Tulpan

Tulpan
L’esthétisme naturel de la vie nomade au Kazakhstan
Titre original : TULPAN (Allemagne)
Genre : Comedie - Duree : 1H40 mn
Distributeur : ARP Sélection
Sortie en salles le 04 Mars 2009
Année de production : 2008
Présenté en Sélection Officielle, Un Certain Regard au Festival de Cannes le 23 Mai 2008
Grand Prix de la sélection, Prix de la jeunesse.

Résumé du film Tulpan

A la fin de son service militaire dans la marine,Asa revient dans les steppes kazakhes vivre avec sa sœur et son beau-frère, un éleveur de moutons.Asa rêve de cette vie simple : une famille, une yourte, un élevage. D'abord, il faut qu'il se marie. Tulpan est la seule épouse possible dans ce coin désertique. Hélas, Tulpan ne veut pas de lui : elle trouve ses oreilles trop décollées...

1 vidéo : Tulpan

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Les avis sur le film Tulpan

 
 

    Notre critique : Tulpan

      L’esthétisme naturel de la vie nomade au Kazakhstan

    • Comme Au Cinema
      Comme Au Cinema

      Reconnu pour son art du documentaire, Sergei Dvortsevoy réalise son premier film, dans les steppes du Kazakhstan, où une famille a planté sa yourte.
      Dans cette sablière du néant, Asa veut rester. La vie citadine n’a aucun attrait pour lui. Son rêve est de construire comme il le répète si obstinément à Tulpan, un coin de paradis dans ce nulle part qu’est la steppe, pour s’y établir avec un troupeau et une femme aimante. Un rêve qu’il a symboliquement dessiné sur son col de marin, et qui est bien loin de celui de son neveu qui projette d'habiter à la ville. A travers l’antithèse de ces deux personnages mais également par la dualité même d’Asa, Tulpan illustre, à demi mot, la confrontation tradition/modernité ainsi que l’écartèlement de l’individu entre le désir de conserver une vie en accord avec son environnement naturel et la tentation de quitter l’âpre quotidien pour le monde urbanisé. C’est les chansons de Boney M, sur lesquelles le neveu chante à tue tête contre le chant traditionnel répété jusqu’à saturation par la petite fille, et le beuglement des moutons contre le moteur de la machine. La ville qui n’est évoquée que par le discours et dont l’image n’apparaît jamais à l’écran, se dessine en filigrane et devient tour à tour pour Asa, tentation, menace et obstacle.

      Avec des accents dramatiques toujours dynamités par le rire (le leit-motiv des oreilles d’Asa et du prince Charles) et un réel souci d’authenticité, Tulpan bouillonne d’une sincérité qui affaisse la barrière géographique et rayonne d’une lumière universelle. Là où le réalisateur de Bouzkachi, Le Chant Des Steppes avait choisi l’artifice sous la coupe du conte pour aborder les steppes désertiques, Tulpan déploie un esthétisme naturel qui désarçonne et séduit. Le cinéma parvient ici à s’approprier ces paysages en délivrant un hymne ardent à la vie par l’utilisation de plans séquences amples et par une mise en scène dépouillée. La vie n’a jamais été aussi présente que chez ses personnages nomades, une vie qui bat au rythme du vent des sables, des cris fébriles d’animaux et de la beauté des étendues désertiques.
      Thérèse Di Campo

    Critiques : Tulpan 4 étoiles

    • Positif
      Positif

      " (…) une sublime galerie d’hommes qui sont nos invisibles contemporains. "
      F.Gz (article entier disponible dans Positif n°569-570, page 108)
    • les Inrocks
      les Inrocks

      " Tulpan est un film prenant. (…) Une scène sidérante, qui échappe à la fois au fil du récit et à la vraisemblance irradie l’ensemble. "
      Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°692, page 50)
    • Ouest France
      Ouest France

      " Du cinéma minimaliste et contemplatif sur un monde au carrefour des changements. "
      (article entier disponible dans Ouest France du 04/03/2009)
    • Métro
      Métro

      " Les trognes des personnages, la beauté de la steppe balayée par les nomades font tout le charme de ce film sympathique en diable."
      J.L. (article entier disponible dans Metro du 04/03/2009)
    • Première (Pour)
      Première (Pour)

      " Sous ses airs de fable sentimentale, Tulpan s’avère un brillant décryptage du monde actuel et de ses profonds bouleversements.
      A.M (article entier disponible dans Première n°385, page 73.)

    Critique Cannoise : Tulpan 4 étoiles

    • Libération
      Libération

      " (…) c’est un document brut sur ce coin de la Terre, béni des dieux et oublié des hommes. (…) Voilà un solide prétendant à la caméra d’or. "
      Olivier Séguret (article entier disponible dans Libération du 24/05/2008)

    Interview de Sergey Dvortsevoy

    A l'origine, vous étiez ingénieur radio. Comment en êtes-vous venu à vous inscrire au cours supérieur de cinéma à Vgik en 1990, période très troublée en Russie ?
    J'ai travaillé neuf ans dans un aéroport au Kazakhstan. Nous faisions des vols d'essais, testions le matériel. J'en ai eu assez, c'était la routine. Je connaissais les avions par cœur. Un soir, j'ouvre le journal local et je vois que quiconque souhaitant s'inscrire au Cours Supérieur de cinéma à Vgik devait leur envoyer un essai.Alors, n'ayant rien de mieux à faire, et sans approfondir, j'ai écrit quelque chose et je l'ai envoyé à Kazakhfilm. Ils m'ont télégraphié pour que je vienne passer l'examen d'entrée. J'ai réussi l'examen et j'ai été admis à Moscou. Je n'avais pas particulièrement envie de devenir réalisateur. Si le journal avait dit "Inscrivez- vous au cours de danse", j'aurais fait exactement la même chose parce que je m'ennuyais. Je n'ai jamais rêvé de faire des films.Je n'avais jamais touché à une caméra.Je ne savais même pas vraiment prendre des photos. Je ne m'intéressais pas non plus vraiment à l'art. En fait, je lis beaucoup. Comme vous le savez peut-être, les Russes sont par tradition de grands lecteurs. Mais je ne connaissais pas grand-chose au cinéma et rien du tout au documentaire. Dès mon inscription,l'Union Soviétique s'est disloquée.Je me souviens qu'au moment où ils ont apporté les journaux, nous nous jetions dessus, totalement sidérés. Kazakhfilm m'a envoyé à Moscou. On m'avait donné une bourse et quand l'Union Soviétique fut désintégrée, je n'ai plus eu aucun moyen pour vivre. Il a alors fallu que je m'en sorte par différents moyens. En y réfléchissant, tout est possible dans la vie. Prenez mon cas. J'ai commencé à faire des films à 31 ans, alors qu'à 28 ans, cela ne m'intéressait même pas.
     

    Critiques

    Moyenne :  étoiles
    Comme au Cinema 3 étoiles
    Positif 4 étoiles
    Métro 4 étoiles
    Première (Pour) 4 étoiles
    Ouest France 4 étoiles
    les Inrocks 4 étoiles
    Libération 4 étoiles
    Le Monde 3 étoiles
    Les Cahiers du cinéma 3 étoiles
    Le Nouvel Observateur 3 étoiles
    Libération 3 étoiles
    Positif 3 étoiles
    Studio CinéLive 3 étoiles
    Télérama 3 étoiles
    Brazil 3 étoiles
    TéléCinéObs 2 étoiles
    Le Journal du Dimanche 2 étoiles
    Première (contre) 1 étoiles

    Voir en détail

    Avis des Spectateurs

    Moyenne :  étoiles
    15 avis 4 étoiles
    13 avis 3 étoiles
    10 avis 2 étoiles
    13 avis 1 étoiles

    Casting : Tulpan

      Réalisation
    Realisateur
      Scénario
    Scenariste
    Scenariste
      Acteurs
    Asa
    Ondas
    Sama
    Boni
    Maha
    Nuka
    Patron
     

    Box-office au 08 Janvier 2010

    • Paris 14h : 180 entrées
    • 1er jour IDF : 882 entrées
    • 1ère semaine IDF : 9 455 entrées
    • Cumul IDF : 18 152 entrées

    • 1ère semaine France : 20 953 entrées
    • Cumul France : 49 619 entrées