Un film de
Jerry Schatzberg, avec
Guillaume Canet, Monica Trombetta et Burt Young.
SYNOPSIS :
Daniel Moulin (
Guillaume Canet) est restaurateur d’indstruments de musique à Paris.
Appelé à New-York pour son travail, il profite de son séjour pour retrouver la trace du père qu’il n’a jamais connu. Pour cela, il ne dispose que d’un indice : une adresse dans le Bronx, vieille de 25 ans…
ENTRETIEN AVEC Jerry Schatzberg :
Comment est née l’idée de THE DAY THE PONIES COME BACK ?
Alain Rocca m’a proposé de faire un film interprété par un comédien français qui voulait tourner avec moi. Or il y a une quinzaine d’années, mon ex-femme avait vécu une étrange situation : elle-même française, elle n’avait pas vu son père, un Américain, depuis l’âge de dix ans.
Alors que nous partions pour New-York en avion, je lui ai dit qu’on allait partir à sa recherche. Nous l’avons trouvé et ce fut une expérience boulversante. J’avais gardé cette histoire dans un coin de mon cerveau. Cela m’a semblé un bon pont de départ, avec un personnage français mais dans un contexte américain.
Comment avez-vous écrit le scénario ?
J’ai eu le sentiment que je devais revenir à mes propres racines : le South Bronx. Je me suis dit : et si je revenais dans le Bronx, sans le sou, qui serait aujoud’hui le propriétaire de ces maisons où j’ai vécu ? Puis j’ai fait des recherhces dans le quartier, j’ai lu des livres très détaillés, et j’ai un peu combiné tous ces éléments.
J’ai rencontré un auteur, un ancien policier, qui avait écrit sur le sujet. Au départ, je pensais que nos opinions politiques étaient trop divergentes. Mais plus j’y pensais, plus je me disais qu’il pourrait traiter certains aspects de l’histoire mieux que moi. Je me suis dit : essayons. Il a écrit de très bonnes choses, notamment sur le côté raciste qu’il connaissait bien. Et je crois qu’à la fin, je suis arrivé à faire un peu pencher ses idées de mon côté…
FICHE ARTISTIQUE :
Daniel Moulin :
Guillaume Canet
Tilly : Monica Trombetta
Stoller : Burt Young
Paul Decrucio : Tony LoBianco
Joey : Nick Sandow
Super : Norman Matlock
William : Jay Rivera
Béatrice : Ebony Jo-Ann
Cece : Delissa Reynolds
Reverend Grace : Adriane Lenox
Reverend Eastland : Ann Slinclair
Thelma : Marcia Jean Kurtz
L’AVIS DE LA PRESSE :
Ciné Live :
" Un ramassis de clichés. Normal, pour un ancien photographe. Pas normal quand il s'agit en plus du réalisateur de Panique à Needle Park et de L'épouvantail "
Sandra Benedetti (Article entier disponible dans Ciné Live N°48, p.48 ; et sur
Loisir.net)
Les Inrockuptibles :
" Tout cela est bourré d’intentions parfaitement louables et fleure bon la gauche américaine seventies, freudisme vulgarisé et anti-racisme naïf compris. Tout cela est aussi vaguement ennuyeux, pas toujours très crédible et alourdi par une volonté de faire passer un message à tout prix. Dans le registre de l’empathie pour la communauté afro-américaine, Eastwood est infiniment plus subtil et élégant que Schatzberg, citoyen concerné mais cinéaste dépassé. "
Serge Kaganski (Article entier disponible sur le site des
Inrocks)