Ce film des frères Pang remet au goût du jour des histoires de fantômes chinois. Tout le monde en Asie connaît le Fantôme aux tresses : Une femme ne possèdant pas de visage. Elle est identique de face comme de dos. Les occidentaux, eux, ne connaissent pas tout ces contes et légendes chinois.
Le déroulement de l'histoire se passe beaucoup durant la nuit. Malheureusement la luminosité n'est pas assez forte pour permettre au spectateur dans son canapé de voir totalement l'action. La bande son n'est pas mieux lotie, on n'entend pas ce que les gens disent - heureusement qu'il existe les sous-titres- et la musique est trop tonitruante par rapport à l'ensemble du film.
De nombreux bonus sont proposés, dont une fin alternative qui aiguise la curiosité du spectateur piqué au vif, mais la joie est de courte durée. Il n'y a pas de si grande différence entre les deux fins. Comme dans tous les DVD, un making-of est présenté. Il permet de connaître des faits que les spectateurs supposaient ou connaissaient après avoir visionné le film, comme le choix des acteurs, ou le lien entre le premier film et celui-ci. En regardant le making-of, on comprend que celui-ci à été tourné pendant la post-production, au moment du montage. Les réalisateurs sont placés dans un mur de briques, assis sur une chaise et ils racontent leurs sentiments ou émotions vis à vis du public. Le producteur Peter Ho-Sun Chang explique :
« C'est un film d'horreur avec de grandes frayeurs, mais vous allez aussi vous intéressez à l'intrigue. C'est en même temps un film à suspense. On veut savoir le pourquoi des choses. Qu'est ce qui se passe dans son ventre ? Qui sont les fantômes qu'elle voit, que lui veulent-ils ? Quand on connaît enfin la vérité, on réalise que THE EYE 2 Renaissances est un film très romantique ». Et il a raison, malgré ses petits défauts, The EYE 2 RENAISSANCES est un film à voir, juste pour éprouver des frissons dans cette chaleur estivale. Ce DVD est destiné aux personnes qui n'ont pas besoin d'une panoplie de bonus pour apprécier un film à sa juste valeur.
Muriel Sitbon