L’histoire commence le 6 avril 2006. Fred Poulet propose au footballeur Vikash Dhorasoo de lui confier deux caméras super 8, pour qu’il filme son quotidien jusqu’au 9 juillet, date de la finale de la Coupe du Monde de football à Berlin. Ensemble ils écriront le film au jour le jour, au Havre, à Paris, puis en Allemagne, dans des chambres d’hôtel, dans le bus ou au téléphone. Un peu dans les Stades aussi. Vikash Dhorasso jouera 16 minutes lors de cette Coupe du Monde à rebondissements qui verra l’équipe de France atteindre la finale pour la 2e fois de son histoire. Substitute est le journal intime de ce « douzième homme ».
" Un geste simple, beau et pu, à l’image du film. "
T. B. (article entier disponible dans Studio n°231, page 40)
CinéLive
" (…) C’est la mélancolie qui ponctue ce film attachant dans ses imperfections. La tristesse d’un gamin auquel son rêve lui est retiré (…). "
Xavier Leherpeur (article entier disponible dans Cinélive n°109, page 47)
Les Inrocks
" Film équilibré donc, parce que jamais, alors qu’il s’y apprêtait, le film ne tombe dans la dénonciation, la rancœur, le ressentiment. "
Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°585, page 46)
Metro
" A des années-lumière des images high-tech qui accompagnent d’habitude la couverture télé du ballon rond, Substitute surprend et rafraîchit par sa modestie et sa sincérité."
Laurent Falla et Jérôme Vermelin (article entier disponible sur le site www.metrofrance.com)
20 Minutes
" Si la mélancolie et la frustration transpirent sur la pellicule super-8, l’humour n’est pas absent lors de certaines séquences."
(article entier disponible sur le site www.20minutes.fr)
Image : DVD 9 - 4/3 – Format 1.33 Son : Français Dolby Digital 2.0
Bonus :
- Entretiens avec Rodolphe Burger (rocker et artiste français) et Darren Tullet (journaliste sportif anglais, spécialiste du football)
- Séquences inédites
- Partie Rom : 3 articles par Fred Poulet parus dans la revue Vacarme, points de départ du projet
L’existence de ce film tient beaucoup à l’aspect insolite de notre rencontre. Vikash m’a contacté en 2004 après avoir lu un article que j’avais rédigé dans la revue Vacarme. Une sorte de prière littéraire pour le rencontrer et éprouver quel dialogue on pouvait avoir avec une personne considérée comme l’intellectuel du football français. Ce numéro de la revue lui est tombé miraculeusement entre les mains et nous n’avons cessé de parler depuis. Assez pour que mes motivations au moment de lui proposer une expérience artistique soient transparentes et procèdent réellement d’un désir commun. Mes objectifs au départ se situaient sur différents plans. Sur le plan humain, j’ai senti chez Vikash une disponibilité à l’expérience inédite, une curiosité et une sensibilité qui me laissaient penser qu’il pouvait développer un rapport amical avec une caméra et trouver une forme de langage cinématographique. Sur le plan esthétique, je me sens à ma place en réalisant quasi clandestinement un film en Super 8. L’imprécision de l’image m’est apparue nécessaire pour saisir la vie au delà du spectaculaire. Les états d’âme, la complexité et les paradoxes qui en découlent sont restés la matière privilégiée de tous mes travaux. Le procédé repose également beaucoup sur les contraintes imposées par le format super huit. Les bobines de trois minutes, le bruit de la caméra et son encombrement obligent Vikash à se situer dans l’acte de filmer et interdisent la position que pourrait avoir une caméra de surveillance. Sur le plan narratif et dramatique j’ai voulu imbriquer et articuler l’incertitude du déroulement sportif, donc chronologique, de l’expérience artistique avec la caméra et de l‘évolution des sentiments de l’acteur. Le fait de borner les prises de vues au 9 juillet 2006 quoi qu’il arrive nous a permis de filmer dans la conscience d’une résolution inévitable et par conséquent peut être d’une histoire.