le cinéma :
Le premier film qui m'a vraiment impressionné, c'est Lawrence d'Arabie, de David Lean. Mon père m'avait emmené le voir, un soir, à Dakar. Un planm'avait tout particulièrement marqué, un long plan où Peter O'Toole et son guide arabe, en plein désert, autour d'un puits, voyaient venir avec inquiétude un cavalier. Un petit point qui n'arretait plus de grossir et de s'approcher. Avant la guerre, Beyrouth nous offrait une grande diversité de films.(...) Ma venue à Paris a été tout simplement décisive dans mon rapport au cinéma. J'y suis passé de spectateur au désir de réalisation presque inconsciemment. Je passais un temps incroyable dans les salles de cinéma. Tout est donc allé de pair, dans le même mouvement. C'est un tout, mon rapport aux autres, au cinéma, aux livres, à l'écriture.Chez moi, tout fonctionne ensemble, ou ne fonctionne pas. Mes films sont donc forcément construits ainsi, comme un tout.