Inspirée de la pièce de théâtre de Christopher Bond
Oscar 2008 des meilleurs décorsRésumé du film Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet StreetLondres, 19ème siècle. Issue du folklore anglais, Sweeney Todd raconte l'histoire morbide d'un barbier, Benjamin Barker, condamné à tort par un juge corrompu et exilé en Australie pour purger sa peine, d'où il s'évade quinze ans plus tard. Décidé à retrouver sa femme et son enfant, il retourne en Angleterre sous le nom de Sweeney Todd, mais découvre que le fameux juge est sur le point d'épouser sa fille ! Désespéré, il plonge peu à peu dans la folie et décide de prendre sa vengeance. Se met alors en place un monstrueux carnage…
Avec la collaboration de Madame Lovett, amoureuse de lui depuis toujours, il tranche la gorge de ses clients, pendant qu'elle accommode les corps dans ses fameuses tourtes à la viande. 42 vidéos : Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet StreetGalerie Photos : Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet StreetLes avis sur le film Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street
Johnny & Tim rasés de près : notre interview de deux géniesJohnny Depp et Tim Burton, c’est un peu le soleil et ses rayons, l’arbre et ses branches, la fleur et ses pétales, le croque-mort et ses cercueils, le cavalier et sa tête… Deux génies indissociables qui, réunis, font de nos rêves les cauchemars les plus beaux. Alors, oui, je l’avoue, Tim Burton, c’est, pour moi, l’un des meilleurs cinéastes de notre temps, avec son univers reconnaissable entre mille… Et Johnny Depp, LE meilleur acteur de sa génération. Alors les avoir, tous les deux, sur l’avant-première française de Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street, c’est un peu un rêve éveillé... Notre critique : Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street Valse macabre grandiose-
Comme Au Cinema

Tranche-moi la gorge, je te dirai qui tu es !
On aura beaucoup parlé de ce Sweeney Todd, conte musical sanglant et gothico-romantique, comédie musicale si noire et décalée que seul le très décoiffé Tim Burton pouvait oser adapter. On l’aura également beaucoup attendu ce film-retrouvailles entre le réalisateur atypique et « son » muse (Burton/Depp : déjà six collaborations !), alléchés que nous étions par des premières images délicieusement sombres.
Après des mois d’attente, mais surtout deux heures de gorges tranchées en chansons, que reste-t-il de nos amours ?
Et bien, bizarrement, aucune surprise : un très bon film.
Burton est décidemment un excellent faiseur d’images et certains tableaux de Sweeney Todd sont réellement à tomber. Le casting est, comme toujours, impeccable et si Johnny Depp fait son Johnny Depp, la véritable star du film est clairement l’étonnante, mais trop rare, Helena Bonham Carter. Quant à la bande son, même si elle est légèrement envahissante (et parfois heurtée), elle n’en reste pas moins fidèle à la partition du spectacle original.
On peut ajouter à cette liste un humour noir plutôt bien senti et des clins d’œil burtoniens à foison (oeuvres classiques ou… propres films de Timmy, Sleepy Hollow notamment).
Oui, tout ceci est beau, tout ceci est bien…
Alors pourquoi cette frustration lancinante ? On traîne un peu à mettre le doigt dessus… Et puis voilà, on trouve : où est donc ce grain de folie qu’on espérait, qu’on attendait ? Pourquoi nous offrir un film si picturalement beau, mais si étrangement sage ?
(Soupir). Si vous nous demandez : Oui, Sweeney Todd est un bon film. Dommage, il aurait pourtant pu être excellent.
Eléonore Guerra
Critiques : Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street -
Mad Movies

" (…) Burton renoue de surcroît avec le gothique et établit sans conteste son statut de maître inégalé en la matière "
David Doukhan (article entier disponible dans Mad Movies n°204, page 65)
-
Première

" Jubilatoire. "
J.W. (article entier disponible dans Première n°372, page 65.)
-
Telerama

" Sa "comédie" musical est l'une des choses les plus ahurrissantes qu'on ait vues sortir de Hollywood "
Louis Guichard (article entier disponible dans Télérama n°3028, page 49)
-
Le Monde

"(…) Burton signe ici une sorte de suite à son Edward Aux Mains D’argent (1990), acide friandise contre l’ « américan way of life »."
Jean-Luc Douin (article entier disponible dans Monde du 23/01/08)
-
Positif

" Sweeney Todd rassemble plusieurs miracles en un seul. La mise en images rêvées d'un spectacle qui a déjà atteint au théâtre sa propre perfection. "
Christian Viviani (article entier disponible dans Positif n°564, page 9)
Caractéristiques du DVDDVD :
Image : 16/9 – Format 1.78
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français
Sous-titres : Français, Anglais, Néerlandais
Bluray :
Image : 16/9 – Format 1.78
Son : Dolby TrueHD : Anglais, Dolby Digital 5.1 Anglais, Français, Espagnol, Allemand, Italien
Sous-titres : Français, Anglais, Néerlandais, Portugais, Espagnol, Chinois, Danois, Finnois, Allemand, Italien, Japonais, Coréen, Norvégien
Bonus :
- Burton + Depp + Carter = Todd
- Sweeny Todd exister : la réelle histoire du diabolique barbier
- Retouche musicale : le Sweeney Todd de Sondheim
- Londres selon Sweeney
- Le Grand Guignol : une tradition théâtrale
- Les décors du diabolique barbier
- Une profession sanglante
- Le making-of de Sweeney Todd - HBO first look
- La conférence de presse à Londres
- Scènes supplémentaires
- Galerie de photos Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
|---|
| 4/5 | 4/5 | 4/5 | 5/5 | 4/5 |
A propos du filmTim Burton : « J’ai toujours voulu réaliser une comédie musicale, et ‘Sweeney Todd’ est ma pièce préférée. Le savant mélange d’humour, d’horreur et d’émotion que Stephen a injecté dans son œuvre m’a aussi toujours plu. »
Stephen Sondheim : « Il faut parfois attendre longtemps avant qu’une histoire ou qu’une pièce de théâtre soit adaptée au cinéma. C’est ce qui est arrivé à ‘Sweeney Todd’ et je suis aussi impatient que confiant. Ce sera un grand film, très spectaculaire ».
Ce film marque la sixième collaboration entre Depp et Burton... Retour sur une légendeLa presse «tabloïd» du 19ème siècle, les magazines à sensation spécialisés dans les faits-divers sanglants et une kyrielle de dramaturges ont rapidement donné du crédit à la légende de ce «barbier démoniaque» exerçant ses sinistres talents dans fleet street. Certains «fans» lui ont même bâti une biographie détaillée... La légende du barbier assassin« La légende de Sweeney Todd nous fascine depuis un siècle et demi par sa noirceur et son intensité», explique Stephen Sondheim, créateur du drame musical qui a inspiré le film de Tim Burton. «Cette histoire de revanche aux accents de tragédie classique nous montre un homme qui fi nit par se détruire lui-même en cherchant à se venger.» L'adaptation de la légendeAprès avoir obtenu les droits de «Sweeney todd : the Demon Barber of fleet street», Parkes et MacDonald prirent pour adaptateur leur fidèle collaborateur John Logan ( GLADIATOR>), qui passa d’abord six mois à étudier la musique de sondheim.
John Logan : «Je voulais m’en imprégner jusqu’à la connaître par cœur. J’ai également fait une étude comparative de la pièce de Chris Bond et du livret de Hugh Wheeler avant de me rendre à New York pour travailler avec Stephen.»
Le CastingWalter Parkes : «Le spectacle a connu une longue et brillante carrière sans que le public ait jamais l’occasion de se sentir proche de son héros et de vivre ses émotions. Cela tient à la nature même du théaâtre : la scène exclut le gros plan. Mais réunir sur un même fi lm Tim Burton et Johnny Depp, c’est se donner l’occasion d’entrer dans la tête du personnage. C’est quasiment une relecture du show.» Musique et ambianceRichard D. Zanuck : « La musique a une fonction narrative tellement importante que nous étions décidés à ce que chaque acteur se serve de sa propre voix. » Pourtant, hormis Laura Michelle Kelly aucun n’était chanteur alors que – dixit Logan – «La musique de Sondheim est la plus complexe de l’histoire du théaâtre musical. Autant demander à ces comédiens de gravir l’Everest sans oxygène et sans sherpa !» pour fournir aux acteurs une base de travail, le producteur musical Mike Higham leur livra une réduction de la partition sans les paroles. Décors et costumesTim Burton fit appel à l’un des grands maîtres du cinéma : Dante Ferretti, pour réinventer le Londres du 19ème siècle.
Tim Burton : «J’ai suivi son travail depuis de nombreuses années. Cet homme, qui a côtoyé Fellini, vous transmet son énergie personnelle et son inventivité, il vous stimule par son engagement artistique.» |
|
|