Sur ta joue ennemie

Sur ta joue ennemie
Sur le scénario ennemi d’un potentiel bon film…
(France)
Duree : 1H51 mn
Distributeur : Rezo Films
Sortie en salles le 03 Décembre 2008
Année de production : 2008

Résumé du film Sur ta joue ennemie

Julien a le regard fixe de ces gens dont l’existence s’est un jour brisée. Aujourd’hui, les portes de prison se referment sur ses treize années de détention. Julien a 28 ans. Il est libre. En apparence, car la société n’est pas prête à lui accorder si facilement une seconde chance. Mais l’adversaire, le vrai, est ailleurs. Dans sa tête et dans l’image d’une jeune femme qui l’obsède. Émilie est vendeuse le jour, habituée extravertie d’une discothèque la nuit. Julien la contemple, l’épie et la traque sans relâche, au risque de mettre en péril ses espoirs de réinsertion. Julien voit Emilie qui ne le voit pas tel qu’il est : le souvenir d’un passé insoutenable, rayé de sa mémoire il y a exactement treize ans. Un mot de lui dans la rue suffira : Emilie le reconnaît, leurs destins ne font plus qu’un. Pour la seconde et peut-être dernière fois...

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Les avis sur le film Sur ta joue ennemie

 
 

    Notre critique : Sur ta joue ennemie

      Sur le scénario ennemi d’un potentiel bon film…

    • Comme Au Cinema
      Comme Au Cinema

      Doctorat de philosophie en poche obtenu derrière les barreaux, Julien est remis en liberté conditionnelle après avoir purgé une peine de seize ans de prison. On ne sait pas encore ce qu’il a fait, on sait juste qu’il veut revoir une certaine Emilie. Emilie, vendeuse dans un magasin de vêtements, qu’il va suivre, observer et à laquelle il ne peut pas arrêter de penser…

      Tant que le mystère demeure sur qui est cette Emilie, le film arrive à être prenant même si la réinsertion du personnage principal ne nous intéresse pas plus que ça. En effet, cette dernière se résume à nous montrer un peu ce que beaucoup de gens vivent sans avoir eu à aller en prison. Nous avons donc un personnage principal docteur es-philosophie que l’on voudrait faire travailler dans une usine où il n’utiliserait pas la moitié du quart du tiers de ses capacités. En plus de ça, beaucoup de redites parasitent le récit qui tient grâce à un équilibre précaire, jouant sur le mystère, pour nous spectateurs, concernant la fameuse Emilie.

      La quasi-moitié du film fonctionne très bien. On veut savoir qui elle est. On espère qu’il va enfin l’aborder, lui parler, faire quelque chose. On voudrait qu’il fasse avancer l’histoire en fait. Surtout qu’on commence à s’imaginer qui elle pourrait bien être pour le héros. On se met alors à fantasmer sur un autre film, qui n’est pas celui qu’on est en train de voir...Car voilà une fois la révélation passée, le film s’enlise et devient vraiment lourd. Les dialogues ne nous épargnent que très peu de lieux communs, souvent déclamés sans trop de conviction par des acteurs par ailleurs assez bons dans le reste du film.

      L’accumulation de clichés et autres détails glauques - comme l’anecdote de la prostituée moldave ( - Pourquoi elle parle jamais ? - Parce qu’on lui a coupé la langue. - Nan, déconne pas… - Si, c’est une Moldave, c’était une pute, ses macs l’ont retrouvée et lui ont coupé la langue.) - font que cela prête plus à sourire qu’à être ému ou quoi que ce soit. Ce qui n’était sans doute pas le but comme ces passages, répétés plusieurs fois, où le héros sort d’un endroit et pousse un petit cri, sensé montrer son désarroi mais marrant dans les faits.
      L’émotion que le réalisateur essaye à plusieurs reprises de nous faire ressentir tombe souvent à plat, et malheureusement pas à moitié, accentuant dans ces moments-là la lourdeur du film. Les deux derniers tiers du film deviennent alors vraiment difficiles à suivre avec intérêt car on attend le prochain retournement de situation, que l’on en arrive à espérer plus énorme que le précédent (viol, grossesse surprise, grosses révélations, tentative de suicide, braquage : c’est un menu maxi best of).

      Le passage du documentaire à la fiction ne se fait pas sans heurts pour Jean-Xavier de l’Estrade (réalisateur de l’excellent documentaire Un Coupable Idéal) peu aidé par son scénario, qui s’il avait bénéficié d’un resserrage et évité plusieurs redites aurait sûrement été plus digeste. Pour le reste, que ce soit la réalisation, certains effets de mise en scène et beaucoup d’autres aspects, Jean-Xavier de l’Estrade fait un film assez intéressant. Malheureusement, ce vilain scénario donne au reste une méchante tête de téléfilm. Vraiment dommage.
      Nicolas Laquerrière

    Critiques : Sur ta joue ennemie 3 étoiles

    • Cinélive
      Cinélive

      " On se perd dans le regard habité d’un Robinson Stévenin au sommet. "
      Christophe Chadefaud (article entier disponible dans Cinélive n°129, page 35)
    • Brazil
      Brazil

      " Beau message d’espoir, d’amour et de liberté, quoique légèrement utopiste. "
      Eric Coubard (article entier disponible dans Brazil n°13, page 22)
    • Studio
      Studio

      " Jean-Xavier de Lestrade parvient à émouvoir grâce à la beauté de ses cadrages, à une mise en scène stylisée (...). "
      Djian Laurent (article entier disponible dans Studio n°252, page 32)
    • Le Monde
      Le Monde

      " Réalisé avec une virtuosité discrète (on a souvent l’impression que les acteurs ignorent jusqu’à la présence d ‘une caméra très mobile), Sur ta joue ennemie témoigne d’une ambition rare dans la production française. "
      Thomas Sotinel (article entier disponible dans Monde du 03/12/2008)
    • 20 Minutes
      20 Minutes

      " Robinson Stévenin est intense en repris de justice (…). Une fiction âpre. "
      Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 03/12/2008)

    Entretien avec Jean-Xavier de Lastrade

    Qu’est-ce qui vous a poussé à dépeindre un jeune meurtrier, dont les premières paroles, à l’occasion de sa soutenance de thèse, évoquent la notion de repentir ?
    À l’origine du film, il y a ce fait divers qui s’est déroulé en Normandie en octobre 2004 : un adolescent de 14 ans a tué sa mère, son père, son petit frère de 4 ans et a tiré sur sa sœur en pensant l’avoir tuée. Celle-ci s’est échappée et a trouvé refuge chez des voisins. Lui a quitté la maison après avoir jeté les clés dans la piscine ; il est parti à vélo dans une fête foraine et de là-bas, il a appelé les gendarmes en expliquant qu’il n’avait pas réussi à rentrer chez lui et qu’il avait aperçu du sang dans l’entrée. Ce qui m’a frappé dans cette histoire, ce n’est pas l’extrême brutalité chez un être aussi jeune, mais plutôt l’absence totale d’explication à son geste. Sa famille était apparemment paisible, sans aucune trace de violence physique ou psychologique. De ce trouble est née une série d’interrogations qui se sont rapidement orientées, non pas vers l’acte et ses circonstances, mais vers l’après : quel avenir pour cette sœur survivante ? Comment vivre après une telle tragédie où le seul parent qui vous reste est le meurtrier ? Quel avenir pour cet adolescent criminel qui a commis un acte dont il ne prendra peut-être jamais la mesure ? Quelles retrouvailles possibles pour eux deux ? Quel amour possible entre un criminel et sa victime ? Entre un frère et sa sœur ? Entre deux naufragés de la vie qui désespèrent de retrouver la faculté d’aimer ? J’ai aussi pris le parti, conforme à la réalité, que cet adolescent, qui commet un acte si insensé et incompréhensible pour la société comme pour lui- même, était «normal» voire brillant.

    Entretien croisé Robinson Stévenin et Fanny Valette

    Autour d’Emilie...
    Fanny Valette : Jean-Xavier est quelqu’un d’extrêmement ouvert et tolérant. Pour mieux saisir Emilie, il m’a fait rencontrer des frères et des sœurs de schizophrènes, nous nous sommes renseignés auprès des hôpitaux, nous avons rencontré des psys, des gens qui avaient pris de la drogue. Nous avons réfléchi à tout, y compris à la façon dont Emilie bougeait et se tenait. Le travail en amont a été considérable. Nous avons décortiqué chaque scène du scénario, chaque intention, et réfléchi à la moindre didascalie ! Emilie était un personnage très fort, très dense mais j’ai eu en face de moi quelqu’un qui m’a fait confiance : c’est ce dont j’ai besoin pour avoir envie de donner le maximum. Les comédiens adorent repousser leurs limites, quitte à se faire du mal, mais c’est l’adrénaline qui nous fait vivre : nous sommes tous un peu masos (rires). Par exemple, j’avais très peur de la scène de viol d’Emilie. On en a beaucoup discuté avec Jean-Xavier, j’ai écouté des femmes qui avaient subi cette horreur et, lors du tournage, je me suis sentie tellement épaulée, en confiance, que les gestes sont venus naturellement. En fait, Jean-Xavier a travaillé avec ses acteurs de manière à ce que l’on développe un jeu très instinctif.
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Comme au Cinema 2 étoiles
    Cinélive 3 étoiles
    Libération 3 étoiles
    Télérama 3 étoiles
    20 Minutes 3 étoiles
    Le Monde 3 étoiles
    Studio 3 étoiles
    Brazil 3 étoiles
    TéléCinéObs 2 étoiles
    Première 2 étoiles
    Ouest France 1 étoiles
    L'Express Styles 1 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    12 avis 4 étoiles
    5 avis 3 étoiles
    11 avis 2 étoiles
    9 avis 1 étoiles

    Casting : Sur ta joue ennemie

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
    Scenariste
      Acteurs
    Mika
    Emilie
    Bob
    Patrick
    Julien
    Rémy
    La Conseillère D'Insertion
     

    Box-office au 08 Janvier 2010

    • Paris 14h : 21 entrées
    • 1ère semaine IDF : 698 entrées
    • Cumul IDF : 698 entrées

    • 1ère semaine France : 1 886 entrées
    • Cumul France : 1 886 entrées