Un coeur simple

    en DVD le 22 Octobre 2008
Une brillante adaptation du conte flaubertien
Un film de avec et
Titre original : UN COEUR SIMPLE (France)
Genre : Drame - Duree : 1H45 mn
Distributeur : Rezo Films - Editeur DVD : France Télévisions Distribution
Sortie à la Vente en DVD le 22 Octobre 2008
Sortie en salles le 26 Mars 2008
Année de production : 2007
Avis spectateurs : 2 étoiles 2.35 / 5 (130 notes)

Résumé de Un coeur simple

Félicité est une femme qui consacre sa vie aux autres. Sans abnégation, sans sacrifice mais avec l’amour immense dont elle est dotée et qu’elle offre à ceux qui ont la chance de la croiser et de la comprendre. Elle aimera successivement et avec une même intensité Théodore qui la trahira, Clémence dont l’affection lui est interdite, Victor qui va disparaître, Dieu qu’elle découvre tardivement et pour finir Loulou, un perroquet. Au centre de cet univers se tient Mathilde, sa maîtresse, la clé de voûte d’une vie qu’elle se construit avec détermination.
Libre adaptation du roman éponyme de Flaubert.

Photos de Un coeur simple (7)

Critiques

Moyenne : 2 étoiles (2.44 / 4)
Comme au Cinema 3 étoiles
Studio Magazine 3 étoiles
CinéLive 3 étoiles
L'express 3 étoiles
VSD 3 étoiles
TéléCinéObs 3 étoiles
Le Nouvel Observateur 3 étoiles
A Nous Paris 3 étoiles
Le Point 3 étoiles
Première 3 étoiles
Le Monde 2 étoiles
Positif 2 étoiles
Technikart 2 étoiles
Elle 2 étoiles
Le Journal du Dimanche 2 étoiles
20 Minutes 2 étoiles
Télérama 2 étoiles
Les Cahiers du cinéma 2 étoiles
Les Inrocks 1 étoiles

Voir en détail

Avis des Spectateurs

Moyenne : 2 étoiles (2.35 / 5)
35 avis 4 étoiles
20 avis 3 étoiles
31 avis 2 étoiles
44 avis 1 étoiles

Caractéristiques du DVD

Bonus
- Making of de 52 min
- 2 courts-métrages de la réalisatrice

Notes Techniques

SonImagePackagingMenuBonus
4/54/53/53/53/5

Notes de Prod. de Un coeur simple

Notes de tournage...

Le 18 Juillet 2007 - et chez Flaubert

Les deux actrices françaises partageront l’affiche dans Un Cœur Simple, adaptation d’un conte de Flaubert par .

, déjà comédienne et scénariste, est passée pour la première fois derrière la caméra pour réaliser Un Coeur Simple, tourné entre le 14 mai et le 10 juin.

Entretien avec Marion Laine

Un Cœur Simple est votre premier long-métrage. Quel est votre parcours ?
Après le bac, je suis montée à Paris sous prétexte d’apprendre l’Arabe à la Sorbonne ; études que j’ai vite abandonnées pour m’inscrire à des cours de théâtre. Cela partait d’une envie de m’exprimer, une intuition. Je n’allais pourtant que très peu au cinéma, jamais au théâtre et la télé ne m’intéressait pas. J’étais d’une naïveté et d’une ignorance absolue en débarquant de ma province. J’ai appris et je me suis passionnée. C’est devenu ma vie. Il m’a fallu un certain temps pour comprendre que ce que je voulais vraiment, ce n’était pas jouer mais réaliser. J’ai tourné plusieurs courts-métrages, puis j’ai développé quatre scénarios de longs-métrages.

Entretien avec Sandrine Bonnaire

Parlez-nous de votre rencontre avec . Comment vous a-t-elle parlé de son projet ?
Je connaissais Marion, elle m’avait présenté un projet que j’avais refusé. Quelque temps après, elle m’a proposé Un Coeur Simple. Je n’avais jamais lu ce conte de Flaubert, et la première version du scénario a retenu mon attention. J’étais touchée par cette histoire, et intéressée par l’évolution de la relation entre ces deux femmes, Félicité et Madame Aubain. Mais cette mouture avait ses petites faiblesses. Je trouvais le traitement de la première partie beaucoup trop long, on prenait Félicité à l’âge de 18 ans, et je me voyais mal incarner une jeune fille de cet âge. Nous avons eu quelques séances de réécriture, puis Marion a peaufiné une version définitive qui m’a beaucoup plue. Pourtant j’avais encore quelques réticences, Félicité me paraissait loin de moi. Je déteste la campagne, je ne me voyais pas tuer le cochon ou plumer une poule, et j’ai peur des vaches ! En même temps, j’étais attirée par la force qui habite cette femme, sa volonté à aimer la vie, malgré tout. Je me reconnaissais dans son optimisme sans failles. Continuer à se battre et à avancer, quoi qu’il arrive, ce pourrait être ma devise.

Entretien avec Marina Foïs

Connaissiez-vous le conte de Flaubert dont s’inspire ce film ?
Non. Je l’ai lu après avoir lu le scénario. Je ne connaissais que Madame Bovary et L’Éducation Sentimentale, que j’ai relus avant de tourner. J’ai lu aussi Bouvard et Pécuchet, et feuilleté la correspondance. J’ai découvert chez Flaubert ce qui m’avait échappé à l’adolescence, beaucoup d’ humour et une certaine trivialité. Ce qui m’a autorisé une forme de liberté dans le jeu, dans le sens où, si lui s’accorde dans son écriture de la légèreté, de la drôlerie, quelques impolitesses et des choses pas jolies, alors j’y ai droit pour l’interpréter. Ca m’a sans doute servi pour me défaire du poids « film d’époque avec beaux costumes »... J’ai aimé dans l’adaptation de tout ce qu’elle y a mis de personnel, faisant sienne cette histoire. Au fond, son scénario est une « interprétation » du Coeur simple, ce qui lui évite d’être dans l’illustration. Son écriture des deux personnages et de leur parcours témoigne de cette liberté. En développant l’histoire, elle enrichit Félicité et Madame Aubain de contradictions et de nuances, elle les rend « psychologiquement » plus complexes (je sais que le mot psychologie est considéré comme porno dans le monde du cinéma et du théâtre, mais je n’en vois pas d’autres pour évoquer de quoi sont faites ces femmes...). J’ai été notamment sensible à tous les contrepoints qu’elle offre à Madame Aubain. Àu-dela de la froideur décrite par Flaubert, on découvre une femme murée dans ses contradictions et ses empêchements. Le carcan social n’est rien à côté de son propre carcan. On perçoit mieux comment cette femme s’est enfermée en elle-même, comment elle est empêchée par sa propre histoire.

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