Kurt Voss et moi avions déjà travaillé ensemble sur Border Radio (1987). Sur ce film, notre méthode de travail était l'empreinte d'une grande liberté. Nous écrivions puis nous tournions, on faisait le tri et l'on repartait en tournage. Lorsqu'on s'est retrouvé sur "Sugar Town", nous avions chacun beaucoup plus d'expérience, alors on s'est dit que nos méthodes devaient forcément s'être améliorées. Finalement nous n'avions pas changé. Non seulement, "Sugar Town" a été écrit en huit jours, mais un mois plus tard le tournage commençait, ceci grâce aux relations privilégiées qui nous lient aux comédiens, pour la plupart des proches. Avec "Sugar Town", nous avons adopté, une nouvelle fois, une attitude kamikaze proche de notre première expérience sur "Border Radio". On se fixait une date, et qu'importe ce qui arrivait, on tournait, quelque soit le support (35, 16, super 8 ou vidéo), l'énergie était là, il fallait s'en emparer.