Les personnages de mon film ne font pas le tri entre ce qu’ils ont vécu et ce qu’ils n’ont pas vécu. Ils se situent quelque part entre fantasme et fuite en avant. Ils se sont portés disparus un beau matin, se sont perdus. Et on les a perdu...
La genèse de mon film me vient de loin, de ma vie d’avant au Liban, du sentiment exaltant d’être partie, d’avoir renoncé à être une fille de bonne famille, d’avoir refusé la normalité. Elle me vient aussi de mon goût pour l’univers accidenté de l’écrivain William Vollmann. Elle me vient surtout de mes projections sur le photographe marseillais Antoine d’Agata, sillonnant le monde en prédateur... Et de ma rencontre avec lui.