Le couple Charlie-Prune c'est la galère ! Rien ne va plus… C'est la panne… y compris sur l'oreiller ! Les petits boulots, les plans minables, les agressions ratées, bref tous les coups tordus que Charlie invente, ça ne fonctionne plus… Malgré, ou plutôt, à cause de l'aide que veut absolument apporter son frère Paulo, qui casse tout ce qu'il touche avec son Q.I. imprévisible… Un soir, dans les bureaux où elle travaille comme 'technicienne de surface ", pour faire bouillir la marmite. Prune observe, sans être vue, ses patrons en train de manipuler beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent ! L'argent, ça peut changer de mains ! Il suffit de bien mettre au point un casse avec le concours d'un ami de toujours, Frédéric, artiste-peintre maudit et séducteur accompli. Complètement à sec, lui aussi, il est partant pour l'aventure. Mais un quatuor pareil, il y a quand même quelques chances pour que ce fameux coup se transforme en coup foireux…
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Notre critique : Tout pour l'oseille
All you need is money
Comme Au Cinema
Comédie sociale fan des postiches et autres quiproquos malheureux, TOUT POUR L'OSEILLE fait partie de cette infiltration plus ou moins flagrante des productions du petit vers le grand écran. Mais avec son histoire un peu décalée, son jeu quasi théâtral des acteurs, et son ambition toute simple (faire rire et divertir), le film de Bertrand Van Effenterre remplit son objectif point par point. Basé sur le même thème que MA PETITE ENTREPRISE ou LE COUT DE LA VIE, (l'argent, ses bienfaits, ses malheurs) TOUT POUR L'OSEILLE fait de ses personnages des naïfs paumés à l'extrême, auxquels on ne peut que très rapidement s'attacher. Sylvie Testud, jolie, vraie, Laurent Lucas et Bruno Putzulu en font limite un peu trop, mais vont directement dans l'optique du film : dénoncer en plongeant dans la parodie. Film de gangsters à la sauce humoristique bien française, TOUT POUR L'OSEILLE résume bien son contenu dans son titre : un côté rende dedans, sans prétention aucune, un côté familier qui déteint sur les personnages, et finalement une petite leçon de morale : l'argent ne fait pas forcément le bonheur, et tout est bien qui finit bien. Enchaînement de situations malheureusement comiques et de quiproquos attendus, l'argent comme moteur de toutes les actions et l'éternelle histoire d'amour pour relever le tout, le film n'apporte pas grand-chose si ce n'est une bonne partie de plaisir pour un soir. Et c'est déjà pas mal.
"Son film a ses hauts et ses bas, mais il garde de bout en bout l’élan de la gaieté et de la tendresse."
Frédéric Strauss (article entier disponible sur le site de Télérama)
Le Monde
"En dépit du charisme des comédiens principaux et de son rythme, le film ne fonctionne pas à plein régime"
Jean-Luc Douin (article entier disponible sur le site du Monde)
Studio Magazine
" Ce film sans prétention vaut, avant tout, pour la riche galerie d’excellents comédiens qu’il réunit. (…) Cette joyeuse troupe apporte peps et envergure à un films qui souffre d’un air de déjà-vu. "
Thierry Cheze (article entier disponible dans Studio Magazine n°201, page 36)
Première
"La scène où Patrick Braoudé se déguise grossièrement en femme pour passer inaperçu (ouaf, ouaf) indique l’ampleur de la plantade."
C.N. (article entier disponible dans Première n°237, page 50)
CinéLive
" Trop de folie, une tonalité absurde qui ne se fixe jamais.. autant de raisons de passer à côté. Dommage. "
Emmanuel Cirodde (article entier disponible dans Cinélive n°79, page 62)
Par les temps qui courent, on se dit parfois que pour réussir à financer un film il faudrait au moins faire quelques braquages. Seulement, pour faire des braquages, il faut savoir s'y prendre. Il paraît que là aussi il vaut mieux être des "pros".
Alors, avec Bertrand, on s'est dit qu'il fallait faire un film pour apprendre à faire des bra-quages, pour assurer notre formation professionnelle en quelque sorte. Ce film serait comme un repérage grandeur nature. Bertrand et moi, on serait un peu, vous voyez, les Charlie et Paulo du film. Nous avons été très studieux, très attentifs, nous avons regardé comment ces deux là et leur petite bande s'y prenaient pour faire leur hold-up et ce qu'il est advenu de leur plan d'enfer…
Nous avons beaucoup appris. Tous comptes faits, si j'ose dire, il vaudrait mieux trouver un autre moyen de produire des films !
C'est la toute première fois que vous vous aventurez dans le domaine de la comédie.
Qu'est-ce qui a motivé ce changement d'inspiration ?
Cela faisait très longtemps que j'avais envie d'en réaliser une. Dans la plupart de mes films, il y a d’ailleurs déjà des passages de comédie, par exemple dans ERICA MINOR, l'intermède des deux balayeurs noirs, ou celui des vignerons genevois. Dans MAIS OU ET DONC ORNICAR, le personnage de Géraldine Chaplin était pour moi un personnage de pure comédie, une sorte d’héroïne à la Claire Bretecher. Mais à l'époque, il n'avait pas été du tout reçu comme ça. J'avais compris alors que, dans la comédie, il faut toujours donner un signe, que cela soit au niveau du jeu ou au niveau du rythme. Du coup, je m'étais promis d’en réaliser une un jour pour aller au bout de cette idée. J'attendais juste de trouver un co-scénariste. Dans la comédie, le dialogue est essentiel, je ne me sentais pas de l'écrire seul. Et Victor Haïm est un magnifique dialoguiste.