Quelle est la genèse du film ?
Avant que je ne tourne
Eastern Plays, je me suis rendu sur l’île où se passe le début de mon nouveau film. J’occupais, avec ma petite amie française de l’époque, la même chambre que mes personnages. J’ai commencé à imaginer et à écrire
The Island à ce moment-là. Au cours des dix années suivantes, j’ai continué à travailler le projet. J’y ai intégré, au fil du temps, des éléments autobiographiques. Mes films commencent souvent avec un lieu, dans lequel mes récits s’engouffrent. L’île où se situe l’action est toute petite, avec deux maisons tout au plus. Dans le film, on n’en voit pas les limites, mais la métaphore est limpide : elle renvoie à une autre île, celle qui nous enferme à l’intérieur de nous-mêmes. Notre identité se définit par ces limites. Les entrevoir, c’est entrer dans un processus de libération.