The safety of objects

The safety of objects
Et si les objets racontaient nos vies… ?
Genre : Drame - Duree : 120 mn
Distributeur : Lolistar
Sortie en salles le 26 Février 2003

Résumé du film The safety of objects

Un film de Rose Troche, avec Glenn Close, Dermot Mulroney et
Jessica Campbell.


SYNOPSIS

Quatre familles : les Gold, les Trains, les Jennings et les Christianson habitent dans le même quartier mais ont chacune leurs propres secrets : Esther Gold a un fils dans le coma et une fille qui semble incapable d'exprimer ce qu'elle pense de la situation de son frère, Jim Train est arrivé à un stade où il remet sa vie en question, et il y a ce type étrange qui semble n'avoir pas sa place dans l'histoire…


L’AVIS DE LA REDACTION :

Troisième long-métrage de Rose Troche, jeune réalisatrice américaine, THE SAFETY OF OBJECTS est un film pour lequel on éprouve une "sympathie" immédiate (au sens étymologique de "ressentir avec"). Un de ces films qui vous susurrent à l’oreille la petite musique de la vie qui s’en vient puis s’en va, le ressac des existences échouées sur la grève du quotidien ordinaire, et l’écume des rêves qui s’agrègent et se désagrègent. Construit comme un puzzle d’instants disjoints qui finissent par se recouper, le film est comme une longue contre-plongée dans l’intimité de quatre familles américaines - la middle-class banlieusarde - où chacun est arrimé à son destin, à ses (pré)occupations, à sa petite parcelle de vécu, et surtout aux objets qui l’entourent. Des objets auxquels on tient presque malgré soi, et qui finissent par raconter nos vies…

La réalisatrice s’intéresse à cet attachement tactile et sentimental que l’on accorde aux choses, à ces objets familiers qui meublent nos univers intérieurs, objets rassurants, sécurisants, des ersatz affectifs, emblèmes du matérialisme, et remparts (illusoires ?) à la solitude. Autant de madeleines de Proust marquant, à leur manière, des instants de vie, des passages fugaces, éphémères, et qui laissent derrière eux des poussières de souvenirs. Sur le mode de la confidence et sans jamais le déflorer, on a l’impression de pénétrer dans un jardin secret, de découvrir ces petits liens ténus, invisibles et invincibles, qui résistent au fil des vies qui se disloquent. Une femme nue se laisse aller à des caresses onanistes : délicieux moment de vertige et d’abandon. Un jeune garçon découvre ses premiers émois sexuels avec une poupée. Les personnages du film sont à un carrefour où ils font fausse route, pour mieux revenir à l’essentiel…

THE SAFETY OF OBJECTS nous parle de ce qu’on aimerait retenir et qui s’enfuit, de ce qu’on a perdu et qu’on retrouve, ou de ce qu’on a perdu pour toujours, du grand drame qui vient tout briser (la clef du film - le coma du fils - est empreint d’une empathie toute "almodovarienne"). Touffu jusqu’à provoquer une certaine confusion, il nous rappelle que nous sommes tous des funambules penchés au-dessus du vide. On y affronte de plein fouet, mais sans jamais lâcher prise, les revers de la vie, avec une violence adoucie, comme passée au filtre (la bande originale, doucement nostalgique, ajoute d’ailleurs à ce caractère sensitif, introspectif). Porteur d’une intense vérité immanente et d’une belle émotion stylisée, c’est un film qui fait du bien, dont on sort léger et souriant, comme soulagé d’un poids, avec l’envie de prolonger son plaisir et de savourer le bonheur de l’instant…

Laurence Berger


NOTES DE PRODUCTION :

La génèse :
THE SAFETY OF OBJECTS s'inspire à la fois de sept nouvelles de la romancière A.M. Homes et de l'expérience personnelle de sa réalisatrice. L'ambition su scénario était de réussir à regrouper toutes ces histoires différentes en une seule. Rose Troche a alors eu l'idée non seulement de répartir ces histoires à travers le destin de quatre familles, mais aussi d'entremêler leurs existences. Il lui aura fallu plus d'un an et demi pour combiner tous ces éléments en une seule narration.
"C'était comme mélanger un jeu de cartes. A chaque fois, j'essayais d'organiser l'ensemble pour ne plus avoir l'impression d'un bouquet de petites scènes courtes accolées les unes aux autres, mais obtenir une seule structure solide. Le vrai défi de l'écriture consistait en réalité à se poser la question de savoir de quoi aller en fin de compte parler THE SAFETY OF OBJECTS. Quelle sorte de cheminement, d'accomplissement personnel commun allaient pouvoir partager tous ces personnages ? J'ai réalisé progressivement que toutes ces personnes avaient investi leurs sentiments, leur "moi profond" dans des valeurs fausses. Qu'ils en étaient venus à se définir eux-mêmes au travers de choses qui leur étaient extérieures ou à travers leur travail. Au cours du film, ils vont tous faire l'expérience du besoin de se retrouver, dans le but de continuer à vivre".
Rose Troche ne met jamais le spectateur dans la situation d'un voyeur plongeant dans l'intimité de ces familles. Au contraire, elle parvient à faire ressentir émotionnellement les motivations des personnages, même si le spectateur ne cautionne pas nécessairement leurs réactions.

La banlieue de la Middle Class :
Le film a été tourné à New York et à Toronto. Le quartier où se déroule l'action du film est plus qu'un simple décor. C'est un personnage à part entière qui unit les vies entrelacées des quatre familles? Portrait de la classe moyenne américaine, THE SAFETY OF OBJECTS ne donne pas une vision oppressante de la banlieue.

Les objets :
Le titre met en exergue la relation particulière que les héros du film entretiennent avec les objets ou avec le matérialisme. Rapport qui les empêche d'accéder à une communication et une intimité qui leur soit propre. C'est sans doute à travers la relation amoureuse que le jeune Jake entretient avec une poupée de sa sœur que s'exprime le mieux ce thème central du film. Pour sa sœur ce n'est qu'un simple compagnon de jeu, mais pour Jake, cette poupée devient la représentation physique de sa sexualité naissante.


FICHE ARTISTIQUE

Glenn Close : Esther Gold
Dermot Mulroney : Jim Train
Jessica Campbell : Julie Gold
Patricia Clarkson : Annette Jennings
Joshua Jackson : Paul Gold
Moira Kelly : Susan Train
Robert Klein : Howard Gold
Timothy Olyphant : Randy
Mary Kay Place : Helen Christianson
Kristen Stewart : Sam Jennings
Alex House : Jake Train
Haylee Wanstall : Rayanne Jennings


FICHE TECHNIQUE :

Scénario et mise en scène : Rose Troche
D'après les nouvelles de : A.M. Homes
Production : Dorothy Berwin, Christine Vachon
Directeur de la photo : Enrique Chediak
Bande originale : Emboznik, Barb Morrison, Charles Nieland, Nance Nieland


L’AVIS DE LA PRESSE :

Studio Magazine :
" Avec ce film choral remarquablement interprété, Rose Troche fait preuve d'une grande maîtrise narrative et parvient à cristalliser les souffrances de ses personnages "
T.B. (article entier disponible dans Studio Magazine n°187, page 34)

CinéLive:
" Péché de gourmandise pour Rose Troche, qui en dit trop en trop peu de temps. Mais la sagacité du scénario et la brochette de comédiennes valent le détour."
Philippe Paumier (article entier disponible dans Cinélive n°66, page 60)

Les Cahiers du cinéma :
" Si les situations sont relativement attendues, le montage travaillé et certains aspects du scénario rendent attachant ce Magnolia en mode mineur"
Charlotte Garson (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°576, page 90).

Les avis sur le film The safety of objects

 
 
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Comme au Cinema 3 étoiles

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    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    23 avis 4 étoiles
    15 avis 3 étoiles
    19 avis 2 étoiles
    16 avis 1 étoiles

    Casting : The safety of objects

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
      Acteurs
    Jim Train
    Acteur
    Paul
    Acteur
    Helen Christianson
    Acteur
    Acteur
    Acteur