Un soir bien arrosé d’octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l’université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos et demande à l’utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l’information se diffuse à la vitesse de l’éclair et le site devient viral, détruisant tout le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie. Mark est accusé d’avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C’est pourtant à ce moment qu’est né ce qui deviendra Facebook.
Peu après, Mark crée thefacebook.com, qui se répand comme une traînée de poudre d’un écran à l’autre d’abord à Harvard, puis s’ouvre aux principales universités des Etats-Unis, de l’Ivy League à Silicon Valley, avant de gagner le monde entier…
Cette invention révolutionnaire engendre des conflits passionnés. Quels ont été les faits exacts, qui peut réellement revendiquer la paternité du réseau social planétaire ? Ce qui s’est imposé comme l’une des idées phares du XXIe siècle va faire exploser l’amitié de ses pionniers et déclencher des affrontements aux enjeux colossaux...
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Les avis sur le film The Social Network
Critiques : The Social Network
Libération
"Résultat : The Social Network est écrit et joué comme du Eschyle 2.0 gavé au Red Bull et à la coke, jalonné d’accès de cupidité et de coups de couteau dans le dos, infusant sa vitesse et sa parano sur chacun de ceux qui ont fait ce film. Fascinant."
Philippe Azoury (article entier disponible dans Libération du 12 oct 2010)
Première
" Cette dimension existentielle plane en permanence sur ce film stupéfiant (…). "
Guillaume Bonnet (article entier disponible dans Première n°404, page 48.)
le Journal du Dimanche
" David Fincher signe une réalisation tendue et passionnante... "
B.T (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 10/10/2010)
20 Minutes
" Que l'on soit ou non adepte de Facebook, The Social Network passionne. Cette fresque s'impose comme l'un de meilleurs films de l'année."
C. V. (article entier disponible dans 20 Minutes du 13/10/2010
Ouest France
" Fincher installe un passionnant thriller au cœur d'intérêts multiples "
(article entier disponible dans Ouest France du 13/10/2010)
23 septembre 2009 - Justin Timberlake accro à Facebook
L’idée peut sembler saugrenue, mais en tout cas le projet est bel et bien sur les rails : David Fincher, le réalisateur visionnaire de Seven, Fight Club ou plus récemment L'Étrange histoire de Benjamin Button va bien réaliser un film sur Facebook… Et le casting se précise : David Fincher vient d’engager Jesse Eisenberg, Andrew Garfield et le tombeur de ces dames Justin Timberlake pour interpréter les trois co-fondateurs du site internet.
Un soir bien arrosé d’octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l’université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos et demande à l’utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l’information se diffuse à la vitesse de l’éclair et le site devient viral, détruisant tout le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie. Mark est accusé d’avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C’est pourtant à ce moment qu’est né ce qui deviendra Facebook.
Chaque époque a ses visionnaires, ses génies, ceux dont on dit qu’il y a eu « avant » et « après » tant leur apport a changé le monde. Mais ces changements se produisent rarement sans entraîner de rudes batailles pour déterminer exactement ce qui s’est passé, qui était là et quel rôle précis a joué tel ou tel acteur du changement. Dans The Social Network, le réalisateur David Fincher et le scénariste Aaron Sorkin explorent l’épopée de la création de Facebook, le phénomène social le plus révolutionnaire du siècle nouveau, à travers les points de vue conflictuels des jeunes gens exceptionnellement intelligents qui prétendent chacun en être l’inventeur. Le résultat est un drame où s’affrontent création et destruction, un film qui s’abstient volontairement de donner une perspective unique, préférant suivre plusieurs trames narratives comme autant de miroirs des vérités antagonistes et des relations sociales constamment en évolution qui définissent notre époque. S’appuyant sur de multiples sources, le film passe des salles de Harvard aux box de bureaux de Palo Alto, capturant le frisson des tout premiers jours de la naissance d’un phénomène qui a changé radicalement la culture mondiale. Il montre aussi, à l’échelle humaine, comment cette aventure a réuni un groupe de jeunes esprits révolutionnaires avant de les séparer : Mark Zuckerberg (Jesse Eisenberg), le brillant étudiant de Harvard qui a conçu un site Internet qui a redéfini le tissu social du jour au lendemain;
Jamais Aaron Sorkin n’avait dit « oui » aussi rapidement à un projet. Tout a commencé lorsque le scénariste, à qui l’on doit « A la Maison Blanche » et La Guerre Selon Charlie Wilson, a reçu la proposition initiale sous la forme d’un précis de 14 pages du livre de Ben Mezrich « The Accidental Billionaire » (paru en France sous le titre « La Revanche d’un solitaire – la véritable histoire du fondateur de Facebook » aux éditions Max Milo). Instantanément, ces quelques pages ont éveillé son désir de mener sa propre enquête sur l’histoire de Facebook. Il était fasciné par la trajectoire accélérée des personnages, surtout celui du cofondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, qui de hacker anarchiste, est devenu pratiquement du jour au lendemain un « web-entrepreneur » et un PDG qui a marqué son époque comme peu l’ont fait.
Pour porter à l’écran le scénario d’Aaron Sorkin, le réalisateur David Fincher s’est démarqué de ses films précédents. Le réalisateur puissamment visuel à qui l’on doit les univers aux atmosphères intenses de L'Étrange Histoire De Benjamin Button , Zodiac, Seven et Fight club, dirige ici sa caméra plus intimement sur la nature humaine des protagonistes, des personnages réels de jeunes anarchistes qui se sont trouvés, puis se sont séparés en donnant naissance au phénomène Facebook. Au départ, David Fincher n’était pas certain d’être attiré par le sujet, mais lorsqu’il a lu le scénario, son opinion a radicalement changé. Il se souvient : « Scott Rudin et Amy Pascal ne cessaient de me dire qu’il fallait que je lise ce scénario, que c’était une histoire fascinante et un script brillant. Et quand je l’ai enfin lu, j’ai adoré parce que c’était avant tout une histoire humaine, et parce qu’on y décortique un mythe n’ayant que quelques années d’existence. Je trouvais cela très intrigant.
David Fincher savait que rendre vivants ces moments à l’écran nécessitait de réunir des acteurs assortis avec soin, capables de collaborer et de se heurter de façon passionnante et révélatrice pour le public. « Nous avons cherché des acteurs capables de montrer les différents aspects des personnages et de rendre leurs relations complètement crédibles. Chacun devait occuper une place équivalente aux autres dans ce jeu de billard où les boules s’entrechoquent et rebondissent les unes sur les autres. Il fallait qu’ils soient très différents les uns des autres mais qu’ils fonctionnent bien ensemble. Je voulais montrer la dimension humaine de chacun, car je n’ai jamais vu Mark, Sean ou les Winklevoss comme des méchants. Je ne considère pas le manque d’imagination d’Eduardo comme quelque chose de mauvais. Je les regarde tous et je me dis que ce sont des jeunes, qu’ils vont commettre des erreurs, qu’ils font faire certaines choses pour de bonnes raisons, et qu’ils vont se détourner de ce qui est bien pour de mauvaises raisons. Le secret, c’était de trouver un groupe de gens volontaires pour expérimenter, sans savoir ce qu’ils allaient faire. Je voulais être capable de les pousser au-delà de leurs limites afin qu’ils dépassent l’idée préconçue qu’ils avaient d’eux-mêmes. »
Ce film, du moins en apparence, semble représenter une nouvelle direction pour vous en tant que cinéaste. Si l’on se réfère à vos précédents films, mettre en scène des personnages dont le premier moyen d’expression est la parole ne vous est pas familier. Avez-vous aimé cela ?
Pourquoi avoir écrit ce film sous forme d’une série de récits contradictoires ?
Eh bien, parce qu’il y avait réellement des récits contradictoires, et plutôt que de n’en choisir qu’un seul en particulier et de décider qu’il était « le vrai », ou le plus intéressant, j’ai pensé que la chose la plus passionnante à faire était de tous les adapter à l’écran. Ces versions discordantes sont le sujet du film. Les récits qui ne font que relater les faits de façon linéaire sont plus adaptés au biopic conventionnel qu’à ce que j’avais envie d’écrire.