collège plus huppé que le milieu populo d’où elle vient. Elle grandit dans un café-hôtel que tiennent ses parents, un endroit avec ses fidèles piliers de bar. On est en 1977 et c’est l’époque des disques vinyles de Sheila et d’Eddy Mitchell.
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Entretien avec la réalisatrice

Stella s’est construit autour de mes souvenirs d’enfance, et particulièrement de mon entrée en sixième, en 1977. Le désir d’en faire un film est là depuis longtemps. Mais c’est l’entrée en 6ème de mon fils, il y a quatre ans, qui en a déclenché l’écriture. A ce moment-là, le débat sur l’école était assez vif : autorité, mixité, le voile, l’école comme ascenseur social etc., tout cela me renvoyait à ma propre vision de l’école et du lycée. Un lycée auquel je me suis accrochée malgré les nombreux déménagements de mes parents, et qui a été mon seul repère, mon seul point d’ancrage durant mon adolescence. J’ai eu envie de témoigner de cette chance qui m’a été donnée.
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Le choix des acteurs selon la réalisatrice

J’ai vu d’autres enfants, bien sûr, mais pour revenir très vite à Léora. Nous avons fait des essais avec elle où je lui donnais la réplique. Des essais avec Karole aussi. Et puis, il a fallu convaincre sa mère qui avait quelques réticences sur ce que le scénario impliquait.
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