Été 1979, une petite ville de l’Ohio.
Alors qu’ils tournent un film en super 8, Joe (dont la maman est morte quelques mois plus tôt) et sa bande de potes sont témoins d’une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Mais il ne s’agit pas d’un simple accident. Et si la vérité était ailleurs ?
Tribute to Amblin
Chaussez vos vieilles tennis, troquez votre lecteur mp3 pour un Walkman, enfourchez vos VTT et – surtout – replongez dans vos plus vieux (et vos plus beaux souvenirs) de cinéma, car si, comme nous, vous faites partie de la génération X (ça marche aussi pour la Y) biberonnée aux films de chez
Amblin Entertainement (ceux de
Steven Spielberg en tête, mais également de Joe Dante, Robert Zemeckis ou Richard Donner), le
Super 8 de
Jeffrey J. Abrams risque de vous toucher en plein cœur.
Comment, en effet, ne pas reconnaître un nouvel Elliott (
E.t. L'Extraterrestre) en Joe ? Comment ne pas repenser - avec une excitation toute juvénile – aux
Goonies ? Comment ne pas se remémorer avec émotion notre premier contact avec
Rencontres Du Troisième Type (qui, bien qu’antérieur à la création d’Amblin, marque la société de sa puissante empreinte) ? Dès les premières images de
Super 8, les hommages pleuvent, malins et culottés, les réminiscences se bousculent (tel plan convoque les
Gremlins, tel autre
Jurassic Park et même
Poltergeist !) et le voyage dans le temps (nostalgique) du souvenir s’opère.
Cependant, il serait injuste de réduire le film de
Jeffrey J. Abrams à un catalogue de clins d’œil, sorte de
happening geek à la gloire de
Steven Spielberg (d'ailleurs producteur exécutif du film). Car, au-delà des influences respectueuses et de l’
hommage assumé à une époque où le cinéma était aussi accessible qu’auréolé de magie,
Super 8 est
un vrai blockbuster humaniste, visuellement maîtrisé et racé.
Reprenant à son compte des recettes anciennes, mais diablement efficaces (le groupe de copains, la famille abîmée, le complot gouvernemental, la créature/victime, etc.), le papa de
Lost tisse son intrigue, y mêlant ce qu’il faut de mystère et d’effets spéciaux pour créer un film résolument moderne.
Non, décidément,
Super 8 n’a à rougir ni de son sentimentalisme, ni de son esbroufe visuelle… De même que nous ne nous excuserons pas de prendre un tel pied en (re)visionnant le film !
Eléonore Guerra