Condamné pour viol, le champion de boxe poids lourd, James "Iceman" Chambers (Ving Rhames) est envoyé en prison. Un prisonnier en chef (
Peter Falk) décide d'organiser un combat entre ce dernier et le champion de boxe de la prison, Monroe Hutchen (
Wesley Snipes).
L'AVIS DE LA REDACTION
Mieux vaut prévenir d'entrée : si vous n'aimez pas la boxe, le rap, les films typiquement américains,
Wesley Snipes, et que les insultes à toutes les phrases ne vous font pas mourir de rire… n'espérez pas de miracle avec INVINCIBLE.
Quant à ceux qui seraient tout de même tentés d'aller le voir, car le nom de
Peter Falk, le légendaire Lieutenant Columbo, figure à l'affiche, il ne vaut pas le déplacement. Certes son interprétation n'est pas mauvaise, mais cela ne relève pas le niveau du film. L'histoire est plate : un combat de boxe est organisé entre deux poids lourds de la boxe, "Iceman" et Monroe Hutchen, respectivement incarcérés pour viol et meurtre. Celui qui gagnera deviendra "invincible". Comme l'on peut s'y attendre, l'affrontement a bel et bien lieu et l'un des deux met une pattée à l'autre. Autour de tout cela on peut déceler une réflexion sur l'honneur, mais cette dernière n'est ni subtile, ni bien profonde.
Alors, lorsque l'histoire se termine, on ne peut s'empêcher de se dire : "tout ça, pour ça !". Inutile de vous préciser qu' INVINCIBLE n'est pas le nouveau grand succès de l'année, c'est d'ailleurs tout juste s'il sera celui de la semaine.
Caroline Mathivet
ENTRETIEN AVEC Walter Hill
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Comment INVINCIBLE est né dans votre imagination ?
INVINCIBLE est né d'une banale discussion entre David Giler et moi. Nous étions entrain de déjeuner quand entre deux souvenirs, je ne sais trop pourquoi, nous avons évoquez les problèmes que Mike Tyson rencontrair avec la justice. A une époque, les studios hollywodiens comptaient même en extraire un film. Nous nous sommes alors mis à imaginer le film en question tel que nous l'aurions fait. Nous sommes ensuite partis du même point de départ, les accusations de viol, pour rédiger un scénario original, finalement très différent des faits réels. INVINCIBLE ne raconte pas un épisode de la vie Mike Tyson. Petit à petit, le rpojet s'est mis en place indépendamment de toute production, sans soutien financier. David Giler et moi l'avons écrit tous seuls, dans notre coin, à nos domiciles respectifs.
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Est-il posible de prendre INVINCIBLE au second degré, comme une sorte de satire à froid du monde de la boxe?
D'une certaine façon, pourquoi pas? Surtout que la boxe partage désormais avec le catch, du moins tel qu'il se pratique aux Etats-Unis, le même goût pour le spectacle, l'extravagance, l'esbroufe.
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N'étant ni franchement mauvais, ni tout à fait bons, les protagonistes d'INVINCIBLE ressemblent beaucoup à ceux de vos précédents films. Tous gris ou presque...
La presse américaine m'a d'ailleurs beaucoup reproché ça, de préférer des personnages entre deux eaux, ambigüs, à d'avantage de mélodrame, de sentiment. Donner toutes les vertus du monde à quelqu'un et charger l'autre de manière à le transformer en monstre authentique ne ma paraît pas très crédible. Pas très morale non plus finalement.
FICHE ARTISTIQUE
Wesley Snipes : Monroe Hutchen
Ving Rhames : James 'Iceman' Chambers
Peter Falk : Emmanuel 'Mendy' Ripstein
Fisher Stevens : James Kroycek
Michael Rooker : Gardien de prison
L’AVIS DE LA PRESSE :
Les Cahiers du cinéma :
" Surpassant aisément la moyenne des séries B actuelles, INVINCIBLE offre surtout à Hill l’occasion de revenir à ses premières amours : la boxe et les combats sauvages à mains nues (LE BAGARREUR, 1975). (…) Wesley Snipes et Ving Rhames transforment la moindre scène psychologique en grand moment de tension animale."
Vincent Malusa (article entier disponible dans
Les cahiers du cinéma n°570, page 87).
Première :
" Avant, on appelait ça un film d’exploitation ; aujourd’hui, on appelle ça un "direct video", autrement dit une série B formatée pour un public spécifique qui dévore des films de genre devant des pizzas. Inutile de prendre des gants : le nouveau Walter Hill est raté (on appelle ça un euphémisme)."
C.N. (article entier disponible dans
Première n°305, page 46.)
CinéLive:
"On pouvait s’attendre au pire de la part d’un vétéran de la castagne macho, mais c’est le Walter Hill des GUERRIERS DE LA NUIT que l’on retrouve ici : efficacité sèche et rugueuse, personnages sanglés sans être manichéens, atmosphère flambée à la testostérone… (…) On peut rester insensible à la virile paluche, mais ça serait idiot de se priver d’une série B plus subversive que le lot d’âneries estivales."
Philippe Paumier (article entier disponible dans Cinélive n°59, page 50)