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The Prodigies

    en DVD le 26 Octobre 2011
La Nuit des Enfants... Tueurs
Un film d'
Titre original : THE PRODIGIES (France)
Genre : Science-Fiction, Animation - Duree : 1H27 mn
Distributeur : Warner Bros - Editeur DVD : Warner Home Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 26 Octobre 2011
Sortie Blu-Ray le 26 Octobre 2011
Sortie en salles le 08 Juin 2011
Année de production : 2010
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.76/5 (123 notes)
Film d’animation entièrement réalisé en motion capture et librement inspiré du best-seller éponyme La Nuit des enfants rois de Bernard Lenteric paru en 1982.

Résumé du film The Prodigies

Ils sont cinq, cinq adolescents prodiges dotés d’une intelligence hors norme, capables de prendre le contrôle de nos corps. Ils ne se connaissent pas encore, mais ont conscience de leur différence. Jimbo Farrar est comme eux, et il a décidé de les réunir à new York. Mais la nuit de leur rencontre, ils sont sauvagement agressés dans Central Park. Dévastés par l’épreuve, puis trahis par le monde adulte, ils décident alors de devenir maitres de leur destin. Ensemble, liés pour ne faire plus qu’un, leur force et leur vengeance seront sans limite. Jimbo va devoir choisir : combattre ses cinq semblables, ou se joindre à eux et abandonner ceux qu'il aime...

Bande annonce et vidéos (6 vidéos )

Galerie Photos ( 28 photos )

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Mathieu Kassovitz est Jimbo

Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce projet ?

Je ne connaissais pas le livre original La Nuit des enfants rois, mais je savais qu’un projet de film se construisait autour de cette histoire, car c’est un scénario dont on a beaucoup parlé dans le milieu du cinéma. The Prodigies est un film d’animation atypique, puisqu’il n’est pas destiné aux enfants, mais aux adolescents et aux jeunes adultes. Son graphisme est différent de celui des productions américaines que l’on a l’habitude de voir. Il annonce que le projet a été conçu avec une approche plus mature, plus audacieuse, plus risquée. Il y a clairement là l’expression d’un esprit européen. L’ambition du projet, le fait qu’il soit réalisé en relief, qu’il soit fait en France, par un ami, sont autant de choses qui m’ont incité à travailler sur The Prodigies. Ce qui m’a touché dans cette histoire, c’est que l’on y parle de jeunesse brisée et d’enfants qui ont été éduqués dans la violence. Il y a un lien entre les protagonistes du film et la jeunesse d’aujourd’hui. On retrouve cette volonté de casser et de brûler tout ce qui les a fait. C’est une envie de révolte commune à la jeunesse de tous les pays et un thème dans lequel je me suis reconnu.

Interview du réalisateur Antoine Charreyron

The Prodigies est un film destiné aux adolescents et aux adultes. Quels étaient vos films, bandes dessinées et jeux vidéo préférés quand vous étiez ado ?

Je viens d’une famille qui n’était pas très cinéphile, ce n’était pas sa culture, mais quand j’étais gamin et que je regardais un film à la télévision, je remarquais toujours les coupes, les effets de montage et de mise en scène. Je dessinais beaucoup, je lisais beaucoup de BD comme Spider-Man, et je jouais énormément aux jeux vidéo. J’aimais beaucoup Aquablue de Vatine, les X-Men et les Nouveaux Mutants. J’adorais l’univers Marvel, parce qu’il est totalement intégré dans la vraie vie de tous les jours.

Interview du créateur de l’univers visuel, Victor Antonov

Vous venez du design industriel et du design automobile...

J’ai fait mes études au sein du Arts Center College of Design, qui est une des meilleures écoles de design. Elle est spécialisée dans la formation à la création de concept cars et de véhicules prototypes de tous genres, trains, bateaux, avions, et grosses machines industrielles. C’est là que j’ai appris à dessiner des formes et des volumes imaginaires, en les traitant de manière très réaliste. Le Arts Center College of Design a beaucoup de liens avec Hollywood. Syd Mead – le concepteur des véhicules et des décors de Tron et Blade Runner – y a fait ses études et y a enseigné. Depuis, beaucoup d’élèves de cette école ont participé à des films de science-fiction.

Interview du compositeur Klaus Badelt

Vous avez composé la musique de nombreux films fantastiques et de science-fiction, comme La Machine À Explorer Le Temps, Equilibrium, Pirates Des Caraïbes, Constantine, Prémonitions, Solomon Kane et à présent The Prodigies. Appréciez-vous particulièrement ces deux genres cinématographiques ?

Notre critique : The Prodigies

    La Nuit des Enfants... Tueurs

  • Comme Au Cinema
    Comme Au Cinema
    0 étoile
    Un livre sombre et violent
    Cela se passe, une nuit, dans Central Park, à New York : des adolescents sont sauvagement agressés, battus, violés. Mais ces jeunes ne sont pas comme les autres : ce sont des enfants génies. De l'horreur, ils vont tirer contre le monde une haine froide, mathématique, éternelle. Avec leur intelligence, ils volent des centaines de millions de dollars, ils accumulent les crimes parfaits.

    Paru en 1981, le roman paranoïaque de Bernard Lenteric faisait figure de curieux précurseur. Mettant en scène de cruels génies gamins (puis adolescents) baignant dans un univers de manipulation informatique, La Nuit des Enfants Rois surprit… lorsqu’elle ne choqua pas.

    20 ans plus tard, que reste-t-il de cette sombre œuvre d’anticipation ? Le cinéaste Antoine Charreyron s’est posé la question.

    The Prodigies


    The Prodigies : l’adaptation d’un œuvre réputée… inadaptable
    Oui, inadaptable du fait, notamment, de l’effrayante jeunesse des protagonistes (ils ont 5 ans au début de l’histoire) difficilement compatible avec leurs actes glaçants et meurtriers. Compliqué également de retranscrire fidèlement (et sans plomber le sujet) la manipulation flippée – mais totalement abstraite (vive les maths !) – qui traverse le roman à l’ère de l’Internet tout puissant.

    La solution ? Antoine Charreyron semble l’avoir trouvée : foutre un grand coup de pied dans les conventions - aujourd’hui rouillées – du bouquin et tenter un coup de poker en faisant confiance à l’animation.
    Modification de taille, les sept discrets enfants rois surdoués deviennent cinq ados à l’intelligence phénoménale hyper médiatisée et (surtout) dotés de puissants pouvoirs télékinésiques. Dites bonjour à une bande d’Einstein/X-Men sanguinaires en baskets.

    Il fallait oser et c’est suffisamment gonflé pour marcher. The Prodigies, sombre, violent et cruel à souhait n’est pas loin de faire honneur à son ambition… si ce n’était un réel problème esthétique. Visiblement gêné par un flagrant manque de moyens, le film de Charreyron (pourtant le fruit d’une coopération européenne) boîte, handicapé malgré-lui par une animation audacieuse mais pas toujours fluide et une 3D pas assez aboutie.

    Dommage, car on se prête à rêver ce qu’auraient pu nous offrir le réalisateur et son équipe si on leur avait donné le budget d’un Kung Fu Panda 2 ou d’un Cars 2.

Critiques : The Prodigies 3 étoiles

  • 20 Minutes
    20 Minutes
    4 étoiles
    "Les aventures brutales d'une poignée de gamins surdoués en guerre contre les adultes qui les ont trahis dévorent l'écran (...) Une vraie claque visuelle dont les ralentis suspendent le spectateur entre le temps et l'espace pour des scènes d'action remarquablement viscérales."
    Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 08/06/2011)
  • Le Journal du Dimanche
    Le Journal du Dimanche
    3 étoiles
    "On est captivé par le scénario sans concession, qui assume jusqu’au bout son parti pris radical (…) Grâce à sa mise en scène audacieuse et à la 3D qui favorise l’immersion, on oublie vite qu’il s’agit d’un film d’animation."
    Stéphanie Belpêche (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 06/06/2011)
  • Première
    Première
    3 étoiles
    " (…) cette adaptation de La Nuit des Enfants Rois, best-seller de Bernard Lenteric paru en 1981, devrait marquer un tournant dans l’animation, du moins au niveau européen. "
    C.N. (article entier disponible dans Première n°412, page 34.)
  • Figaroscope
    Figaroscope
    3 étoiles
    " Thriller fantastique, assez violent, The Prodigies rappelle les thèmes à la mode, style X-Men, mais revus et corrigés par des graphistes français. "
    Isabelle Fargette (article entier disponible dans Figaroscope du 06/06/2011)
  • Mad Movies
    Mad Movies
    3 étoiles
    " (...) The Prodigies est à la fois frustrant et terriblement excitant. (...) "
    Alexandre Poncet (article entier disponible dans Mad Movies n°242, page 46)

Caractéristiques du DVD

Bonus :
- Making of (35')
- Commentaire audio de
- Clip : "I Cannot Think" de Outlines

Notes Techniques

SonImagePackagingMenuBonus
3/53/52/53/53/5

Test DVD

0 étoile

Concernant la sortie DVD (et Blu-Ray) de The Prodigies, l'équipe d' fait preuve de la même générosité sincère qui caractérise le film. Ainsi, passé le menu (qui a d'ailleurs de la gueule), on peut se plonger avec plaisir dans un making of de trente-cinq minutes explorant en détails le cheminement du projet. Des séduisantes participations de Viktor Antonov, Umberto Ramos et Francisco Herrera (les deux derniers étant des transfuges de chez Marvel), au travail sur l'animation en passant par le procédé de performance capture, tout y est, ou presque.
Pas de lézard non plus du côté du commentaire audio d'un toujours aussi enthousiaste... qui avoue tout de même à plusieurs reprises que le budget serré de The Prodigies a souvent plombé la dynamique de ce beau projet international.
Eléonore Guerra

Notes de Prod.

Quand New York devient un personnage

La plupart des scènes importantes de The Prodigies se déroulant à New york, il était important de trouver une approche visuelle originale pour décrire cette ville qui a servi de décor à d’innombrables films.
est particulièrement attaché à ce lieu : « New York, est une ville dans laquelle j’ai passé beaucoup de temps, c’est un endroit formidable, très photogénique, très graphique. Viktor Antonov l’a abordé avec toute sa culture de la photographie, de la peinture, du dessin et nous avons mélangé nos approches, nos sensibilités pour obtenir la manière dont la ville est restituée dans le film. » Viktor Antonov poursuit : « A New York, ce qui est frappant, c’est l’omniprésence des travaux, des échafaudages, de la signalétique qui déborde partout. On est entouré de graphisme. Ce sont les nouvelles icônes contemporaines. »

Notes de production

Du livre au film

En1981, le roman de Bernard Lenteric (1944–2009) La Nuit des enfants rois, salué par la critique, devient un bestseller et une œuvre culte plébiscitée par des millions de lecteurs. Cette histoire de jeunes prodiges malmenés par la vie, puis traumatisés par une agression qui les pousse à se liguer contre l’humanité interpelle tout particulièrement les lecteurs adolescents : ils retrouvent là, dans ce thriller fantastique, les frustrations, les tentations et les pulsions qui les taraudent dans la vraie vie... Parmi ces premiers lecteurs, , âgé de 12 ans, est fasciné par l’atmosphère particulière de cette histoire et par l’originalité de ses personnages.

La clef du projet: l’animation

Malgré les difficultés, et son associé continuent à réfléchir à la meilleure manière de faire aboutir le projet : « Le second déclic a eu lieu en 2007, au bout de cinq ans de développement. Nous avons réalisé que la solution allait être de transformer le projet en un film d’animation. Nous allions disposer de moyens graphiques pour rendre la violence plus elliptique. Nous avons pris la décision de nous associer avec un partenaire maîtrisant l’animation, et nous avons contacté . J’avais vu et adoré Renaissance, qu’il avait produit, et qui était une approche révolutionnaire de l’animation en France. Aton était d’autant plus enthousiaste qu’il avait lu lui aussi le roman quand il était ado, et qu’il était à la recherche d’un nouveau projet audacieux. Nous nous sommes donc lancés ensemble dans cette aventure, en établissant une co-production déléguée à 50/50, Aton se chargeant aussi de la production exécutive. »

Le travail d’adaptation et le regard de l’auteur du roman original

: « Marc et moi, nous considérions que nous dépendions moralement des réactions de Bernard Lenteric. Dès que nous lui avons montré des designs de décors et de personnages, il a été très enthousiaste. Pour nous, c’était très émouvant de présenter à un auteur l’image de ses héros. Evidemment, il y a eu des centaines de croquis différents de chaque personnage, le processus a été assez long. Nous avons aussi réajusté ensemble l’âge des personnages. »

La rencontre avec Antoine Charreyron

Parallèlement aux travaux d’écriture, les producteurs rencontrent plusieurs réalisateurs d’animation, recherchant un profil particulier pour assurer la mise en scène du film.
C’est à que les producteurs proposent la réalisation du film. Fort de son expérience de création de nombreuses séquences cinématiques de jeux vidéo et de sa maîtrise de la motion capture, visualise immédiatement la manière de transposer le roman : « J’ai lu la nuit des enfants rois quand j’étais au collège. C’est une prof qui me l’a fait lire quand j’étais en classe de quatrième, car je traversais une période assez dure. Plusieurs décès dans ma famille m’avaient beaucoup perturbé. J’étais en rejet, tendu, en colère. Cette enseignante avait compris que certains thèmes du livre pourraient m’aider. Ma prof avait raison, car en lisant, j’ai retrouvé les sentiments que j’éprouvais, mais j’ai réalisé aussi que je pourrais évoluer en grandissant, changer et trouver un apaisement. Quand on m’a proposé de réaliser l’adaptation du livre, je l’ai évidemment relu, et étant trentenaire maintenant, je me suis senti encore plus du côté du personnage de Jimbo qu’auparavant. J’attendais un projet de film qui porte un message utile, mature et je venais de le trouver. »

Un concept visuel original

développe alors l’un des concepts visuels les plus importants dans la narration de l’histoire : l’idée que les décors s’estompent quand les émotions des enfants sont très intenses : « L’idée initiale m’est venue en pensant à ce que je ressentais pendant cette période de deuil que j’avais connue, adolescent, et nous l’avons transposée graphiquement en trois étapes progressives. Le niveau 1, c’est la perception normale, le niveau 2, c’est celui de la tristesse, où l’on ne perçoit que des détails. On se souvient parfaitement d’une musique qui passait à la radio à un moment précis, et toute notre vie on associera cette mélodie ou d’autres petits détails insignifiants à ce souvenir. Le niveau 3, celui des émotions les plus intenses et de la sortie du réel, est inspiré des codes des comics américains dans lesquels les décors s’estompent énormément. Les dessinateurs de BD américains qui doivent produire 22 planches par mois n’ont pas le temps de dessiner les décors en détail. Ils utilisent donc tout un tas d’astuces pour les simplifier ou ne pas les dessiner du tout et se concentrent sur les actions des personnages. Nous avons utilisé ces trucs dans le niveau 3, et nous avons également déformé les personnages adultes agressifs jusqu’à en faire des monstres. »

Le graphisme des personnages & la création de l’univers visuel du film

: « Nous voulions développer un style qui se situe entre les comics US et le manga japonais. Quelque chose qui ne soit ni l’un ni l’autre, qui ait une identité graphique européenne forte, et qui puisse se démarquer de tout le reste de la production d’animation. » Deux dessinateurs vedettes de Marvel, les mexicains humberto Ramos et Francisco herrera, acceptent de travailler sur les designs des personnages en France. : « Ils se sont immédiatement passionnés pour le projet. Nous leur avons demandé aussi de faire quelque chose qui ne soit pas totalement dans la ligne de ce qu’ils faisaient aux Etats-Unis. Il fallait trouver une identité graphique propre, différente du style des comics américains, ce qui leur plaisait beaucoup. The Prodigies leur permettait de s’adresser à un public de spectateurs ados et adultes nouveau pour eux. »

Vers une nouvelle approche du tournage en Mocap

Venant du cinéma de prises de vues réelles, avait un point de vue un peu particulier sur la manière de tourner en Mocap: « Par le passé, on avait tendance à considérer que l’on pouvait prendre un même acteur pour jouer plusieurs rôles, et à se dire que l’on pourrait toujours corriger les choses plus tard, pendant la post-production. On pouvait tom- ber alors dans le piège qui consistait à choisir des acteurs parce qu’ils bougeaient bien plutôt que pour leurs talents de comédiens. J’ai voulu que l’on fasse les choses de manière différente : l’histoire se passant à New York, j’ai tenu à ce que l’on fasse un casting d’acteurs américains. Et pour cela, j’ai fait appel à l’une des plus grandes directrices de casting aux USA, Avy Kaufman. Elle est basée à New York et a travaillé par exemple sur Le Sixième Sens. Avy a fait un casting d’adultes et un casting d’adolescents, parce que je voulais que les acteurs aient l’âge des personnages. Nous avons fait des essais avec eux comme on le fait pour n’importe quel film en prise de vues réelles. Antoine s’est rendu à New York pour les rencontrer et pour travailler avec Avy. Les essais qu’il a filmés avec les comédiens nous ont permis d’être sûrs, comme le dit si bien Aton, de combiner le meilleur du live avec le meilleur de l’animation. »

La réalisation

Dès le début du projet, a créé une animatique (sorte de storyboard animé, réalisé en images 3D très schématiques) très poussée du film, dans laquelle il a injecté peu à peu les images en cours de fabrication : « C’est un processus issu de l’animation, qui est souvent utilisé maintenant et j’avais pris l’habitude de l’employer depuis quelques années. En tout, j’ai fait quatre fois la mise en scène de The Prodigies : d’abord dans un storyboard filmé que l’on a monté, puis nous avons animé des petits personnages schématiques en 2D pour mieux mettre en place le rythme des scènes, puis j’ai tourné les scènes en Mocap et enfin je suis passé à la mise en scène avec les passes de cadrages de caméras virtuelles. La Mocap, c’est le moment où je dirige les acteurs, tout en sachant très bien où je placerai mes caméras, mais la réalisation proprement dite se fait après le tournage Mocap, en post-production. L’avantage de cette méthode, c’est que l’on sait déjà comment les personnages bougent dans l’espace virtuel. On peut donc placer les caméras pour les filmer de la manière la plus efficace possible.»

Une mise en scène concue pour 3-D relief

Il est intéressant de noter que les producteurs de The Prodigies ont choisi de le faire réaliser en relief avant que ne déferle, à partir de 2008, la grande vague des films en trois dimensions, dont le premier fut Voyage Au Centre De La Terre 3-d. se souvient de cette décision : « Nous nous sommes lancés dans cette voie sans nous douter de l’importance qu’allait prendre le relief par la suite. Je dois dire que c’est Aton, qui est à la pointe de tout ce qui se fait en matière de technologie, qui nous a incités à aller dans ce sens, en utilisant non seulement la Mocap, mais aussi un rendu des images de synthèse en relief. »

L’aboutissement d’un parcours de neuf ans

Uune longue aventure de neuf ans se conclut aujourd’hui avec l’aboutissement de The Prodigies. « Nous avons exactement le film que nous voulions faire, » déclare . « Je crois que le choc de la découverte du film sera d’autant plus fort que nous avons refusé toute concession. L’idée originelle du film est toujours là, elle n’a perdu ni sa force, ni sa pertinence, ni son impact. Je ne sais pas quel sera le destin commercial du film, mais ce dont je suis sûr et certain, c’est qu’il fera date. D’un point de vue visuel, d’un point de vue artistique, c’est quelque chose que l’on n’a jamais vu.»

La Mocap : l’innovation au service d’une histoire

La Mocap (motion capture / capture de mouvement) est un élément clé de la réalisation de The Prodigies. Cette technique permet de retranscrire les attitudes et les expressions de chaque comédien, à l’aide de petites sphères réflectives disposées sur son corps et son visage. Entourées de dizaines de caméras infrarouges, les silhouettes des comédiens sont ainsi réduites à une série de points lumineux apparaissant sur fond noir. L’ordinateur analyse les points de vue de toutes les caméras, en fait la synthèse, et reconstitue ainsi la position de chaque sphère dans l’espace tridimensionnel du plateau. Il crée alors en temps réel des silhouettes schématiques des personnages 3D joués par les comédiens. Les gestes et les mouvements du corps les plus subtils sont détectés ainsi. De la même manière, les mouvements des yeux sont essentiels pour retranscrire les émotions des personnages. On a donc décidé de capter les battements des paupières et les mouvements des yeux grâce à des caméras fixées sur les lunettes des comédiens, ce qui nous a permis de saisir davantage les émotions des personnages grâce aux micro-mouvements ténus de la pupille ou des paupières. Ce n’est que dans un second temps, après que cet enregistrement des mouvements ait été achevé, que le réalisateur détermine le cadrage des plans, en plaçant sa caméra virtuelle dans l’espace 3D. La réalisation du film débute donc en post-production.
Contrairement à certaines utilisations précédentes de la Mocap, dans The Prodigies on ne cherche pas à s’en servir pour cloner de façon hyperréaliste des humains en 3D. Ici la Mocap s’intègre parfaitement au processus de création innovant, elle est au service d’un film d’une grande richesse graphique.

Les personnages

Les adultes

CHARLES KILLIAN : Magnat de la presse américain, à la tête de la multinationale Killian Network, mais aussi homme de culture intéressé par les questions d’intelligence hors norme, Charles Killian a également créé la Fondation Killian pour surdoués. Agé et malade, doté lui aussi d’une intelligence et de capacités mentales exceptionnelles, Killian a décelé des dons identiques chez Jimbo alors qu’il était enfant. Il a décidé de l’adopter et de l’élever aux côtés de sa fille unique Melanie.

Les avis sur le film The Prodigies