Un film de
Drew Daywalt et
David Schneider, avec
Seann William Scott et
Lou Diamond Phillips.
SYNOPSIS
Ben Mc Gewan prépare une soirée techno. La rave party en question devrait être la première et la dernière qu'il ait jamais organisée. En effet, cette nuit de folie prévue au Lucky Dragon, un club de Chinatown, n'est qu'une couverture : pendant que les fêtards seront hypnotisés par le beat du DJ, Ben et son gang comptent braquer la banque adjacente par le sous-sol et sortir d'un coffre une inestimable statuette chinoise pour le compte d'un gangster impitoyable et sadique, Gregory.Afin de venir à bout des différents systèmes d'alarmes, Ben a monté une dream team comprenant Rikky, son alter ego dévoué mais flippé, ainsi qu'une programmatrice de computers nommée Betty, Jeffrey, le fils d'une famille de constructeurs de coffres et Jakes, l'expert en explosifs qui fut jadis, roades d'un groupe d'hard rock…
L'AVIS DE LA REDACTION
Rien de très émoustillant pour ce film signé
Drew Daywalt et
David Schneider. Avec ce premier long-métrage, le duo ne parvient pas à sortir des sentiers battus. Pire, il s'inspire de scénario ayant déjà connu un franc succès pour réaliser un film sans véritable touche humoristique (outre des blagues vaseuses et salaces), aux dialogues crus et ennuyeux. Seul le décor et l'ambiance techno donnent au film un peu de relief sans pour autant nous retirer ce goût amer de déjà vu.
Desservie par une pléiade de "Fuck" et de "Beach", l'histoire ne décolle pas (excepté peut-être à la fin), et l'on est vite agacé par les va-et-viens incessants des personnages. Immergé entre l'atmosphère déchaînée de la rave party et les discussions sans fin des braqueurs en plein travail, le spectateur reste scotché sur son siège attendant sans grand espoir une petite "joke" efficace ou un rebondissement quelconque. Tout en étant déjà abattu par l'ennui qui l'attend.
Un ennui prévisible que l'on ne peut malheureusement pas imputer à l'idée de départ qui, malgré son manque cruel d'originalité, aurait pu être prétexte à un bon film d'action. Mais alors pourquoi ressort-on de la salle le visage figé et la tête prête à exploser ? Pour trois raisons : la musique, perpétuelle et écrasante, les dialogues qui massacrent le scénario et le manque de crédibilité des personnages, trop caricaturés. Pourtant, aucune de ces faiblesses ne nous incite à quitter la salle. Une réaction logique dû au mélange (pas très savant) de ces trois ingrédients, qui parvient à vous lobotomiser l'esprit, au point de subir, sans broncher, les frasques de Ben (l'instigateur du casse) et de ses acolytes, tantôt drogués, tantôt frappés.
Avec un héros incrédible, Drew et David n'ont pas tapé là où il fallait. Peut-être aurait-il mieux valu choisir la parodie plutôt que de tomber dans demi-film d'action.
FLAGRANT DELIRE est un film où le délire est loin d'être au rendez-vous et où le manque de réaliste est tristement flagrant.
Pascale Lagahe
LE DVD :
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.77
Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français,
Sous-titres : Français
Bonus : Bande-annonce
NOTES DE L'EQUIPE
"Par définition, une rave est un événement sauvage et ingérable", explique David Scheinder, co-réalisateur de FLAGRANT DELIRE.
"Et donc on a pensé que ça serait le décor idéal pour un braquage de haute précision durant lequel tout se barre en vrille."
Sa complice
Drew Daywalt complète :
"Ben est notre héros à la cool. L'humour du film réside en sa détermination obsessionnelle et sans faille en plein cœur du chaos"
Le mix insolite de comédie, de musique et de suspense proposé par FLAGRANT DELIRE a convaincu le Newmarket Capital Group d mettre une option sur le script dès 1999.
"On a adoré le postulat de départ", explique le producteur exécutif Aaron Ryder, qui a rencontré les deux réalisateurs grâce à un ami commun qui a été à la même école, John Crye.
Les décideurs de Newmarket ont rapidement accepté la demande des auteurs de faire de FLAGRANT DELIRE leur premier long-métrage en tant que réalisateurs.
"Notre objectif est de produire des films qui sont écrits par des gens qui ont une vision. On l'a fait avec Christopher Dolan pour MEMENTO et on a été d'accord pour le faire avec Drew et Dave parce qu'ils avaient une idée très précise de ce qu'ils voulaient obtenir. On a juste essayé de leur fournir les gens qu'il fallait pour qu'ils concrétisent leur vision"
Alors que le projet entrait en phase de développement, Ryder et Baldecchi ont suggéré aux deux co-réalisateurs d'écrire et de filmer un court-métrage afin de se préparer. Le résultat fut HATE, qui fit sensation au festival de la comédie à Aspen en 2000.
Une fois le script peaufiné, les deux réalisateurs se mire en quête d'un acteur à la fois taciturne, âpre et vulnérable pour jouer le rôle de Ben. Comme ils le firent tout au long de la production du film, Drew et Walt allèrent contre toutes les idées reçues en signant
Seann William Scott.
"Seann est tellement bon dans le rôle du looser sympa qu'il en devient souvent casté pour des rôles clichés. Mais il a beaucoup de profondeur et il a fait de Ben un personnage complexe et sérieux.", explique Drew.
Mieux connu pour ses rôles dans des grosses comédies comme
American Pie, Williams a sauté sur l'occasion de changer de style :
"Ben est plus proche de moi que la plupart des personnages que j'ai interprété. Il est calme, posé et plutôt solitaire."
FICHE ARTISTIQUE
Ben McGewan : Seann Williams Scott
Rikki Simms : Tim Sharp
Jeffrey Jay : Patrick Breen
Jake Nealson : John Crye
Betty Shin : Suzy Nakamura
Gregory :
Lou Diamond Phillips
Roy : Dave Foley
Michael Frakes : Kavan Smith
Scott : Paul Hungerford
Vanessa : Jody Racicot
FICHE TECHNIQUE
Réalisateur :
Drew Daywalt et
David Schneider
Producteurs : Aaron Ryder, William Tyrer, Chris J. Ball et
John Baldecchi
Scénario : Drew et David
Co-Producteurs : Dara Weintraub
Musique : John Digweed et Nick Muir
Directeur de la photographie : Chuck Cohen
L'AVIS DE LA PRESSE :
Télérama :
" Ce pourrait être un joli polar absurde. Hélas ! les auteurs ont pété les plombs. Les personnages tressautent en une suite d'accélérés lamentables, ponctués d'effets sonores fauchés. "
P.M. (article entier disponible sur le site de
Télérama)
CinéLive:
" Il serait difficile, pour ne pas dire malhonnête, de vous vendre le scénario de ce FLAGRANT DELIRE comme le pitch le plus original du moment. Mais s'il possède un air de déjà vu, il n'en demeure pas moins que la surprise est pourtant bonne (…) Cela reste un pur produit ciblé public adolescent mais remplissant ludiquement son cahier de charges. "
Xavier Leherpeur (article entier disponible dans Cinélive n°63, page 62)
Studio Magazine :
" Les effets incessants de mise en scène et la musique à plein volume ne parviennent pas à faire oublier l'absence de scénario (…) Cet énième teen movie présente peu d'intérêt. "
T.B. (article entier disponible dans Studio Magazine n°183, page 40)