C’est au comédien/scénariste-producteur
Steve Martin qu’on doit le concept de base de Trahison. Durant le tournage du blockbuster
Bronx à Bel Air, Martin présenta l’idée originale au producteur
David Hoberman, qui fut séduit par cette ébauche de scénario, solidement ancré dans le monde réel et doté d’un spectaculaire retournement final.
David Hoberman : «C’était une idée à la «What if ?» : «Que se passerait-il si»... un officier des Opérations Spéciales US s’évanouissait un beau jour mystérieusement dans la nature ? Le concept était provocant et riche de possibilités. J’ai pensé que ce serait un formidable point de départ pour un film.» Hoberman et son associé
Todd Lieberman demandèrent à
Jeffrey Nachmanoff, scénariste du thriller écologique
Le Jour D’après, de développer l’idée de Martin.
Jeffrey Nachmanoff : «J’ai reçu un court traitement qui fi xait les grandes lignes de l’intrigue. Le retournement final m’a bluffé, mais je n’ai pas vu d’emblée comment y aboutir. J’ai commencé à réfléchir au personnage principal, je me suis demandé quelle identité lui procurer pour que cela se tienne. J’ai alors décidé d’en faire un Américain de confession musulmane, écartelé entre deux allégeances, au cœur du conflit.» la première mouture du scénario parvint à la société Crescendo Productions, dirigée par l’acteur
Don Cheadle (Collision). «Jeffrey avait fait du bon travail», note la productrice exécutive
Arlene Gibbs, vice-présidente senior chargée de production de Crescendo. «Son scénario était dense et fouillé. Il fonctionnait à plusieurs niveaux, il parvenait à rendre palpitant un problème d’une grande complexité.» «Avoir pour star et partenaire un homme de la qualité de
Don Cheadle est une chance incroyable pour un réalisateur novice», déclare Nachmanoff. «C’est un de nos meilleurs acteurs, et un homme supérieurement intelligent.»