Celui qui a jeté un grain de sable dans l’univers lisse du Septième Art revient avec une nouvelle bombe intitulée
Tideland. Après avoir signé des œuvres totalement déjantées et érigées en réelle référence pour toute une génération,
Terry Gilliam nous entraîne dans la folie enfantine signant un film qu’il définit lui-même comme un mix entre le conte
Alice au pays des merveilles et le très Hitchcockien
Psychose.
Le très bon rendu de la copie nous entraîne dans un voyage halluciné et hallucinant, où la troublante Jeliza-Rose s’évade dans un monde imaginaire. L’édition collector – composée de deux dvd – concentre la grande partie des suppléments sur le second disque.
Les bonus sont totalement immergés dans l’esprit très particulier de l’univers de Gilliam. Le must est
"Getting Gilliam", un documentaire exclusif réalisé par Vincenzo Natali, un making of qui décrit les coulisses du film et dévoile le tempérament furieusement créatif d’un des maîtres en la matière.
Trois mini-interviews – les acteurs Jodelle Ferk et
Jeff Bridges ainsi que Mitch Cullin, l’auteur du livre - sont également proposées mais force est de constater qu’elles suscitent difficilement l’attention au regard de l’
addendum précédent et surtout de leur funeste brièveté et superficialité. L’éditeur dvd n’a pas lésiné sur les suppléments au service de Gilliam. Making of, présentation du film, moult entretiens… Rien n’est laissé au hasard, pour le plus grand bonheur de tous les fans du cinéaste.
Tideland est très certainement son film le plus intimiste et sa percutante qualité est proportionnelle à celle de son transfert sur dvd. A acquérir indéniablement.
Fanny Cairon