Comment est né
Le Naufragé ? Où, déjà, il est question de la présence des femmes...
J’étais parti faire une petite virée dans le Nord de la France avec une amie, sur les traces des films de Maurice Pialat et de Bruno Dumont. Et à la toute fin du week-end on a atterri à Ault, complètement par hasard. J’ai tout de suite été fasciné par cette petite station balnéaire perdue au milieu de ces immenses falaises. J’ai été séduit par la douceur de la lumière et son atmosphère mélancolique, transfigurée à chaque rayon de soleil. J’y suis retourné plusieurs fois, à différentes saisons. Je l’ai même traversée à vélo à l’occasion d’une course cycliste. Et à chaque fois, j’ai été transporté. J’ai alors proposé à trois amis réalisateurs d’écrire chacun un film, dont Ault serait le décor unique. C’est dans ce cadre-là que j’ai écrit
Le Naufragé. Finalement, on a reçu une aide de la région Picardie, qui nous a permis de tourner les films en pellicule. En travaillant sur les films de mes amis, je me suis familiarisé avec les lieux, j’ai rencontré des gens que j’ai eu envie de filmer, comme Bouboule, le patron du bar où l’on prenait nos repas, ou
Marie Picard, la gardienne de la résidence où l’on dormait. Leur rencontre m’a conduit à réécrire le scénario pour les faire participer à certaines scènes et ancrer plus profondément encore le film à Ault.