Image : Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français, Italien
Sous-titres : Français, Anglais, Néerlandais, Espagnol, Allemand, Arabe, Italien, Roumain, Bulgare, Anglais et Italien pour sourds et malentendants.
Bonus :
- Scènes supplémentaires (9 minutes – vost)
- "Les pirates du Sahara" (5 minutes – vost)
- Bande-annonce originale
NOTRE AVIS :
Après LES EVADES et LA LIGNE VERTE,
Frank Darabont délaisse l’univers de Stephen King pour dépeindre une Amérique en pleine "chasse aux sorcières".
L’action se déroulant dans le début des années 1950, le menu principal adopte un style rétro à l’esthétisme douteux, tant par son aspect "Nouvelle Orléans" que par les tons employés. Le style est donné, il ne faudrait pas trop attendre de cette édition. Et bien détrompez-vous, la simplicité et la modestie de l’entreprise la rende somme toute attachante.
Bien que les suppléments ne coulent pas à foison, ils ont le mérite d’être bien construits. En effet, les scènes dites inédites sont en réalité des scènes coupées qui n’avaient apparemment pas leur place au montage final. Chacun de ces rushs est précédé d’un titre le replaçant dans son contexte, leur enchaînement chronologique permet, par ailleurs, de ne pas s’égarer dans les méandres du scénario. Il s’avère dommage de ne pas pouvoir compter sur des explications détaillant le choix de faire ou non figurer ces scènes au montage final, d’autant plus qu’elles permettraient des transitions plus souples.
Le dynamisme du montage, ainsi que la possibilité de faire soi même le lien entre les scènes, doivent en être les motivations principales au même titre que la durée du film. Tout de même 2H26 !
Le DVD offre la possibilité de découvrir la version complète du film écrit par Pete Appleton (
Jim Carrey à l’écran), LES PIRATES DU SAHARA, avec
Bruce Campbell en guess star. Ce bonus vous propose 5 minutes totalement kitch, mais qui rappelle étrangement ces vieux films démodés que l’on aime à appeler "Classiques du genre".
Le film illustre une nouvelle fois les difficultés qu’a Darabont à capter la lumière naturelle. L’essentiel des scènes étant filmé de nuit ou en studio, à l’image de la scène du phare, le problème ne se pose pas, il installe son ambiance intimiste et mélancolique. Le bas blesse cependant lorsqu’il se tourne vers l’extérieur, le jour, l’image perd de tout son splendide, les néons éclatant du Majestic laissent place à la fadeur d’une ville meurtrie de l’ouest américain. La configuration sonore, le 5.1, offre une restitution des dialogues honorable et permet aux surrounds de distiller cette musique d’ambiance qui vous prend lentement.
Un DVD qui respecte ses engagements en ne promettant pas la lune. Un bon moment à passer quoique le dénouement du film n’offre que peu de surprises.
Grégory Delavallée