« Dog Day Afternoon, qui s’inspire d’un fait divers et fut tourné à Brooklyn dans le quartier même où il s’était déroulé, relate, comme The Anderson tapes, l’histoire d’un cambriolage (une attaque de banque cette fois), mais le gang est aussi amateur et dérisoire que celui d’Anderson était professionnel. Les trois malfaiteurs qui le composent, et dont c’est le premier coup, ont besoin d’argent (la réalité dépasse la fiction !) payer l’opération transsexuelle de l’un d’eux. Si le film repose en grande partie sur l’interprétation d’Al Pacino, qui devient vite un solo virtuose (malgré l’excellence de ses deux complices, John Cazale et Chris Sarandon dans un rôle difficile), il dépasse de beaucoup le simple numéro d’acteur comme le suspense ordinaire pour accéder à une véritable à une véritable réflexion sur les rapports des médias et du public, le pouvoir de la télévision de créer des « héros » instantanés et de transformer tout évènement en spectacle, la tendance qu’elle encourage au voyeurisme blasé ou cynique.