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The Artist

    en DVD le 14 Mars 2012
Cinéma, I love you
Un film de avec , ... (France)
Genre : Comedie Dramatique - Duree : 1H40 mn
Distributeur : Warner Bros - Editeur DVD : Warner Home Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 14 Mars 2012
Sortie Blu-Ray le 14 Mars 2012
Sortie en salles le 12 Octobre 2011
Année de production : 2011
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 15 Mai 2011
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.63/5 (236 notes)
Prix d'interprétation masculine du 64ème Festival International Du Film De Cannes 2011 pour

Sept récompenses aux Bafta 2012 : dont Meilleur film, Meilleur acteur pour , Meilleur Scénario Original, Meilleure Musique et Meilleur réalisateur.

Prix du meilleur film européen aux Prix Goya 2012 Du Cinéma Espagnol

Six récompenses à la 37e Cérémonie Des César 2012 : Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleure Actrice pour , Meilleure Musique, Meilleure Photographie et Meilleurs Décors.

Quatre récompenses aux Spirit Awards 2012 : meilleure photographie, du meilleur réalisateur pour , du meilleur acteur pour et du meilleur film.

Cinq récompenses (sur 10 nominations aux Oscars) à la 84ème Cérémonie Des Oscars 2012 : meilleur acteur pour , meilleure création de costumes, meilleur réalisateur, meilleure bande originale et meilleur film.

Résumé du film The Artist

Hollywood 1927. George Valentin () est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller (), jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars.

Bande annonce et vidéos (4 vidéos )

Galerie Photos ( 126 photos )

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Notre critique : The Artist

    Cinéma, I love you

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema
    0 étoile
    On a tout entendu, ou presque, sur le nouveau film de Michel Hazanavicius (troisième collaboration avec Jean Dujardin après OSS 117, le Caire, nid d'espions et Oss 117 : Rio Ne Répond Plus) : "surprenant", "flamboyant", "osé", "touchant", The Artist (et sa star couronnée du Prix d'interprétation masculine au 64ème Festival International Du Film De Cannes 2011) a d'ores et déjà fait l'unanimité au rayon compliments. Tout va très bien Madame la Marquise.

    Le plus amusant est, en outre, que le long-métrage avait réussi à mettre tout le monde d'accord avant même sa première projection. Voyons, un tel projet (un film muet en Noir & Blanc à l'heure du tout numérique et de la 3D) tourné à Hollywood, avec des stars made in USA (les acteurs John Goodman, James Cromwell) et porté par LA star française (autre que Marion Cotillard) du moment ("George Clooney frenchy", "fils spirituel de Jean-Paul Belmondo", les comparaisons fleurissent régulièrement dans la presse féminine)... le tout mis en boîte juste à temps pour être présenté sur la Croisette. Un vrai conte de fée. Presque trop beau, d’ailleurs.

    The Artist


    Beau, The Artist l'est, assurément. Trop ? Jamais. Car peut-on dire d'un mot d'amour qu'il est "trop" beau, "trop" juste ou "trop" sincère ? Non. Ainsi, au-delà, bien au-delà de l'exercice de style (réussi) salué par la profession, le film de Michel Hazanavicius se révèle être un tonitruant Je t'Aime au Septième Art. La formule peut paraître excessive tant elle a pour habitude d'être galvaudée, pourtant, que dire d'autre ?

    Si ce n'était qu'une simple (!) affaire de maîtrise technique, The Artist serait déjà une belle copie d'élève appliqué : rigueur du jeu des acteurs et de la mise en scène, soin religieux apporté à la photographie et à la reconstitution historique, tout y est. Cependant Hazanavicius va heureusement plus loin et ceux qui s'étaient risqués à prendre le cinéaste et son acteur pour deux rigolos vont en être pour leurs frais. Le récit de la chute et de la rédemption de George Valentin offre certes un hommage vibrant aux grands classiques du muet (tristement rares sur nos écrans plats), fondateurs du cinéma d'hier et d'aujourd'hui, mais il rend surtout compte de la constante évolution à la fois grisante et effrayante d'un art aussi cruel que généreux, en perpétuelle mutation, ... et pourtant toujours magique.

    Une féerie désespérément optimiste qui - n'en déplaise aux aficionados de Jean Dujardin (déjà en route pour les César et autres Oscars) - est royalement incarnée par l'ébouriffante Bérénice Béjo. C'est d'ailleurs l'une des plus jolies surprises de ce beau cadeau qu'est The Artist : le Meilleur espoir féminin est définitivement devenu une valeur sûre.

    Allez, filez au cinéma et bon film à tous.

Critiques : The Artist 4 étoiles

  • Ouest France
    Ouest France
    4 étoiles
    " C'est du cinéma comme on n'en fait plus. The Artist est en noir et blanc, et sans paroles. C'est pourtant bien un film d'aujourd'hui, hommage nostalgique à l'une des pages les plus agitées de l'histoire du 7e art. "
    (article entier disponible dans Ouest France du 12/10/2011)
  • 20 Minutes
    20 Minutes
    4 étoiles
    " Les amours contrariées d'un acteur du muet dégommé par l'arrivée du parlant et d'une starlette qui profite de ce nouveau procédé pour briller émeuvent et amusent à parts égales. "
    Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 12/10/2011)
  • Metro
    Metro
    4 étoiles
    " Pari fou, voire un brin désuet sur le papier, The Artist dépasse vite l’hommage cinéphile pour se transformer en vrai beau film dramatique (…) Un vrai bonheur. "
    Jérôme Vermelin (article entier disponible dans Metro du 12/10/2011)
  • Studio CinéLive
    Studio CinéLive
    4 étoiles
    "Un brillant hommage au cinéma muet habité par un duo comme ressuscité du passé."
    So. B. (article entier disponible dans Studio CinéLive n°30, page 44)

  • Le Point
    Le Point
    4 étoiles
    Le Point
    " Voilà un mélo français merveilleux à regarder, qui a tout pour faire le tour du monde. "
    (article entier disponible dans Le Point n°2038, page 128)

Critique Cannoise : The Artist 3 étoiles

  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche
    4 étoiles
    " Un sans-faute artistique (...) The Artist séduit sur la durée "
    Carlos Gomez (article entier disponible dans le JDD du 15/05/2011)
  • Le Parisien
    Le Parisien
    4 étoiles
    " Un long-métrage grand public et familial, drôle parfois, souvent très émouvant, formidablement interprété. "
    Renaud Baronian (article entier disponible dans Le Parisien du 15/05/2011)
  • Le Figaro
    Le Figaro
    4 étoiles
    " Poétique, émouvant, The Artist se mue en un pur mélodrame, qui raconte sans parole une romance éternelle."
    Olivier Delcroix (article entier disponible dans Le Figaro du 16/05/2011)
  • Le Journal du DImanche
    Le Journal du DImanche
    4 étoiles
    " Le film le plus original et le plus beau de l'année. "
    C.G. (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 16/10/2011)
  • Metro
    Metro
    3 étoiles
    " Dujardin s'amuse comme un petit fou mais sait aussi émouvoir, The Artist évoluant au fil des minutes vers le drame d'une star que tout le monde ou presque délaisse pour de nouvelles icônes, plus jeunes et plus modernes. "
    Jérôme Vermelin (article entier disponible dans Metro du 15/05/2011)

Caractéristiques du DVD

Bonus :
- Commentaire audio de
- Making-of (26')
- Galerie Photos
- Bêtisier (3')
- Enregistrement de la musique par le Brussels Philarmonic The Orchestra of Flanders (16')

Exclusivité Blu-Ray :
- La Bande-originale du film

Notes Techniques

SonImagePackagingMenuBonus
3/53/52/52/53/5

Test DVD

Edition Blu-Ray0 étoile

La sortie dans les bacs du DVD/Blu-Ray de The Artist s'avère de très belle facture. Au-delà d'une jolie compression technique, la petite série de bonus devrait faire quelques heureux. De la galerie de photos au bêtisier (dans lequel on découvre notamment que ne sait pas jouer au tennis et que Uggie le chien n'était pas toujours si obéissant), en passant par l'enregistrement de la musique par Ludovic Bource et le Brussels Philarmonic, tout est fait pour mettre le cinéphile dans le bain afin d'apprécier à sa juste valeur le making-of de 25 minutes. Un document retraçant l'histoire du projet, de sa genèse jusqu'à la tournée promotionnelle américaine (ne manque que la pluie de récompenses).
Eléonore Guerra

Notes de Prod.

Sur le tournage de The Artist

12 avril 2010 - Des infos sur le film muet de Jean Dujardin

Cela fait un petit moment que l'on en parle ce film muet (!), mais il faut bien avouer que ce projet a du mal à se monter. Et oui, un film atypique et hors norme n'est jamais pour réjouir les diffuseurs télé, principaux financiers du cinéma français... Mais cette fois, c'est sûr, grâce notamment à Thomas Langmann via La Petite Reine, Jean Dujardin va devoir se taire dans son prochain film. Un vrai challenge pour le comédien, dont on connaît évidemment la gouaille version Brice de Nice.

Entretien avec Michel Hazanavicius

À l’origine, quelle était votre envie ? De faire un film muet ? De faire un film en noir et blanc ? Ou les deux ?

Tout au départ, il y a sept ou huit ans, j’avais le fantasme d’un fi lm muet. Sans doute parce que les grands réalisateurs mythiques que j’admire le plus sont des gens qui viennent du muet… Hitchcock, Lang, Ford, Lubitsch, Murnau, Billy Wilder en tout cas comme scénariste… Mais surtout parce que, en tant que metteur en scène, ça vous met face à vos responsabilités, ça vous impose une manière spéciale de raconter une histoire. Ce n’est plus au scénariste ni aux acteurs de raconter l’histoire, c’est vraiment au metteur en scène. C’est un cinéma où tout passe par l’image, par l’organisation des signes que vous envoyez au spectateur. Et puis c’est un cinéma très émotionnel, sensoriel, le fait de ne pas passer par le texte vous ramène à une manière de raconter très essentielle, qui ne fonctionne que sur les sensations que vous créez. C’est passionnant à travailler. Je me disais que c’était un magnifi que défi et que si j’arrivais à faire ça, ce serait forcément très enrichissant. Si je dis que c’était un fantasme plus qu’une envie, c’est parce que, à chaque fois que j’en parlais, je voyais bien que ça ne suscitait qu’un écho amusé, jamais vraiment pris au sérieux. Et puis le succès des OSS 117 a fait que la même phrase - « j’aimerais faire un fi lm muet » - n’a plus été tout à fait reçue de la même manière. Et puis surtout, n’est pas un producteur qui a les mêmes oreilles que tout le monde et que cette phrase, il l’a non seulement entendue mais prise au sérieux. J’ai vu ses yeux quand je lui parlais, et j’ai compris qu’il y croyait. Grâce à lui c’est devenu un fi lm possible. Ce n’était plus un fantasme mais un projet. Je pouvais commencer à travailler. Je lui ai dit que j’allais chercher une histoire et que si je la trouvais et qu’elle me paraissait fonctionner, je reviendrais le voir…

Entretien avec Jean Dujardin

Vous souvenez-vous de la toute première fois où vous a parlé de son envie de faire un film muet ?

Je crois que la première fois, c’était sur le tournage d’O.S.S. 1, entre deux prises, mais… je ne l’ai pas cru ! On ne sait jamais s’il est sérieux, Michel. C’est devenu quelque chose de plus concret après la sortie des O.S.S., au moment où on se posait la question de ce que l’on allait faire après. Michel n’est pas un grand bavard, donc quand il évoque cette envie, qu’il dit qu’il est en train de penser à une histoire, on n’a pas grand-chose d’autre à faire qu’attendre, on ne sait pas combien de temps ça va durer… Michel est un bosseur, un type qui réfléchit, qui se nourrit d’énormément de choses. Je savais qu’il lisait beaucoup de livres sur le cinéma muet, qu’il allait régulièrement à la Cinémathèque voir des films muets, qu’il voulait faire non seulement un film muet mais un fi lm en noir et blanc se déroulant dans le Hollywood des années 30. Pour moi, c’était encore un peu virtuel comme projet. Et puis, un jour, il est venu avec cette histoire de The Artist presque en s’excusant : jusque-là, ensemble on avait fait des comédies où l’on s’était amusés à décaler les personnages et les situations, et là, il fallait assumer une histoire d’amour, presque un vrai mélo. Il m’a tendu le scénario, un peu fébrile : « Lis, mais ne te fous pas de moi, tu crois que ça va passer ? Qu’est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu serais prêt à le faire ? »

Entretien avec Bérénice Béjo

Vous souvenez-vous de la toute première fois où vous a parlé de son envie de réaliser un film muet ?

C’était pendant une fête sur le premier O.S.S. et il nous a dit, à Jean et à moi, que ça faisait dix ans qu’il rêvait de faire un film muet. Jean et moi avons trouvé l’idée complètement folle, mais nous n’imaginions pas qu’un tel projet puisse aboutir. Après les deux succès d’OSS, Michel a pensé que c’était peut-être le bon moment pour essayer de monter le projet. Après des succès un réalisateur est d’une certaine façon plus pris au sérieux, plus crédible.. Mais cela a été un long chemin avant que ce projet aboutisse et jusqu’au bout, jusqu’à quelques semaines avant le début du tournage Michel et moi, on en parlait toujours au conditionnel : « Si nous partons à Los Angeles… », « Si nous commençons le film… » Il fallait un fou, un amoureux insensé du cinéma, comme , pour accepter de se lancer, à l’heure de la 3D et des effets spéciaux, dans le projet d’un film muet en noir et blanc ! Avant lui, Michel a rencontré pas mal de gens, certains étaient intéressés mais personne n’osait se lancer vraiment.

Entretien avec Guillaume Schiffman (Directeur de la Photographie)

Vous souvenez-vous de la toute première fois où vous a parlé de son envie de faire un film en noir et blanc ?

Il m’a d’abord parlé de son envie de faire un fi lm muet. Je crois qu’on préparait O.S.S. 2 ou même qu’on était en plein tournage. On travaille beaucoup ensemble, on se voit souvent, il m’en a donc reparlé quelque temps après. Puis au fur et à mesure, c’est devenu de moins en moins un fantasme et de plus en plus une réalité. Il me parlait des différentes idées qu’il avait, des différentes histoires sur lesquelles il travaillait. Au départ, il avait pensé faire un film d’espionnage, donc on a commencé à regarder les fi lms d’espionnage en noir et blanc. Et puis après, il m’a parlé d’un mélo. Jusqu’au jour où il m’a dit : « j’ai décidé d’aller au bout de mon envie, ce sera un film muet qui se déroule à Hollywood dans les années 20 et 30, en noir et blanc en 1.33, comme à l’époque et ce sera un mélo… »

Entretien avec Ludovic Bourge (Musique)

Quand et comment avez-vous rencontré ?

Je l’ai rencontré en 1996 par un ami, mon premier éditeur, Fabrice Benoît qui était chez EMI à l’époque. Michel était à ce moment-là assistant-réalisateur sur l’émission des Nuls à Canal. Notre première rencontre ne s’est d’ailleurs pas très bien passée ! Peut-être parce que j’étais arrivé au rendez-vous en ayant décidé de le tester un peu. Mais quelques semaines après, ne voulant pas rester sur cette première impression, on s’est revu et… on s’est mieux entendu ! À l’époque, je venais d’un groupe de Métal fusion, je commençais à gagner ma vie avec différents projets de musique. Je travaillais aussi avec Kamel Ech-Cheik qui est un ami d’enfance de Michel. Du coup, on a travaillé pour ses fi lms de pub et lorsque, en 1998, il a réalisé son premier long-métrage, Mes Amis, produit par Dominique Farrugia, il a tout naturellement fait appel à nous. C’était la première fois que j’écrivais pour le cinéma.

Les avis sur le film The Artist