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The Lady

    en DVD le 18 Avril 2012
Une Lady absolument pas gaga
Un film de avec et (France)
Genre : Biopic, Drame - Duree : 2H12 mn
Distributeur : EuropaCorp Distribution - Editeur DVD : Fox Pathé Europa (FPE)
Sortie à la Vente en DVD le 18 Avril 2012
Sortie Blu-Ray le 18 Avril 2012
Sortie en salles le 30 Novembre 2011
Année de production : 2010
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.81/5(115 notes)

Résumé du film The Lady

The Lady est une histoire d’amour hors du commun, celle d’un homme, Michael Aris, et surtout d’une femme d’exception, Aung San Suu Kyi, qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la séparation, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte politique toujours en place en Birmanie.
The Lady est aussi l’histoire d’une femme devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie.

Galerie Photos ( 21 photos )

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Les avis sur le film The Lady

 

    Notre critique : The Lady

      Une Lady absolument pas gaga

    • Comme Au Cinema
      Comme Au Cinema
      0 étoile
      Après avoir pondu un ange aux jambes de trois mètres de long - facile - (Angel-A), des petits hommes vivant dans un monde parallèle (Arthur et les Minimoys) et une archéologue aventurière rigolote (Les Aventures Extraordinaires D’Adèle Blanc-sec), Luc Besson revient au cinéma et dans le monde des vivants avec The Lady, un biopic intime retraçant l'histoire d'amour d'une femme pour son mari et pour son pays, qui sort en salles cette semaine.



      Le film retrace une partie du combat de Aung San Suu Khi (Michelle Yeoh), femme politique Birmane qui lutte contre la dictature en faveur de la mise en place de la démocratie, au péril de sa vie et de celle de ses proches. Mais le récit est surtout centré sur son histoire d'amour incroyable avec un autre être d'exception, son mari Michael Aris (David Thewlis). Cette prise de position du réalisateur n'est pas pour déplaire. Loin des biopics longuets, le film est le symbole même du courage, porté par cette femme incroyable. Luc Besson fonce alors dans le tas pour dessiner un portrait intime d'une personnalité publique. Et ça fonctionne. Car cette personnalité est surtout celle d'une femme sensible et intelligente, que le père, homme politique adulé, a rendue célèbre dès sa naissance, et qui se voit contrainte à laisser tomber sa paisible de vie d'épouse et de mère, afin de lutter pour la liberté de tout un peuple.

      C'est ici qu'intervient la prestation de Michelle Yeoh, incroyablement juste dans ce rôle d'une femme qui se doit de contenir ses émotions personnelles et choisir sans cesse entre sa famille et son pays. Toute la complexité de cette personnalité se reflète sur le visage de l'actrice, aussi charismatique que la vraie Aung San Suu Khi. Nous y voyons ses sacrifices, son insécurité, ses peurs. Comme pour nous rappeler que les héros sont aussi des êtres humains, finalement. Bien que pour Gandhi on se pose encore la question.



      N'oublions pas de saluer David Thewlis en parfait mari dévoué, qui se montre aussi courageux et intelligent que sa femme. Comme pour elle, alors qu'il tente de préserver une vie le plus normale possible, le combat lui paraît comme une évidence. Il est le héros discret, la force de l'ombre. Derrière toute grande femme se cache un grand homme ? Peut-être pas, mais derrière cette grande page de l'Histoire, se cache un l'amour d'un homme pour une femme.

      Sans virer dans le pathos trop poussé, le film jouit d'une mise en scène qui a le mérite de mettre en valeur les Birmans, en tant que peuple activiste, généreux, cultivé et profondément hétérogène, allant des étudiants citadins aux villageois pratiquant les folklores ancestraux . Le dictateur, incarnation même du mal, est montré lui comme un psychopathe, froid, égoïste, sans-coeur et aux décisions absurdes. Un vrai méchant auquel il ne manque que le rire machiavélique. Le trait est exagéré, les soldats n'agissent sous aucune logique, tous sont des pantins au service de la violence pure et dure. Enfin, surtout dure.

      Car si cette cruauté est aberrante, c'est surtout parce qu'elle est vraie et qu'elle plonge tout un peuple dans la peur au service d'une poignée d'hommes confortablement installés dans leurs rôles de gros matous malfaisants. Pourtant Aung San Suu Khi résiste, malgré vents, marées, tornades et tsunamis, donnant une leçon de courage au monde entier.

      Tout cela résonne comme un cri du coeur de Luc Besson lui-même. Il met l'accent sur une terrible réalité qui contraste avec la vie tranquille menée par les occidentaux que cette femme a elle-même laissé tomber pour se battre. Certes, il est dommage que l'on ne comprenne pas plus ses engagements, ses idées politiques, son passé... Car à part faire à dîner et écrire un livre sur son père, elle faisait quoi avant, la dame ? Mais ce n'est point grave mes très chers lecteurs. Il suffit d'entrer dans ce beau film comme on entre par la petite porte du fond, pour observer les coulisses. Et tâter ainsi l'intellect pour s'immerger dans sa seule valeur politique qui compte vraiment : la lutte pour la liberté. À méditer.

    Critiques : The Lady 2 étoiles

    • Figaroscope
      Figaroscope
      3 étoiles
      " Du spectacle mais pas d'esbroufe, de l'émotion mais contenue par la dignité et le détachement de la Dame. Un exercice d'admiration réussi. "
      Marie-Noëlle Tranchant (article entier disponible dans Figaroscope du 30/11/2011)
    • VSD
      VSD
      3 étoiles
      " Sa sincérité en bandoulière, Luc Besson finit ainsi par exercer à son tour une autre forme de tyrannie : celle de l'émotion. "
      Bernard Achour (article entier disponible dans VSD n°1788, page 77)
    • Ouest France
      Ouest France
      2 étoiles
      " Trop admiratif et respectueux, Luc Besson dresse un portrait lisse et neutre qui avance tranquillement sans cultiver complètement les émotions et les enseignements d'un combat exemplaire. "
      (article entier disponible dans Ouest France du 30/11/2011)
    • Le Journal du Dimanche
      Le Journal du Dimanche
      2 étoiles
      " (...) Luc Besson nous frappe en plein cœur. "
      Stéphanie Belpêche (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 27/11/2011)
    • Première
      Première
      2 étoiles
      " Le résultat peut prêter aux sarcasmes et à la condescendance, mais Besson annonce la couleur dès le début. Sa biographie relève de l'iconographie, style utilisé aussi bien par les religions (pour représenter les saints) que par les régimes totalitaires (pour exalter les héros du peuple). On y trouve le même mélange de naïveté et de ferveur. "
      G.D. (article entier disponible dans Première n°417, page 59.)

    Caractéristiques du DVD

    Bonus :
    - Making of avec images d’archives (30 minutes)
    - Happy world : Birmanie, la dictature de l’absurde (22 minutes)

    Notes Techniques

    SonImagePackagingMenuBonus
    5/55/54/55/55/5

    Test DVD

    Edition Blu-Ray0 étoile

    Au programme de ces suppléments haute définition, un making of retraçant le parcours du projet The Lady, de la volonté de d'incarner un tel personnage à l'adaptation cinématographie de en passant par des prises de vue clandestines en Birmanie grâce à un appareil photo dernière technologie. Pour compléter ce complément déjà fort passionnant, le militant Tristan Mendès et son cameraman Gaël Bordier nous emmènent au cœur de la population birmane et exposent, à travers plusieurs courts reportages, les affres d’une dictature de fer. Un document rare à ne pas rater !
    Audrey Soto

    Notes de Prod.

    Entretien avec Luc Besson

    Comment êtes-vous arrivé sur le projet de The Lady?

    Michelle est venue me voir un jour pour me demander de l’aider. Elle avait un scénario formidable sur Aung San Suu Kyi et cherchait un producteur, en me disant que si j'étais libre pour le réaliser, ce serait formidable. J'ai commencé par lui dire que je n'étais pas disponible. Puis j'ai lu le script qui m’a bouleversé ! J'ai été très ému par l'histoire de cette femme dont je me suis rendu compte que je ne connaissais presque rien, si ce n'est la partie émergée de l'iceberg dont parlent les journaux. J'ai tout de suite dit à Michelle que je voulais soutenir le projet et que si elle ne trouvait pas de metteur en scène, je me portais candidat. Elle était ravie. Virginie a lu à son tour et a été très emballée. Michelle nous a ensuite présentés au producteur anglais qui avait développé le scénario avec sa société Left Bank Pictures, et on s'est embarqué dans l'aventure.

    Genèse d'une histoire hors du commn

    Principale opposante à la junte militaire au pouvoir en Birmanie, Aung San Suu Kyi a fait de l'avènement de la démocratie dans son pays le combat de toute une vie. Depuis sa victoire aux élections de 1990, et son Prix Nobel de la Paix l'année suivante, elle a passé plus de quinze ans privée de liberté, sans jamais abandonner la lutte. C'est ainsi qu'en 1999, elle renonce à se rendre en Angleterre au chevet de son mari Michael Aris, atteint d'un cancer, de crainte de ne plus pouvoir revenir en Birmanie : elle ne le reverra plus. Et lorsque Aung San Suu Kyi est enfin libérée en novembre 2010, elle n'a pas vu ses deux enfants, Alex et Kim, depuis dix ans. Autant dire que c'est la détermination sans faille et le courage extraordinaire d'une seule femme face à un régime brutal et tyrannique tout entier qui ont poussé et à vouloir porter à l'écran un parcours hors du commun. "Quand, en 2007, j'ai reçu le scénario de , je me suis dit que c'était non seulement une bouleversante histoire d'amour et de sacrifice, mais qu'il offrait aussi à une comédienne comme moi un rôle qu'on ne peut pas refuser," explique . "Car je pense depuis longtemps qu'il nous faut davantage de personnages de femmes fortes au cinéma." La productrice Virginie Besson-Silla renchérit : "J'ai lu le script en une heure et j'ai tout de suite su qu'il fallait qu'EuropaCorp le produise. Se battre pendant un ou deux ans, et donner tout ce qu'on a pour qu'un projet existe, nécessite avant tout un vrai coup de cœur : le fait que ce soit une femme qui témoigne d'héroïsme m'a d'autant plus frappée que c'est un comportement habituellement associé aux hommes. La décision de produire le film s'est donc imposée d'elle-même." Enthousiaste, elle insiste : "Le plus important, c'était que Luc et moi ayons la même vision du film et de ce qu'on souhaitait raconter. J’ai essayé de mettre les questions d'argent de côté pour me concentrer sur la finalité du projet." et sont venus à Paris pour nous rencontrer. On avait tous la même vision du film et on en a perçu l'impact potentiel". Le producteur acquiesce : "Après avoir travaillé pendant trois ans sans soutien financier, c'était formidable de travailler en étroite collaboration avec EuropaCorp et d'avoir la chance que – réalisateur pour qui j'ai toujours eu une admiration sans borne – accepte de réaliser le film. Dès notre premier rendez-vous, Luc et Virginie nous ont énormément encouragés et se sont engagés avec nous dans ce projet difficile. C'est une expérience inoubliable".

    Des acteurs habités par leurs personnages

    , comme une éviedence

    Plus encore que pour tout autre projet, le choix des interprètes d'un film s'inspirant directement de la réalité est crucial. À l'origine même du projet, s'est naturellement imposée dans le rôle-titre : "Avec Michelle, c'était une évidence parce que sans maquillage, ni quoi que ce soit d'autre, il y a une vraie ressemblance entre elle et Aung San Suu Kyi," affirme la productrice. "Elles sont non seulement aussi fines et menues l'une que l'autre, mais elles ont quelque chose de proche dans le visage. Je pense qu'il y a une forme de mimétisme chez Michelle car il s'agit d'une femme qu'elle connaît bien et qu'elle admire depuis très longtemps." La comédienne précise : "Bien entendu, je savais qui elle était, mais je ne connaissais pas son histoire dans les détails et j'ignorais surtout ce à quoi elle a dû renoncer. C’était un rôle difficile à jouer parce qu'elle incarne le besoin de liberté de tous les peuples opprimés du monde. J'ai donc senti peser une grande responsabilité sur mes épaules."

    Un vrai directeur d'acteurs

    Si certains comédiens ont été déconcertés par la nature atypique de The Lady, ils ont tous été enthousiastes à l'idée de travailler avec . Qu'ils l'aient côtoyé professionnellement – comme – ou qu'ils admirent ses films, le nom du réalisateur du Cinquième Élément les a largement rassurés. "Quand j'ai su que c'était lui qui allait réaliser le film, j'étais folle de joie," confie qui, au départ, lui a soumis le projet. "J'adore son travail et, lorsqu'on m'a objecté qu'il réalisait surtout des films d'action, j'ai répondu que cela ne voulait pas dire qu'il était mauvais cinéaste ! Bien au contraire, pour qu'un film d'action soit réussi, il est essentiel de pouvoir s'attacher aux personnages – et seul un metteur en scène qui sait révéler les comédiens à eux-mêmes y parvient. C'est le cas de Luc. Non seulement il insuffle de la vie à ses personnages, mais il a toujours su valoriser les rôles de femmes fortes."

    Un tournage riche en émotions

    De la Birmanie à la Thaïlande

    Bien entendu, il était inenvisageable de tourner un film sur Aung San Suu Kyi sur les lieux mêmes de l'action : la Thaïlande allait donc utilement servir de cadre à la Birmanie. Comme l'explique Virginie Besson-Silla, "la géographie des deux pays est très similaire et beaucoup de tournages se déroulent en Thaïlande. Il y avait donc à peu près tous les techniciens et les infrastructures sur place dont nous avions besoin, sans avoir à les amener de France." Mieux encore, la Thaïlande compte une importante communauté birmane qui a permis à la production de recruter plusieurs seconds rôles et figurants. Mais il semblait d'abord nécessaire à et à sa productrice de se rendre en Birmanie car, comme l'explique cette dernière, "cela aurait été hallucinant de notre part de raconter des choses sur un pays sans y avoir été." Une expérience irremplaçable pour comprendre la culture birmane : "Même si on n'y a pas passé autant de temps qu'on l'aurait voulu, on a eu le temps de ressentir l'énergie, les odeurs, les bruits, les comportements humains, le climat particulier," poursuit-elle. "On s'est attardé à Rangoon, à sillonner les marchés, le port, la pagode de Shwedagon, à comprendre le rythme de vie des gens. Luc en a même profité pour tourner quelques images qu'on retrouvera dans le film. On a découvert un pays extraordinaire, différent de tous les endroits que j'ai pu visiter, et préservé des influences occidentales et de toute forme de modernisme. Bien évidemment, on a essayé de s'approcher de la maison d'Aung San Suu Kyi, mais c'était impossible."

    Un film en forme d’espérance...

    Au final, tous ceux qui ont collaboré au film espèrent que le film contribuera à sensibiliser le grand public à la situation politique de la Birmanie, tout en restant fidèle aux valeurs d'Aung San Suu Kyi.
    "Le film nous montre qu'il y a encore des pays dans le monde où la liberté n'est pas acquise et qu'il existe quelques rares personnes capables de faire don d'elles-mêmes pour aider leur pays," souligne Virginie Besson-Silla. " J'espère que le film fera connaître son histoire et qu'un grand nombre de gens seront touchés par son parcours, afin qu'on arrête de fermer les yeux sur ce qui se passe en Birmanie."