Résumé du film Twentynine palmsDaniel est photographe indépendant et Christine, jeune femme sans emploi. Le couple débarque à Los Angeles à la recherche d'un désert pour les décors d'un magazine. Ils passent leurs journées à copuler n’importe où, n’importe quand, et à se disputer pour mieux se réconcilier après. 5 vidéos : Twentynine palmsGalerie Photos : Twentynine palmsLes avis sur le film Twentynine palms
Critiques : Twentynine palms -
Les Cahiers du cinéma :
"Twenty nine Palms est l’histoire de l’échec d’une odyssée, contée avec une radicale absence de complaisance, et une très intense sensibilité à ce qui se joue à chaque instant, aux confins du physique le plus trivial et des abîmes du symbolique. "
Jean-Michel Frodon (article entier disponible dans Les cahiers du cinéma n°582, page 20).
Première :
"Metteur en scène résolument non psychologique et non romanesque, il enregistre avec une fixité impassible la bête humaine en mouvement. "
Olivier De Bruyn (article entier disponible dans Première n°319, page 28.)
Studio Magazine :
"Le cinéaste pensait inventer une nouvelle mise en scène de l’étrange. En fait, il réalise un film long et désincarné, sans enjeux, sans affect, qui bascule vite dans l’apologie de l’ennui et de l’esbrouffe."
M.R. (article entier disponible dans Studio Magazine n°192, page 36)
CinéLive:
"Hiératique, psychologiquement autiste, forcément signifiant puisque abstrus, voilà le prototype de l’œuvre autocentrée, propice à toutes les masturbations critiques."
Philippe Paumier (article entier disponible dans Cinélive n°71, page 64)
Les Inrocks :
"Un long voyage pour pas grand chose, pourra-t-on penser. Mais peut-être aussi une étape nécessaire dans l’évolution d’un cinéaste singulier."
Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°407, page 42)
Télérama :
" Road-movie nihiliste, le troisième opus de Bruno Dumont franchit l'Atlantique et divise nos critiques."
Pierre Murat (article entier disponible sur le site de Télérama)
Chronic’art :
" le cinéaste s’est enfin détaché de ce mysticisme des trognes, de cette fascination complaisante pour les figures de simples d’esprit qu’il surplombait de sa caméra et qui, au delà d’un indéniable talent, rendaient La Vie de Jésus et L’Humanité si déplaisants. "
Jean-Sébastien Chauvin (article entier disponible sur le site de Chronic’art)
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Stéréo 2.0 Anglais, Français
Sous-titres : Français, Anglais
Bonus :
- Making Of " (34 mn)
- Interview du producteur (21 mn)
- Projets d’affiche
- Bande-annonce
- Chapitrage Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
|---|
| 4/5 | 4/5 | 3/5 | 3/5 | 3/5 |
Test DVD
Ovni cinématographique, expérimentation dans l'horreur, le sexe et l'innommable, le film de Bruno Dumont avait fait couler bien d'encre lors de sa sortie en salle, divisant presse et spectateurs en deux clans bien distincts. Sa sortie en DVD risque sans doute de faire moins d'émules, car le coffret n'a rien de provocateur ni de dérangeant ; si ce n'est cette extrême lenteur, ce regard porté sur les choses et la vie, ces longs plans vides et interminables, cette aridité dans le paysage, dans l'histoire et dans les sentiments. Le DVD s'ouvre sur un de ces longs travellings, vue de la voiture du héros rythmée par la musique country. Pas de personnages, pas de paroles, rien que la nature froide et aride d'un paysage désertique. Un plan si long que l'on croit avoir lancé le film par inadvertance. Pourtant, après un fondu au noir, le titre, en grosses lettres blanches, envahit l'écran, traînant son poids de désolation -et de sous entendu à la deuxième vision du film. Un titre qui laisse finalement place au menu principal, image fixe, où les couleurs fades se mélangent comme pour n'en former plus qu'une, énième photographie d'un paysage vide de toute nature et de toute vie. L'absence de musique choque ; le long silence qui emplit la pièce dérange et met (déjà) mal à l'aise : le spectateur est prêt à se prendre le film en pleine face. Un long métrage par ailleurs assez bien rendu, le dolby stereo étant largement suffisant pour le peu de dialogues.
 Du côté des suppléments, la lenteur inhérente au film vient bercer l'ensemble d'un regard introspectif. L'interview du producteur souffre d'un manque de rythme évident : long monologue filmé en plan fixe, seulement égayé par de rares plans de coupes, bercé par la voix monocorde de l'interviewé… Même le plus curieux des spectateurs frôle rapidement l'ennui. Enchaînement d'images amateurs et son pris sur le vif, le making of prend son temps pour montrer les paysages, les repérages, le tournage, et laisse parler le réalisateur de tout et un peu de rien. Une lenteur et une platitude qui finalement fait le charme du film, et du reportage. En bref, ceux qui ont aimé le film vont apprécier le DVD. Quant aux autres… Aurélie Maulard ENTRETIEN AVEC BRUNO DOMONTQu'est ce qui vous a conduit jusqu'à la petite ville de Twentynine Palms, dans le désert californien, bien loin de Bailleul où vous avez tourné vos précédents films ?
"J'avais envie d'aller voir ailleurs, de partir à l'aventure. Ce n'était pas facile car je viens d'un pays, le Nord, qui m'a permis de faire deux films, et il paraissait cohérent que je continue dans cette voie. Mais je ressentais le besoin de changer d'espace, d'ingrédients, de couleurs…. Comme l'impact du cinéma américain sur le public est un phénomène qui m'intéresse beaucoup par son ampleur planétaire, j'ai commencé à travailler sur un projet intitulé"The End", reprenant les personnages, les codes et les paysages typiques du cinéma américain. Et c'est en partant en repérages à la recherche de décors en Californie que j'ai eu un véritable choc. Le désert de Joshua Tree, près de Twentynine Palms, m'a véritablement fasciné. J'y ai passé quelques jours et, à mon retour, j'ai écrit Twentynine Palms en deux semaines alors que, en général, il me faut bien deux ans pour écrire un scénario" |
|
|