Reprise, première sortie en salle en 1989.
Un film de
Jane Campion, avec
Genevieve Lemon,
Karen Colston,
Tom Lycos
SYNOPSIS :
Célibataire et solitaire, Kay vit rongée par ses peurs. Peur du présent, du passé, de l’avenir, peur de l’amour, peur des arbres. Lorsqu’une voyante lui prédit la rencontre d’un homme marqué d’un point d’interrogation, Kay se met en quête de cet homme mystère. Il prend les traits de Louis, un jeune homme tranquille avec qui elle s’empresse d’emménager. Mais très vite le bonheur initial s’estompe et laisse place à une relation polie mais distante. C’est alors que débarque Sweetie, la sœur de Kay, véritable tornade humaine, une punkette rondouillarde qui se rêve star et oscille perpétuellement entre folie et fulgurance, entre tragique et comique. Sweetie la femme-enfant, dont on ne sait si elle est singulière ou tout simplement cinglée, envahit l’existence de Kay et Louis, introduisant dans leur foyer la passion et la vie qui en avait disparu.
Quand leur père les rejoint, abandonné par sa femme, la question de l’avenir de Sweetie se pose soudain. Que faire de ce personnage incontrôlable, capricieux, qui réclame amour et attention avec voracité ? Et s’il est impossible de vivre avec elle, comme Kay le découvre rapidement, il est aussi impossible de vivre sans elle. Pour Kay et ses parents, l’énigme de Sweetie ne pourra se résoudre que dans la douleur.
LE DVD :
Dvd disponible à lunié ou dans le Coffret Jane Campion
Bonus :
- Entretien avec Michel Ciment : Premiers plans de
Jane Campion à Cannes, l’affirmation d’un nouveau talent
- Panorama Cannes 1989 : films en compétition, jury, hommages, stars en présence
- Fleurs de soufre : le thème du végétal dans SWEETIE
NOTES DE PRODUCTION :
Si
Sweetie porte le nom sucré de son héroïne, il ressemble pourtant davantage à un bonbon acide qu’à un berlingot sirupeux. Ambigu, iconoclaste, transpercé par un humour noir qui fait grincer les dents plutôt que sourire, SWEETIE est le manifeste d’une cinéaste en plein processus d’invention d’un univers et d’un style.
Réalisé en 1989,
Sweetie est le premier film de
Jane Campion, son premier enfant. Un enfant terrible à l’image de son héroïne, qui innove aussi bien dans ses partis pris esthétiques que dans sa narration distanciée, minimale, qui observe les personnages sans les juger. Réalisatrice débutante,
Jane Campion profite du projet pour donner leur chance à d’autres novices, composant une équipe dont aucun membre n’avait encore tourné un long-métrage et se livrant au casting sauvage pour dénicher ses deux actrices principales.
Présenté dans la sélection officielle du Festival de Cannes,
Sweetie fut accueilli à la fois par les applaudissements et les sifflets du public ? Signe que certains ne savaient pas vraiment comment prendre cette œuvre atypique, ni son héroïne déroutante. Aujourd’hui, il en fait pourtant aucun doute qu’il s’agit là d’un film précieux, première étape d’une filmographie qui en cesse d’explorer des destins hors du commun.
Avec son ton doux-amer, ses accents poétiques et son esthétique d’une inquiétante beauté,
Sweetie distille le parfum à la fois suave et dangereux de la folie et capture, avec un sensibilité aiguë, les peurs qui animent es plus sombres recoins de l’esprit. Peur de la vie, peur de la mort, peur de l’autre, peur des ombres que projettent les arbres. A l’ombre des jeunes femmes de
Sweetie, une cinéaste est née.
FICHE ARTISTIQUE :
Genevieve Lemon : Sweetie
Karen Colston : Kay
Tom Lycos : Louis
Jon Darling : Gordon
Dorothy Barry : Flo
Michael Lake : Bob
André Pataczek : Clayton
FICHE TECHNIQUE :
Réalisation :
Jane Campion
Scénario :
Gerard Lee,
Jane Campion
Photo :
Sally Bongers
Musique :
Marton Armiger
Production :
John Maynard