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Un été avec Coo, c’est un peu comme se promener dans un jardin japonais par un jour d’été : c’est beau, c’est calme, c’est reposant et ça fait du bien.
Le réalisateur Keiichi Hara nous livre une adaptation simple et poétique des romans de Masao Kogure, sortis il y a trente ans et jusque-là restés dans l’anonymat.
La qualité de l’animation reste encore bien loin de la perfection des films d’Hayao Miyazaki, mais les paysages sont très réussis. Le personnage de Coo, cette petite créature fantastique tout droit sortie du folklore fantastique japonais, un mélange de grenouille, de tortue, d’oiseau et d’épouvantail, est tout simplement adorable. On s’attache très vite à ce petit kappa et on se prend à vouloir le consoler et le protéger de ce monde cruel, violent et bétonné qui ne laisse aucune place à l’imaginaire et aux yôkai, un monde bien loin de l’ère d’Edo dans laquelle vivaient Coo et son père.
Dans la veine des contes de Grimm ou d’Andersen,
Un été avec Coo est une œuvre forte, dure, parfois tragique, mais qui ouvre une perspective d’espoir pleine d’innocence et de douceur en nous rappelant combien nos croyances enfantines étaient réconfortantes. C’est une jolie rencontre, 2h15 de vacances au Japon.
Nous aussi on aimerait bien passer un été avec Coo !
Stéphanie Munier