En cette année 2057, le soleil se meurt, entraînant dans son déclin l’extinction de l'espèce humaine. Le vaisseau spatial ICARUS II avec à son bord un équipage de 7 hommes et femmes dirigé par le Capitaine Kaneda est le dernier espoir de l’humanité. Leur mission : faire exploser un engin nucléaire à la surface du soleil pour relancer l’activité solaire. Mais à l’approche du soleil, privés de tout contact radio avec la Terre, les astronautes perçoivent un signal de détresse en provenance d’ICARUS I, disparu sept ans auparavant.
Un terrible accident les contraint à modifier leur trajectoire. Ils doivent désormais lutter pour rester en vie, ne pas sombrer dans la folie, mais avant tout pour mener à bien leur mission essentielle pour l’avenir de l’humanité.
J’ai plusieurs réalisateurs cultes dans ma vie. David Fincher, Tim Burton, Martin Scorsese… Danny Boyle. Danny Boyle et sa maîtrise de l’image, son génie de la mise en scène, Danny Boyle et ses films qui ont marqué toute une génération, de Trainspotting à Petits Meurtres Entre Amis en passant par 28 Jours Plus Tard. Et après avoir fait dans le social, l’humour noir et le zombie, il rayonne pour sa première incursion dans la science-fiction. Alors, forcément, se retrouver devant quelqu’un que l’on suit depuis des années et que l’on respecte au plus haut point pour parler d’une véritable bombe visuelle qui m’a particulièrement troublé… Forcément, les jambes tremblent un peu et les mots in english se bousculent beaucoup. Et pourtant...
Un soleil qui se meurt, une humanité qui s’éteint, un équipage bien comme il faut, une bombe à faire exploser et une histoire pas vraiment très compliquée. C’est vrai, que, vu comme ça, Sunshine ne paraît pas brillant. Encore un énième film qui se passe dans l’espace, où l’on va nous refaire le coup d’Alien avec Bruce Willis qui fait sauter sa bombe pour sauver le monde d’Armageddon. Ok. Sur le papier, ça n’a pas toujours paru folichon. Et pourtant… C’était sans compter sur l’incroyable génie de Danny Boyle, sa folle maîtrise de la mise en scène, son incroyable travail sur la lumière, sa fusion avec son nouvel Ewan McGregor, Cillian Murphy, sa minutie du montage, son envie de donner un sérieux coup de soleil aux films de référence sans nous refiler une insolation. Les images de la bande-annonce nous avaient bluffé… Le film nous a tout simplement scotché. Oui, c’est vrai qu’il patine un peu côté scénario en nous balançant les clichés du genre, et se permettant quelques zones d’ombre un poil trop obscures. Alien, Solaris, Cube… Tant de long-métrages en gravité autour du vaisseau de Danny Boyle. Trainspotting, 28 Jours Plus Tard, autant de fantômes qui le hantent encore. Et pourtant…
Alors qu’il s’était déjà merveilleusement illustré dans le social, l’humour noir et le zombie, voilà que Danny Boyle rayonne pour sa première incursion dans la science-fiction. Car on oublie vite les faiblesses de son Sunshine pour ne garder qu’un souvenir saisissant et incroyable de beauté visuelle. Les effets spéciaux tout simplement bluffants, les couleurs, la lumière, le son, la musique… L’ensemble s’allie pour nous projeter à des années lumières de notre salle de ciné. Il y a dix ans, Danny Boyle avait refusé Alien 4, car ce n’était pas encore techniquement possible de le faire tel qu’il l’imaginait. Et bien, le voilà, son film de science-fiction. Un divertissement à grande échelle, tout simplement spectaculaire, où l’on en prend plein les yeux, la tête et les oreilles - intelligent, rythmé, trimballant toujours sa version pas très optimiste des hommes et de l’humanité, ses shoots, ses choix et son avenir à définir. Danny Boyle peut être fier. Il a choisi son avenir. Il a choisi la vie. Et c’est la première fois que vous pourrez regarder le soleil sans vous brûler les yeux… Brillant !
Aurélie Maulard
Comme Au Cinema
Le thème cinématographique des missions-de-la-dernière-chance-pour-sauver-l'humanité, cher aux amoureux d'Armageddon, n'est pas totalement mort et c'est le terrain de jeu qu'a choisit Danny Boyle pour sa nouvelle réalisation. En 2057 – date qui a l'avantage d'être plus affolante que 7884 – notre soleil meurt tranquillement et entraîne un terrible hiver sur Terre. Les Hommes décident donc d’envoyer un vaisseau spatial chargé de faire redémarrer le soleil grâce à une bombe atomique.
Si la catch-line (les étoiles meurent, notre soleil est une étoile, nous allons tous mourir avec lui) laisse présager un énième film de sauvetage de l'humanité, dans l'espace, sans grande prétention, il n'en est rien. C'est un film de sauvetage de l'humanité, dans l'espace, très prétentieux. Sunshine convoque un gros paquet de références et de thèmes dans lesquels il s’étouffe. Pour les références : le soleil fascinant façon Solaris, les scènes de repas/discussion façon Alien, métaphysiqueries façon Vaisseau De L'Au-delà et, bien sûr, du 2001, L’odyssée De L’espace à chaque plan... Questions thèmes, Danny Boyle ne ménage pas ses spectateurs : l'homme face à l'infini de l'espace, l'homme face à la mort, l'homme face à Dieu... Tout plein de questions pour se remettre en question. Ou pas. Car si le film commence comme une jolie mission classique, Sauver l'Humanité, mais le développement est tellement prévisible qu'il en devient risible et en résulte alors une impression de déjà-vu assez pénible.
Les scènes d'action sont assez classiques, jamais vraiment impressionnantes ni rythmées et enrobées d’une certaine confusion (où sont-ils dans le vaisseau ? pourquoi personne ne croise plus personne au moment du danger ?). Tout cela est particulièrement dommage car le film relève, dans son pitch, d'un vrai potentiel. Un potentiel qui, bien qu’il soit gâché sur le fond, se révèle dans le travail visuel. En effet, l'esthétique est clairement un atout. Le vaisseau est réduit à une faible chose cachée derrière un gigantesque miroir, permettant de refléter les rayons du soleil. C’est LA bonne idée du film. Avancer masqué derrière un miroir vers l’énorme astre brûlant, c'est beau, on dirait de l’antique. Ce procédé est d’autant plus mis en valeur que le soleil est magnifique renvoyant une impression de mouvement et de vie, implacable et pépère. Les membres de l'équipage ne s'y trompent d'ailleurs pas et passent leurs journées à l'observer, fascinés par la grosse boule en fusion : c'est certainement le moment le plus intense, où le spectateur s'identifie un tant soit peu avec les personnages, bien interprétés mais d'une platitude désespérante.
Sunshine, s'il joue avec des conceptions métaphysiques sans vraiment les maîtriser offre néanmoins une expérience visuelle impressionnante ainsi qu'un travail sur le son remarquable. Malheureusement, Danny Boyle a dû oublier que pour briller il vaut mieux surprendre et innover, ou au moins maîtriser son sujet.
" D’un point de vue visuel, Sunshine est (…) une totale réussite et le soin apporté au son est un petit plus évident. "
Christophe Goffette (article entier disponible dans Crossroads n°52, page 18)
Rolling Stone Magazine
" Sunshine manque peut-être un poil d’originalité, mais confirme la facilité et le bonheur avec lequels Danny Boyle varie les genres. (…) Film jouant dans la catégorie, rare, du divertissement intelligent. "
Mathilde Lorit (article entier disponible dans Rolling Stone Magazine n°50 page 82)
Score
" Sunshine recycle les vieux mythes (…), multiplie les appels d’air poétiques (…), et les concepts dialectiques (…) avec une réelle virtuosité"
Léonard Haddad (article entier disponible dans Score n°32, page 62)
CinéLive
" (…) Boyle prend un pari risqué : dégurgiter par rafales ses influences (…). Le résultat oscille entre l’incroyable et l’hallucinant."
Arnold (article entier disponible dans Cinélive n°111, page 46)
Positif
" Jouant sur les conflits entre la force et la faiblesse des huit membres de l’équipage, le scénario tire profit du contraste entre les extrémités du chaud et du froid. "
Eithne O’Neill (article entier disponible dans Positif n°554, page 32)
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 - Format 2.35 Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français, Italien Sous-titres : Français, Anglais, Néerlandais, Italien
Bonus :
- Commentaire audio de Danny Boyle
- Commentaire audio du Dr Brian Cox
- Fin Alternative
- 11 scènes coupées
- Journal de bord
- 2 Courts métrages
- Teaser et film annonce
Notes Techniques
Son
Image
Packaging
Menu
Bonus
4/5
5/5
3/5
3/5
3/5
Test DVD
Le dernier bébé de Danny Boyle avait fait parler de lui à sa sortie, divisant les critiques en deux camps : les emballés et les assommés. La sortie DVD va sûrement en réconcilier plus d’un.
Techniquement, le petit bijou de Boyle (oui, nous on a aimé) est superbement servi par une très belle galette. En gros, c’est simple, la palette couleurs est aussi flamboyante et soignée que le son. Même pour ceux qui ne bénéficient pas d’un écran plat HD dernier cri, le plaisir est là.
Côté Bonus, le matos est lui aussi plutôt sympa. Deux commentaires audio sont disponibles afin de réjouir notre cerveau : celui de Danny Boyle, cinéphile et facétieux, d’une part, et celui du Docteur Brian Cox (professeur à l’Université de Manchester), d’autre part, histoire d’être moins bête. On peut ensuite se balader du côté des scènes inédites (insistant toutes, ou presque, sur l’intensité psychologique de la trame dramatique) ou encore des modules du « Carnet de Bord », toujours avec curiosité et plaisir. Pour couronner le tout, Boyle nous offre deux courts-métrages originaux (Dad’s Dead vaut vraiment le détour).
Andrew Macdonald, producteur : « Le postulat de départ de Sunshine, situe l’action en 2057 : le soleil est agonisant. Il ne fournit plus l'énergie et la lumière dont l'homme a besoin pour survivre sur Terre. La communauté internationale mobilise toutes ses ressources pour envoyer une mission dans l'espace afin d'y acheminer une bombe destinée à redonner vie au soleil. Le film se focalise sur les 8 astronautes et scientifiques qui font partie de la mission. Au cours de leur périple, ils croisent le vaisseau ICARUS I, disparu dans l'espace au cours de la même mission sept ans plus tôt. C'est alors que les difficultés commencent pour l'équipage qui doit non seulement faire face à un danger immédiat, mais assumer l'écrasante responsabilité que fait peser sur lui la communauté internationale. »