Contre l’avis de son entourage,
Bourvil entame, dès 1963, une collaboration avec le cinéaste controversé
Jean-pierre Mocky. UN DRÔLE DE PAROISSIEN est leur premier film. L’acteur y incarne Georges Lachesnayen un aristocrate de la vielle école, qui se refuse à travailler. Mais face à une situation financière de plus en plus critique, il croit recevoir une révélation divine : piller les troncs d’église. Séduit par le personnage,de Lachesnaye, qui lui offrait l’occasion d’élargir son registre,
Bourvil accepta de tourner ce film satirique et grinçant et d’y participer financièrement. Pour les scènes de pillages des troncs, Mocky souhaite tourner dans 25 églises différentes. Lorsqu’il demande l’autorisation à la Centrale Catholique, il essuie un refus sévère ! L’idée du pilmlage de troncs déplaît. Jouant le tout pour le tout, Mocky menace de tourner le film sur l’histoire du curé d’Uruffe (authentique fait-divers dans lequel un prêtre avait ouvert au couteau le ventre d’une femme qu’il avait mise enceinte). Le « chantage » fonctionne et Mocky peut tourner sur les lieux même de l’histoire.