Résumé du film Stick ItHaley Graham ( Missy Peregrym) est une jeune rebelle de 17 ans que la justice vient de condamner à son pire cauchemar : suivre les cours d’une prestigieuse mais très stricte école de gymnastique de haut niveau, dirigée par le non-moins strict Burt Vickerman ( Jeff Bridges).
Son tempérament exacerbé a vite fait de secouer la paisible vie de l’école, où elle se fait autant d’amis que d’ennemis. Néanmoins, elle se découvre plus de points communs qu’elle le pensait avec Burt, et les deux se respectent mutuellement. Tous les deux, avec les autres élèves de l’école, participent à une grande compétition de gymnastique, où ils doivent prouver que l’amitié, la loyauté ont plus de valeurs que les règlements, les juges, et les scores. Galerie Photos : Stick ItLes avis sur le film Stick It
Notre critique : Stick It Gymna’stick-
Comme Au Cinema

Un film sur la gymnastique. Personne jusqu’à présent n’y avait songé. Et bien c’est chose faite avec Stick It, premier long métrage dédié à la discipline sportive, d’ordinaire peu médiatisée et uniquement suivie par les adeptes du justaucorps le dimanche après midi sur France 3. Attention, Stick It va bouleverser les amoureux des commentaires de Nelson Montfort, car le film de Jessica Bendinger brise les clichés de ce sport.
En pleine adolescence, Haley Graham aime porter des tee-shirts taille XXL, des jeans et une casquette. Elle pratique le BMX avec ses potes Franck et Poot, rejette l’autorité et ne supporte pas le manque de respect. Dans sa chambre, les posters de Skate côtoient des trophées d’ex championne de gymnastique junior. Un beau jour elle se fait prendre par la police pour avoir rider dans une villa. La juge ne voit qu’une solution : l’envoyer dans une école de gymnastique, qui s’avèrera être une école de la vie.
Filmé comme un clip d’1h30 - la réalisatrice a fait ses armes sur MTV -, Stick It ressemble à un teen-movie classique, comme il en existe des centaines. Il se démarque cependant par sa réalisation, avec la présence de certaines séquences plutôt soignées telle la superposition des gymnastes sur leurs agrès, la scène d’ouverture explosive et quelques plans à l’originalité bien pensée. Ca s’arrête là. Le scénario possède des allures de blague carambar dont on connaît déjà la chute.
Côté casting, il faut reconnaître que l’héroïne Missy Peregrym ne manque pas de charme, sorte de Jennifer Garner en plus jolie. Jeff Bridges - on se demande pourquoi il a accepté de jouer dans ce navet au parfum de magnésie - reste fidèle à lui-même. La bande originale enfin, signée Mike Simpson des Dust Brothers pour les musiques originales et Missy Elliott pour le choix des morceaux utilisés, possède quelques perles dont deux chansons du groupe FannyPack. Difficile cependant d’écouter ces sonorités en regardant une « athlète » effectuer des sauts sur une poutre.
Si regarder des filles en justaucorps s’avère loin d’être désagréable, Stick It demeure un film sans intérêt. Le sport et le cinéma – hormis les documentaires – n’ont jamais fait bon ménage. Le long métrage de Jessica Bendinger le prouve une fois de plus.
Alain Martino
Critiques : Stick It -
Score

" Percutant sans rivaliser d’excentricité, Stick It comble ses brèches scénaristiques grâce à l’énergie effrénée de Missy Peregrym. "
Audrey Zeppegno (article entier disponible dans Score n°25, page 103)
-
TéléCinéObs

" Le scénario est balisé comme un parcours du combattant, mais on peut raisonnablement succomber au charme inoffensif de ce compte de fées (…). "
J.-P.G. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2201 et sur http://artsetspectacles.nouvelobs.com)
-
CinéLive

" Pas que le film soit mal fichu mais tellement, comment dire… déjà viou. "
A (article entier disponible dans Cinélive n°108, page 57)
-
Première

" Jeff Bridges, hagard au milieu de ce déluge de collants et de talc, semble sérieusement se demander s’il n’est pas vicime d’un canular. "
M.C. (article entier disponible dans Première n°359, page 53
-
Télérama

" (…) Si la musique n’est pas mal, l’intrigue est nulle, et la mise en scène à l’avenant. "
(Article entier disponible sur le site de Télérama)
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 - Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français
Sous-titres : Français
Bonus :
- Bêtisier
- Scènes coupées
- Clips : "We run this" (Missy Elliot) et "Crowded" (Jennie Ortegat Feat Papoose)
- Les vrais gymnastes du film
- Les déesses de la G.A
- 3 enchaînements commentés Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
|---|
| 4/5 | 4/5 | 3/5 | 4/5 | 3/5 |
Test DVDLe contre Ah Stick It, de la gym, des filles en justaucorps, du R’nB, de la gym, encore de la gym… Bref, le film est sympa, à condition d’être fan de gym et/ou amateurs de jolies filles. Pour les autres, un conseil : passez votre chemin.
Le dvd s’ouvre sur un menu aux sonorités hip-hop, qui nous propose seulement deux versions audio (VF et VOST) mais aussi des bonus à foison.
Le premier qui attire notre attention est le traditionnel bêtisier. Dès qu’on pense aux compétitions sportives, on imagine des gamelles, des pleurs… Et bien ravisons notre esprit sadique car nous devrons juste nous contenter de scènes ratées et de grimaces en tout genre. Notre petit cousin de 4 ans devrait bien rigoler…
On peut ensuite se déhancher –ou non (surtout) – sur deux clips de Missy Elliot et de Jeannie Ortega… Si au moins, ils avaient choisi la meilleure chanson des répertoires !
Le dernier supplément (« Les déesses de la GA ») nous rappelle directement un mortel dimanche après-midi devant France 3… Manque plus que la voix de Nelson Montfort pour nous asséner le coup fatal.
Le dvd devrait satisfaire ceux qui ont aimé le film… C’est déjà ça ! Fanny Cairon Une communauté de femmes hors du communS’il y a bien un type de personnage qu’on retrouve constamment chez la scénariste et réalisatrice Jessica Bendinger, c’est celui d’une jeune femme au fort caractère cherchant à se tailler une place au soleil. Pour Bendinger, il s’agit sans doute d’une situation où l’art se met à imiter la vie. Ex-critique musicale au magazine Spin et journaliste pour MTV News, elle a également signé de nombreux vidéo-clips avant d’écrire le scénario d’ American Girls, succès inattendu avec Kirsten Dunst, qui décrit le monde cruel des pom-pom girls. Elle est également l’auteur des scénarios de La Verite Sur Charlie, Des Etoiles Plein Les Yeux et Aquamarine, et a été conseillère à l’écriture de la série culte «Sex and the City», dont elle a également écrit un épisode. Quel que soit le contexte dans lequel évoluent ses personnages féminins - le milieu des pom-pom girls, des agents secrets ou du journalisme -, ces dernières ont toutes en commun un caractère bien trempé et individualiste, et font tout pour s’en sortir dans un monde foncièrement machiste. A la recherche de Haley GrahamAlors que la production s’apprête à organiser un casting à travers tout le pays (à la recherche d’une gymnaste sachant jouer la comédie, ou d’une actrice s’y connaissant en gym), Bendinger tombe par hasard sur un épisode de la série «Life as we know it», dans lequel joue la jeune Missy Peregrym. «J’ai vu Missy, et je me suis dit : C’est qui cette fille ? J’ai trouvé son nom dans le générique et j’ai fait une recherche sur le net : j’ai vu qu’elle jouait dans une autre série et qu’elle avait eu un petit rôle dans un film. J’ai ensuite visionné un autre épisode de la série, et je me suis dit : On tient notre Haley ! Missy a fait une lecture, et s’est tout naturellement appropriée le personnage. Elle était bien dans sa peau et possédait un mélange d’innocence et de maturité. Elle avait tout ce qu’il fallait pour incarner ce personnage. Dès qu’on l’a vue, elle est devenue Haley.» Orgueil et excellenceOutre ses conflits familiaux, c’est le sentiment que la gymnastique est soumise à des règles injustes qui anime Haley : elle ne supporte ni les décisions arbitraires des juges, ni le caractère aléatoire de plusieurs règlements, ni le manque d’originalité de la plupart des figures imposées. En menant ses recherches, Peregrym a fini par avoir le même point de vue que son personnage. «Les juges sont très durs, explique-t-elle. J’ai assisté à des compétitions où les jeunes filles sont totalement abattues dès qu’elles ont commis la moindre erreur, alors qu’elles viennent d’accomplir une figure spectaculaire. C’est vraiment dur à vivre pour une ado, et Haley ne supporte plus ça. Elle a le sentiment que les juges passent leur temps à juger les gymnastes, mais que personne ne les juge jamais, eux. Quand une gymnaste ne décroche pas la récompense qu’elle mérite, c’est vraiment frustrant.» Les proches de Haley : deux mecs cool, son père et sa mèreAprès le divorce de ses parents, Haley ne s’est pas seulement détournée de la gym, mais aussi de sa famille : elle adresse à peine la parole à son père, et ne voit presque plus sa mère. Elle préfère la compagnie de ses deux copains motards, Poot et Frank, qui lui remontent le moral. Lorsqu’ils retrouvent sa trace à la VGA - et tentent vainement de la sortir de là -, les jeunes apprenties gymnastes comprennent que Poot et Frank sont amis avec Haley : la cote de popularité de cette dernière grimpe alors aussitôt car elle connaît des garçons... Entraînement ultra intensifUn important travail de recherche a été mené par la production pour que le film soit le plus réaliste possible. Il s’agissait en effet de brosser un portrait aussi précis que vivant du milieu de la gymnastique professionnelle et de ses règles d’entraînement. «Je suis une dingue de gym, reconnaît la réalisatrice». Le tournageLe film a été entièrement tourné dans le sud de la Californie, du 13 juin au 22 août 2005. L’histoire se déroule au Texas, près de Plano et de Houston, où vivent plusieurs champions olympiques et où se trouve le centre d’entraînement de l’équipe nationale américaine de gymnastique. Du justaucoprs, rien que du justaucorpsSi Haley s’est habituée à ses tenues confortables, à sa casquette de camionneur et à sa Game-Boy, elle doit bientôt endosser de nouveau son justaucorps...
La chef costumière Carol Ramsey a dû se plonger dans le monde de la gymnastique pour imaginer les tenues des comédiens. Notons qu’elle a déjà travaillé sur des films autour du sport, comme Meme Pas Mal (dodgeball), et la comédie sur le catch, Ready To Rumble. Elle a récemment inscrit son nom au générique de Mon Beau-pere, Mes Parents Et Moi. «Je ne connaissais pas le milieu de la gym, et j’ai donc dû apprendre, confie-t-elle». Au cours de ses recherches, elle s’est posée un certain nombre de questions : «Qu’est-ce qui compte le plus pour les gymnastes en matière de confort ? Quel est leur style vestimentaire ? Le style de ce milieu est très sophistiqué, ce que j’ignorais. On utilise beaucoup de strass et de Spandex, une sorte de matière métallique. Quand vous portez certains de ces justaucorps, on a l’impression que vous avez un corps métallique.» Une B.O. très rockTous ceux qui ont vu des gymnastes à l’œuvre savent que la musique joue un rôle crucial dans la vie des sportifs. Pour les gymnastes tout particulièrement, la musique accompagne leur entraînement et rythme leurs exercices au sol. Bendinger et son équipe étaient conscients qu’un film de fiction se déroulant dans le milieu de la gym nécessiterait de la musique rock. |
|
|