Sweet Sixteen

    en DVD le 09 Octobre 2003
Portrait de Liam, 16 ans, en mal d’amour vu par l’œil social de Ken Loach
Un film de , avec , Annmarie Fulton, Michelle Abercromby, Michelle Coulter, , Tommy McKeen Calum McAlees Genre : Drame - Duree : 1H46 mn
Sortie à la Vente en DVD le 09 Octobre 2003
Sortie à la Location en DVD le 13 Août 2003
Sortie en salles le 11 Décembre 2002
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 21 Mai 2002
Avis spectateurs : 3 étoiles 3.11 / 5 (157 notes)

Résumé de Sweet Sixteen

Un film de , avec , Annmarie Fulton, Michelle Abercromby, Michelle Coulter, , Tommy McKeen Calum McAlees


SYNOPSIS :

Dans quelques jours, Liam aura 16 ans.
Sa mère, Jean, qui est en prison, doit être libérée à temps pour l'anniversaire de son fils. Liam compte bien saisir l'occasion pour que, cette fois enfin, tout se passe bien. Il rêve d'une famille comme il n'en a jamais eue et redoute l'influence de son grand-père, comme celle de Stan, le compagnon de Jean. Il veut un foyer, un endroit sûr pour sa mère, sa sœur Chantelle et lui-même.
Encore faut-il trouver de l'argent et, pour un adolescent fauché, ce n'est pas une mince affaire. Avec ses copains, Liam enchaîne les combines mais, rapidement, les ennuis commencent. Liam sent bien que la situation devient grave et qu'il perd pied. Il faudrait partir mais peut-être est-il déjà trop tard.


L'AVIS DE LA REDACTION :

SWEET SIXTEEN : la douceur des 16 ans. aimerait-il l’ironie ?
Au premier regard, le réalisateur de Land And Freedom n’accorde pas à son héros, Liam, une vie où le mot " bonheur " se conjugue au quotidien. Au contraire. Cet adolescent, en marge de la société, veut donner à sa mère emprisonnée une nouvelle vie dite " normale ". La misère, le manque d’argent, les petites magouilles et les errances submergent ce garçon, reflet d’une jeunesse écossaise au cœur de la crise économique.
, réalisateur engagé ? Sans aucun doute. Tous ses films regorgent des interrogations sociales de notre époque. Que ce soient dans My Name Is Joe ou dans Carla’s Song, la réalité loachienne frappe, percute et dénonce les conditions déplorables de la société. Via sa caméra, il porte un regard dénonciateur sans concession et fioriture. Il livre un portrait émouvant de ce jeune perdu qui tente d’établir une relation avec sa mère qu’il ne connaît pas. Sans discours grandiloquent sur les jeunes en perdition, parvient à s’extraire d’un film purement social pour plonger dans l’histoire de Liam qui intègre la mafia. Il devient ainsi un petit dealer par générosité et par amour maternel dont le destin est facilement imaginable.
Ce film ne serait pas si touchant sans l’implication du réalisateur et surtout sans le jeu d’une justesse incroyable de . SWEET SIXTEEN est son premier film. Une vraie performance de débutant qui donne un ton incroyablement véridique à cette histoire où la vraie douceur réside dans les sentiments. L’ironie n’a donc cure.

Anne Le Tiec.


NOTES :

"L'idée de SWEET SIXTEEN doit remonter à l'écriture de My Name Is Joe. Quand on imagine un scénario, il y a souvent plein de personnages qui attirent votre attention, et qui pour prendre plus de place dans l'histoire vous crient : "Moi, m'sieur ! Moi, m'sieur !" On ne peut pas leur donner plus d'importance à tous, le scénario deviendrait trop lourd et le film ne le supporterait pas. Pourtant, il y avait pendant My Name Is Joe un personnage que nous n'arrivions pas à abandonner et qui se rappelait toujours à notre souvenir. Il réclamait notre attention. C'est cette petite voix-là qui est devenue le personnage de Liam."
, scénariste

"Paul et moi avions situé Bread And Roses à Los Angeles. On a pensé que ce serait pas mal de retravailler sur un terrain plus familier. Paul a proposé qu'on aille faire un tour à Greenock. C'est une ville à l'est de Glasgow, le long de la Clyde, sur la rive sud de l'estuaire. Le décor est d'une richesse inouïe. On ne peut pas en dire autant des habitants, depuis la fermeture des chantiers navals."


"J'ai commencé mon travail en passant beaucoup de temps avec des jeunes. Depuis un moment, je disais à Ken que j'avais envie d'écrire à nouveau une histoire centrée sur un personnage unique. De montrer comment un jeune essaie de trouver un sens à sa vie. C’est aussi simple et aussi compliqué que ça. Des amis, les membres d'une famille ou de n'importe quel groupe de gens se soudent ou s’affrontent — parfois violemment — selon des fonctionnements extrêmement complexes. Liam en est à un moment délicat de sa vie. Il y a des choses qui ne vont pas du tout pour lui. Et pourtant il est bien décidé à faire de son mieux, à utiliser tous ses talents, à y aller même au culot pour que tout fonctionne."


"Pendant les essais, nous avons travaillé avec des centaines de jeunes dans des clubs de sport, des écoles ou des associations. Beaucoup de ces adolescents jouaient la comédie pour la toute première fois. Ils avaient le trac. J’ai été impressionnée de voir à quel point ils se sont surpris eux-mêmes. Tout le monde a su se jeter à l’eau. Ils ne s’attendaient pas à entrer à ce point dans le jeu de l’improvisation. C’était absolument génial !"
Pam Marshall, documentaliste


LES COMEDIENS :

(Liam)

"Nous avons beaucoup cherché pour trouver le garçon qui allait interpréter Liam. Il lui fallait beaucoup de qualités. Je pense que cette longue recherche nous a finalement aidé à définir ce que nous cherchions. Liam, c’est un gars de la classe ouvrière. Il est très malin. Il fait sourire quand on le croise, avec son culot et sa capacité à rigoler, quoique la vie lui balance à la figure. Liam, c'est un survivant."


Michelle Coulter (Jean, la mère de Liam)
Michelle Coulter travaille depuis 10 ans dans des structures d'aide aux toxicomanes. Elle n’avait jamais joué la comédie avant l’audition. "Jean est une femme qui n'est pas du tout sûre d'elle. Elle perd les pédales. Ce n’est pas une très bonne mère non plus. Je crois que ça vient de la façon dont elle a été élevée. Elle n’a pas les capacités nécessaires pour éduquer des enfants."


FICHE ARTISTIQUE :

Liam :
Pinball :
Chantelle : Annmarie Fulton
Suzanne : Michelle Abercromby
Jean : Michelle Coulter
Stan :
Rab :
Calum : Calum McAlees
Scullion : Robert Rennie
Tony : Martin McCardie
Le gang de Tony : Robert Harrison, George McNeilage, Rikki Traynor
Douglas : Jon Morrison
Night-Time Junior Walker
Side-Kick Gary Maitland
Davi-Vampire Scott Dymond
les gars de la pizzeria Mark Dallas, Stephen McGivern, Robert Muir


FICHE TECHNIQUE :

Réalisateur :
Productrice : Rebecca O'Brien
Scénariste :
Directeur de la photographie : Barry Ackroyd
Musique : George Fenton
Montage : Jonathan Morris
Ingénieur du son : Ray Beckett
Décors : Martin Johnson
Costumes : Carole K. Millar
Documentaliste : Pamela Marshall
Assistant réalisateur : David Gilchrist
Directeur de production :
Coproducteurs : Ulrich Felsberg et


L’AVIS DE LA PRESSE :

Le Monde:
" Ce qui pouvait affaiblir les plus récents films du réalisateur anglais, de Carla's Song à Bread and Roses, œuvres passionnantes mais trop soumises à la rigueur d'une démonstration et à la lourdeur d'un exposé, disparaît miraculeusement de Sweet Sixteen, film épuré, dont la charge sociopolitique est remisée à l'arrière-plan, et qui se révèle l'une des plus grandes réussites de ."
Samuel Blumenfeld (article entier disponible sur le site de Le Monde)

Libération :
" Avec "Sweet Sixteen", autour d'un ado englué dans la poisse, renoue avec sa verve sociale la plus lucide."
Didier Peron (article entier disponible sur le site de Libération)

Télérama :
" L'histoire de Liam pourrait faire croire à un mauvais mélo, à une geste prolo d'une caricaturale noirceur. C'est tout le contraire. La chronique, intime et sociale, est douloureuse, violente, mais rythmée, souvent drôle, comme une chanson réaliste qui prendrait sa source et sa force dans chaque respiration."
Cécile Mury (article entier disponible sur le site de Télérama)

Les Inrocks :
" Loach réussit à faire vivre ses personnages et à transcender le simple constat sociopolitique. Une bonne cuvée."
Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans sur le site de Les Inrocks )

Bande annonce de Sweet Sixteen

Photos de Sweet Sixteen (4)

Avis des Spectateurs

Moyenne : 3 étoiles (3.11 / 5)
76 avis 4 étoiles
40 avis 3 étoiles
23 avis 2 étoiles
18 avis 1 étoiles

Caractéristiques du DVD

Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français - 2.0 Français
Sous-titres : Français

Bonus :
- Commentaire audio de (VOSTF)
- Bandes-annonces


NOTRE AVIS :

Le dernier film du cinéaste anglais , qui est aussi l’un de ses meilleurs, est proposé dans une édition dvd simple mais de qualité.
La compression numérique de l’image est excellente, nous offrant des contours très nets et une belle luminosité, notamment sur les scènes extérieures. Les couleurs très grises et bleutés du film bénéficient elles aussi d’un rendu optimum. L’ambiance de cette triste banlieue écossaise ressort superbement, accentuée par une bande-son également très soignée. Si les versions françaises et anglaises en 5.1 sont de qualités techniques à peu près équivalentes, préférez tout de même la VO, qui ajoute au réalisme déjà très réussi du film.
Ce long-métrage coup de poing se suffisant amplement à lui-même, l’éditeur a jugé bon de ne proposer qu’un seul supplément : les commentaires audio du réalisateur. Très intéressants, ces derniers nous permettent d’en savoir plus sur cette œuvre coup de poing, de pénétrer au cœur du travail de … tout en appréciant le film une seconde fois. En effet, le réalisateur a choisi de ne pas parler continuellement, évitant par la même occasion les paraphrases ennuyeuses.
Du très beau cinéma social anglais… SWEET SIWTEEN est à (re)découvrir absolument !

Amélie Chauvet

Notes Techniques

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5/54/53/53/53/5

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