Alors que la première vague des baby-boomers atteint la soixantaine, notre époque se montre de plus en plus répulsive à la vieillesse physique, mais heureusement, il en va du charme comme des bons vins. J’ai voulu que le tempo du film transmette la pulsion de vivre d’un être à la fois mûr et ludique, proche de la sagesse mais capable de désirer. Plus la conscience du monde est aiguë, plus la sensation d’exister devient précieuse, c’est alors que le temps se dilate. Ce film met en scène une «résilience » (terme de Boris Cyrulnik), le pouvoir qu’a tout humain d’aller de l’avant, après un choc, tout en gardant mémoire de sa blessure. Le héros moderne serait celui qui surmonte son destin, il est capable d’aimer à tous les âges de la vie.