On l’a surtout connu dans le rôle de la dictatrice gosse de riche Blair Waldorf à travers la série
Gossip Girl, aujourd’hui
Leighton Meester apparaît sous un jour encore plus flippant en incarnant une jeune fille très perturbée. Souffrant de schizophrénie chronique, celle-ci va devenir obsédée par sa colocataire allant jusqu’à vouloir prendre la place de sa sœur décédée lorsqu’elle était petite. Entre filatures, jalousie et menaces de mort, Rebecca se révèlent être une véritable psychopathe qui cache bien son jeu. Ce rôle sur mesure,
Leighton Meester l’interprète avec brio, peut-être même un peu trop…
Si les acteurs sont justes,
The Roommate n’arrive pourtant pas à nous convaincre, probablement par manque de profondeur. En effet, on aurait aimé que les personnages, surtout celui de Rebecca, soient bien plus développés au lieu de mettre l'accent sur celui de Sara et ses petits problèmes de cœur, bien que celle-ci en ait aussi gros sur la patate, on ne fait qu’évoquer ses cicatrices qui auraient pourtant permis de nourrir davantage le propos…
Vu et revu, le thème de l’obsession menant aux pulsions meurtrières n’est pas nouveau et c’est bien pour cela qu’en visionnant le film on ne peut s’empêcher d’avoir une sensation de déjà-vu. Malgré cela, difficile de cacher notre déception sur le fait que le film n’ai pas obtenu sa place sur grand écran et soit sorti directement en DVD, quand on voit le nombre de navets du même genre qui ont la chance de passer dans les salles obscures uniquement parce qu’ils ont un casting « bankable » (exemples :
La Locataire,
Switch, et tant d’autres…), alors que le casting de celui-ci se résume à
Cam Gigandet, le gars du premier
Twilight qui semble ne jamais changer de rôle, et qui, dans celui-ci en a un totalement accessoire, une petite révélation que l’on verra dès aujourd'hui dans la série
Charlie'S Angels,
Minka Kelly, et la plus célèbre,
Leighton Meester qu’on espère voir un jour dans un rôle à la hauteur des ses talents.
The Roommate ne s’avère, au final, pas à la hauteur des ses ambitions, se réduisant à un film pour adolescents dont on oubliera facilement le titre au bout de quelques jours… Ce qui malgré tout ne l’empêche pas d’être un bon divertissement.
Audrey Soto