Dans
Chambre 1408, le réalisateur suédois
Mikaël Håfström enferme
John Cusack dans une chambre maudite de l’hôtel Dolphin. De passage à Londres, il nous accorde un entretien téléphonique afin d’en savoir un peu plus sur la genèse de cette adaptation à tendance claustrophobe d’une nouvelle de
Stephen King…
Alors que
John Cusack et
Samuel L. Jackson nous acceuillent eux carrément dans LA Chambre 1408 !!
=> Suivre les acteurs dans la Chambre 1408…
Alors, tout d’abord, vous dormez bien dans votre chambre d’hôtel à Londres ?
(Rires) Oui, je n’ai heureusement pas développé de phobie aux chambres d’hôtel à la suite de ce projet. Le room service est excellent !
Qu’est-ce qui vous a attiré dans Chambre 1408 ?
Pas mal de choses en réalité ! Mais en premier lieu, le fait que le film se déroule dans un hôtel. J’ai toujours été fasciné par ces lieux. Et puis, c’est un thriller original, avec des éléments de film d’horreur... Sans compter le défi à relever d’avoir un film centré si fortement sur un seul personnage… Un défi pour moi, mais aussi pour le comédien bien évidemment.
En parlant du comédien, comment avez-vous choisi John Cusack ?
J’ai très vite pensé à lui… Je l’avais vu dans
High Fidelity notamment, et son talent m’a convaincu. Il fallait un acteur assez charismatique et talentueux pour porter 1h30 sur ses épaules. Il a vraiment été mon premier choix, je n’ai envisagé personne d’autre avant de lui envoyer le script.
Vous connaissiez la nouvelle de Stephen King avant de lire le script ?
Non, en fait j’ai d’abord lu la première ébauche du script avant d’apprendre que c’était tiré d’une nouvelle de
Stephen King. Je me suis évidemment jeté dessus tout de suite après, d’ailleurs
Stephen King avait mis une lecture de la nouvelle sur internet, qui était très chouette.
Comment s’est passé le tournage ?
Très bien, d’autant plus que John et Samuel avaient toujours voulu travailler ensemble. Je suis donc assez fier d’avoir été celui qui les a réunis. Ils sont tous les deux très professionnels et dégagent chacun beaucoup de charisme.
Quelles ont été vos inspirations concernant la partie horrifique du film, par ailleurs très efficace ?
Mon expérience sur mes précédents films m’a beaucoup aidé, surtout celle que j’ai acquise sur
Drowning Ghost, un film d’horreur. J’ai donc suivi la plupart du temps mon propre instinct. Mais j’ai grandi en admirant
Carrie de
Brian De Palma ou encore
Shining de Stnaley Kubrick, qui quelque part ont dû inconsciemment m’inspirer.
Vous-même, vous croyez au surnaturel ?
Non, mais je crois au phénomène. En fait, je n’ai jamais été témoin d’expériences surnaturelles ,mais le sujet me fascine, comme c’est le cas pour beaucoup de monde. En fait, je reste assez sceptique… Jusqu’à ce que je voie quelque chose de mes propres yeux.
Vous travaillez déjà sur un autre projet ?
Oui, ce sera un film situé dans la Chine des années 30. Je retrouverai
John Cusack pour l’occasion et j’aurais le plaisir de diriger la talentueuse et très belle actrice asiatique
Gong Li. Ce sera un thriller exotique avec un ton très épique... Le titre retenu pour le moment est
Shanghai...
Propos recueillis par téléphone par Jonathan Rabeute
(Décembre 2007)