Résumé du film Tu n'aimeras pointAaron est un membre respecté de la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem. Marié à Rivka, il est le père dévoué de quatre enfants.
Cette vie en apparence solide et structurée va être bouleversée le jour où Aaron rencontre Ezri.
Emporté et ému par ce bel étudiant de 22 ans, il se détache tout doucement de sa famille et de la vie de la communauté. Bientôt la culpabilité et les pressions exercées par son entourage le rattrapent, le forçant à faire un choix... 5 vidéos : Tu n'aimeras pointGalerie Photos : Tu n'aimeras pointLes avis sur le film Tu n'aimeras point
Critiques : Tu n'aimeras point -
Télérama

" L'étouffement ressenti par les personnages est si bien rendu que le spectateur finit par l'éprouver à son tour. Cela n'empêche pas une émotion croissante."
Samuel Douhaire (article entier disponible dans Télérama du 2 septembre 2009)
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Le Journal du Dimanche

" A l’arrivée, il signe un film intensément audacieux et défendu par deux acteurs finement choisis. "
Danielle Attali (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 30 août 2009)
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Elle

" (…) ce premier film israélien touche et déroute. "
Florence Ben Sadoun (article entier disponible dans Elle n°3322, page 96)
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Studio CinéLive

"Avec une rigueur dans la mise en scène qui l’éloigne de tout misérabilisme, il décrit avec une précision étouffante la pression collective (…)."
T.C. (article entier disponible dans Studio CinéLive n°7, page 36)
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Le Monde

" Il y a là, au vu de la délicatesse et du péril du sujet, la matière d'un exploit."
Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Monde du 1er septembre 2009)
Caractéristiques du DVDSon : Hébreu
Sous-titres : Français
Bonus :
- La bande-annonce
- Le making of
- Une interview du réalisateur Haim Tabakman
- Un reportage sur l’avant-première du film au MK2 Quai de Loire
- Un reportage sur le débat organisé au Racine Odéon. Cinéma et mise en scèneMitzvot 31. Ne pas représenter de formes humaines, même dans un but décoratif.
Le temps, la durée. La principale différence entre le divertissement et l’art repose sur le fait que le premier a pour but de faire passer le temps plus vite alors que le deuxième tente de redonner au temps toute sa densité. En donnant de la valeur au temps, le cinéma permet de faire remonter en surface une conscience de ce qui se passe. Ça me fait penser à l’histoire de Catch 22, le roman de Joseph Heller, qui s’attarde sur des personnages assez ennuyeux. J’aime cette façon de regarder la vie passer. L’amourMitzvot 13. Aimer les autres juifs.
L’amour est la force la plus puissante qui existe. Mais parler d’amour peut être trompeur. L’amour est intangible, insaisissable. Je pense aussi que la croyance religieuse et l’amour sont intimement liés. Dans la chanson Hallelujahde Leonard Cohen, il dit : « Maybe there's a God above, And all I ever learned from love, Was how to shoot at someone who outdrew you». La femme, le mariageMitzvot 133. Il ne sera jamais permis à l’homme de divorcer de sa femme.
Dans la communauté juive, la femme a un rôle central. Je dirais même que c’est le plus important. C’est elle qui maintient la famille unie et veille sur tout le monde. Aucun homme n’est complet sans une femme. Le judaïsme est déterminé par la femme : si la mère est juive, indépendamment du père, l’enfant sera lui aussi juif. L’homosexualitéMitzvot 157. Ne pas avoir de relations homosexuelles.
Avoir des relations sexuelles avec une personne du même sexe, c’est une chose. Mais dans le monde orthodoxe, il faut savoir que l’homosexualité n’existe pas. Elle n’est pas reconnue comme étant une possibilité. Tu n’aimeras point est donc en quelque sorte un film de science-fiction. Une aventure sexuelle peut être pardonnée. Il est possible de revenir en arrière, de se repentir. La viande, la chair, le corpsMitzvot 188. Ne pas manger la viande d'un animal qui n'a pas été tué par abattage rituel.
Le rôle du boucher est de rendre quelque chose d’impur – la viande – sacré. C’est un homme dont le métier est de traiter avec la chair. La façon dont il coupe la viande est assez violente, et c’est assez proche de la façon dont il coupe ses propres sentiments et désirs. Le problème vient du fait que la religion ne reconnaît pas les besoins de la chair. La seule chose qui est prescrite est de satisfaire son épouse. Religion, communauté et ségrégationC’est très paradoxal. D’une part, la communauté est une sorte d’acteur collectif qui a un regard sévère et constant sur les autres. D’autre part, toute la force de cette société repose sur le sentiment de pureté, de solidarité et sur la possibilité de rester à l’abri des excès du monde moderne. La radicalisation des Orthodoxes trouve son origine dans une réaction aux progrès du Siècle des Lumières. Le désir scindéMitzvot 10. Ne pas mettre indûment le prophète à l'épreuve.
Je ne suis pas sûr de savoir quelles sont les raisons exactes qui poussent Aaron à retourner se baigner dans le lac. A la fin du récit, on retrouve le conflit qui hante tout le film. On pourrait penser qu’il est plus libre. Mais en même temps, il se retrouve d’autant plus prisonnier de la société dans laquelle il vit. Je crois que la scène du lac fonctionne comme une «métaphore » de purification. |
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