Résumé du film TruandsParis, 2005, grand banditisme. Claude Corti, 50 ans, est l'un des rares hommes de pouvoir du métier. Proxénétisme, trafic de stupéfiants, faux billets, racket, braquages, il sait tout ce qui se passe dans sa zone d'influence et prend une commission sur tout. Il déteste qu'on l'oublie et n'hésite pas à le montrer. Aucun scrupule, aucune morale, jamais de pardon. Il est paranoïaque et violent, ça lui permet de survivre.
Franck, 30 ans, tueur professionnel. Il est proche de Corti mais tient à son indépendance. Intelligent, efficace, Claude a confiance en lui.
Hitcham et Larbi, petite entreprise florissante du secteur. Corti ne les aime pas, il les utilise. Très bons professionnels, organisés, violents, ambitieux. Tout va bien dans le pire des mondes, quelques accrocs et cadavres de temps en temps, beaucoup de bénéfice. Jusqu'au premier grain de sable... Les avis sur le film Truands
Critiques : Truands -
VSD

" Impressionnante plongée dans le milieu du grand banditisme, ce film est un chef d’œuvre de beauté et d’horreur. "
Patrick Besson (article entier disponible dans VSD n°1534, page 65)
-
Le Parisien

" La force de Truands, en plus d’être un excellent film, c’est justement son côté documentaire qui démystifie la voyoucratie. "
Hubert Lizé (article entier disponible dans Le Parisien du 17/01/2007)
-
Paris Match

" (Truands) est une plongée brutale dans la vie des requins de la pègre. "
Alain Spira (article entier disponible dans Paris Match n°3009 page 16)
-
Studio Magazine

" Cela aurait pu donner un film formidable sauf qu’on adhère pas vraiment. "
B. T. (article entier disponible dans Studio n°230, page 34)
-
Score

" Si, côté réalisation, Schoendoerffer sait se positionner entre Michael Mann et William Friedkin (…), Truands pèche lourdement côté casting. "
Alex Masson (article entier disponible dans Score n°26, page 64)
Sur le tournage...6 octobre 2005 - Benoît Magimel plongé dans le grand banditisme pour Truands
Benoît Magimel va jouer dans le prochain film de Frédéric Schoendoerffer, Truands, dans lequel il remplace Guillaume Canet précédemment annoncé. Ce nouvel opus s'inscrit dans la lignée des deux précédents long-métrages de Frédéric Schoendoerffer, Scenes De Crimes en 2000, dans lequel il analyse l'univers d'un serial killer, et Agents Secrets en 2004 où il infiltre le monde des espions internationaux. Une trilogie sur la police ? On peut se poser la question puisque dans ce troisième film, le réalisateur s'est introduit dans le milieu du grand banditisme parisien. Le scénario, qu'il a co-écrit avec son acolyte Yann Brion (Agents Secrets) relate le quotidien de ces truands. On y fait la connaissance de Claude Corti, 50 ans, un homme de pouvoir qui sait tout ce qui se passe et qui prend une commission sur tout : proxénétisme, stupéfiants, racket, et de Franck, 30 ans, tueur professionnel, intelligent et efficace. Tout va pour le mieux dans ce monde qui se déroule sans morale, sans scrupule, sans pardon… jusqu'au jour où il y a un premier grain de sable qui va tout bouleverser. Entretien avec Frédéric Schoendoerffer, réalisateurUne des forces de ce film est de nous plonger au plus près du quotidien des caïds du grand banditisme. On est captivé par ce côté «documentaire». Quelles recherches avez-vous entreprises pour parvenir à un tel réalisme ?
Nous commençons toujours par un long travail d’investigation. Avec Yann Brion, mon co-scénariste, on s’est plongé dans tout ce qui existe sur le grand banditisme. Cela va de la lecture tous les matins du Parisien où vous avez deux pages de faits divers passionnants, en passant par les mémoires d’anciens voyous, ou des anciens flics qui les ont traqués. J’ai fait certaines rencontres aussi... Mon ambition était de faire «Microcosmos chez les voyous» pour permettre au spectateur d’approcher au plus près ce monde impénétrable, secret, dangereux. J’ai voulu développer une «intrigue shakespearienne» en la situant dans ce milieu avec la plus grande véracité. Dans cette histoire d’un chef de bande du grand banditisme à Paris trahi par le type en qui il avait le plus confiance, je pourrais dire, bien humblement, que Caubère tient le rôle de Jules César, et Magimel celui de Brutus ! Entretien avec Benoît MagimelQuelles ont été vos premières impressions à la lecture du scénario ?
J’ai beaucoup aimé sa construction chorale où chaque personnage est à un moment donné au centre de l’histoire. Autre élément, la description réaliste du grand banditisme. Truands pose un regard affûté sur la réalité d’un milieu qui a changé. Les voyous ont toujours fasciné le cinéma et le public. Entretien avec Philippe CaubèreCaubère en parrain de la pègre. L’enfant du soleil dans un monde aussi noir, c’est plutôt inattendu !
En plus, c’est un vrai parrain, un méchant ! Je ne pouvais pas refuser une telle proposition. J’en avais même une envie féroce. Tous les comédiens veulent jouer un vrai bandit. Ma génération s’est régalée aux films de Coppola, Lumet, Pollack, De Palma... Le Parrain, Serpico, Un Après-midi De Chien, Scarface... Je rêvais de ce genre de cinéma intelligent et où l’on peut se lâcher complètement, mais les Américains en avaient le monopole. En voyant Scenes De Crimes, j’ai été frappé par la maîtrise et la singularité du travail de Frédéric Schoendoerffer, et impressionné aussi par la façon dont il a dirigé Monica Bellucci dans Agents Secrets. Dès notre première rencontre, on était branchés sur la même longueur d’onde. Frédéric m’a dit, «je vous préviens, c’est un film violent», je lui ai répondu, «j’espère bien !» Il m’a parlé du personnage, j’ai dit formidable, génial, mais il faut que le rôle soit important parce que là, je tente un vrai pari par rapport à mon travail au théâtre qui est vraiment ma raison de vivre. Je suis prêt à y aller à fond, mais il faut que ça vaille le coup. |
|
|