Une chaude soirée d’été commence sur le balcon de l’appartement berlinois de Nike. Katrin, son amie, est déprimée. Elle est sans emploi et ne peut donc pas payer une nouvelle paire de baskets à son fils. Qu’importe, sa copine est là pour la consoler à coups de Vodka. Une manière pour Nike d’oublier que de son côté, c’est l’amour qui lui manque.
Entre le manque d’affection de l’une et les problèmes financiers de l’autre, le ton de cette comédie dramatique reste gentillet mais vrai. Les spectateurs apprécieront la mise en scène à la fois simple, douce et chaleureuse. Une réelle histoire d’amitié entre deux femmes qui approchent de la quarantaine. Mais, le vrai thème du film est : l’amour… L’amour, qui n’a pas d’âge, traverse le temps et les époques. Tous les personnages sont confrontés, à un moment ou un autre, aux joies et aux peines de ce sentiment intense.
Une intrigue qui reste crédible notamment parce que les doses d’événements dramatiques sont injectées avec parcimonies dans la vie des deux héroïnes. Nike et Katrin sont confrontées, l’une comme l’autre, à des difficultés qui peuvent toucher n’importe qui : le chômage, la muflerie masculine, l’alcoolisme… Ces situations, proches de la réalité, ne sont pas dramatisées : ce qui les rend encore plus authentiques. Le film tire donc sa force de la justesse du déroulement des péripéties des deux amies.
Une plongée au cœur d’une crise que pourrait traverser n’importe quelle femme qui approche de 40 ans et qui considère que sa vie n’est pas une réussite.
Les quelques longueurs de la narration pourraient obscurcir le développement de l’histoire, mais les deux comédiennes sont là. Elles portent le film de bout en bout notamment grâce à leur jeu sincère et naturel.
Le long-métrage reste doux comme le vent chaud que l’été apporte dans les grandes villes.
Emilie Chamoreau