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Il paraît que 20 ans c’est le plus bel âge, une idée très romantique qui a été célébrée de belle manière à Cabourg. "Car Cabourg c’est la convivialité. Notre Festival est le seul de cette importance où le public peut rencontrer d’aussi près les vedettes d’aujourd’hui et de demain" dixit le maire.
Et il a bien raison puisque sont passés par exemple
François Ozon,
Marion Cotillard,
Vincent Lindon,
Jean Dujardin,
Aure Atika ou
Philippe Harel en plus des différents jurés.
Nils Tavernier a d’ailleurs été un président de jury drôle et disponible pour tout le monde, la séduisante
Caterina Murino (future James Bond girl) était tout sourires. Certaines équipes de films ont d’ailleurs prolongé sur le trottoir les discussions avec le public. J’essaie quelques pas de danse avec
Alysson Paradis et je retrouve
Dinara Droukarova entre deux projections : le Festival du Film de Cabourg, ses Journées Romantiques et ses Journées Européennes, vit son vingtième anniversaire.
Le Festival débute à peine que
Caterina Murino et
Catherine Jacob sont déjà interviewées en direct à la radio, et le jury de la jeunesse avec
Alysson Paradis est suivi par une caméra de télévision. "Le romantisme est un appel aux sens et aux sentiments; c’est des larmes, des rires, des éclats de rires, des drames dans sa vie mais aussi sur les écrans". Déjà le premier film projeté avait fait l’unanimité.
Echo Park, L.a. nous fait suivre Magdalena et Carlos qui chacun de leur côté découvrent l’amour tout en étant rejetés par leurs familles. Portrait intime d’adolescents et même temps que celui d’un quartier latino de Los Angeles, ce film est à voir dès le 5 juillet.
Après la grande première à Cannes,
Julie Bataille et
Leïla Bekhti (remarquée dans le
Sheitan) ont été les ambassadrices de
Paris Je T’aime choisi comme film d’ouverture.
Alexandra Lamy et
Gilles Lellouche sont venus présenter
On Va S’aimer et
Benoît Cohen avec
Eléonore Pourriat et
Mathieu Demy ont fait découvrir
Qui M’aime Me Suive. Deux films avec des trentenaires qui ont des coups de foudre ou qui veulent changer de vie tout en provoquant des remous chez leurs amis. Le romantisme sous toutes ses formes se trouvait dans les avant-premières de
Leçons D’amour à L’italienne, de
Les Irréductibles avec
Jacques Gamblin et
Anne Brochet, de
Fantômes avec
Aurélien Recoing; ou de
Avril où
Sophie Quinton,
Nicolas Duvauchelle et
Clément Sibony sont tous arrivés que de blanc vêtus.
Le jury des courts-métrages présidés par
Xavier Beauvois (
Le Petit Lieutenant) ; avec notamment
Bruno Todeschini,
Clémence Poésy (
Harry Potter Et La Coupe De Feu),
Michaël Cohen,
Mélanie Laurent (
Dikkenek), et des cinéphiles a remis les prix suivants :
-meilleur réalisateur :
Maryline Canto pour
Fais De Beaux Rêves (avec
Dinara Droukarova et
Antoine Chappey).
-mention spéciale :
Des Putes Dans Les Arbres de
Emmanuelle Huchet.
-meilleure actrice : Thérèse Roussel pour
Béa de
Romuald Beugnon.
-meilleur acteur : Aymeric Cormerais pour
Béa de
Romuald Beugnon.
Pour les films en compétition le président
Nils Tavernier était entouré que de femmes :
Caterina Murino,
Brigitte Roüan,
Catherine Jacob,
Julie Lopes-curval,
Pascale Roze (écrivain) et
Soledad Bravi (illustratrice).
-grand prix :
Bahia, Ville Basse de
Sergio Machado.
-mention spéciale :
Echo Park, L.a. de
Richard Glatzer et Wash Westmoreland. (déjà grand prix et prix du public à Sundance 2006).
Pour le jury de la jeunesse avec 6 lycéens, l’actrice
Alysson Paradis, l’écrivain et scénariste Arnaud Catherine et le réalisateur
Safy Nebbou :
-prix de la jeunesse :
Bahia, Ville Basse de
Sergio Machado (déjà prix de la jeunesse à Cannes 2005).
-mention spéciale :
L’immeuble Yacoubian de
Marwan Hamed.
Les Swann d’or ont été remis à :
-meilleure actrice :
Cécile De France (
Fauteuil D’orchestre).
-meilleur acteur :
Michel Blanc (
Je Vous Trouve Très Beau).
-révélation féminine :
Anna Mouglalis (
Romanzo Criminale).
-révélation masculine :
Lorant Deutsch.
A titre de palmarès personnel, plusieurs films découverts ont plus que répondu à l’attente et aux espoirs projetés sur leurs auteurs. Pleins feux sur deux réalisateurs belges dont les premiers films sont cultes pour certains : leurs seconds films sont de vraies réussites. On n’avait pas de nouvelles de
Pierre-paul Renders depuis son ovni
Thomas Est Amoureux, en voici. Son nouveau film
Comme Tout Le Monde prolonge le principe de vie par écran interposé. Jalil a curieusement toujours la même opinion que celle qu’exprimerait une majorité dans un sondage. Alors son appartement est truffé à son insu de caméras et une fausse fiancée lui fait tester plein de nouveaux produits pour le compte d’une entreprise d’études marketing (
Chantal Lauby et
Gilbert Melki). Voilà que notre président de la république lui-même (
Thierry Lhermitte) s’intéresse aux avis de Jalil pour sa campagne politique d’avant élection. Les scènes drôles sont accompagnées aussi de quelques dialogues qu font mouche : un pays sans opinion est un pays ingouvernable. Le film pose aussi la question de la manipulation des masses par un leader d’opinion.
Vincent Lannoo avait réalisé (avec les règles "Dogma 95") le film aussi malin qu’iconoclaste
Strass. Il était là avec l’acteur Carlo Ferrante pour un film autrement plus fort (qu’il aurait d’ailleurs pu appeler "Stress"). Il s’agit de
Un Homme Ordinaire qui fera l’effet d’un choc lors de sa sortie. Quelque part dans la lignée de
L’adversaire pour le quotidien fait de mensonges, de
C’est Arrivé Près De Chez Vous pour le monstre que l’on ne soupçonne pas chez un homme gentil, de
Calvaire pour ce que subit une victime et de
Fargo pour l’humour acide. George, un ami qui vous veut du bien, est marié et papa d’une fillette et il dirige un magasin de meubles. Une fois dans un accès de rage et de violence, il tue un automobiliste mais pas sa compagne. Il ne se décide ni à tuer ce témoin ni à la laisser en liberté… On n’en dit pas plus sur ce film sauf que
Un Homme Ordinaire est extraordinaire.
Black est le dernier film de Sanjay Leela Bhamsali, déjà réalisateur de
Devdas. Cette fois il délaisse l’univers coloré et musical style Bollywood pour livrer un gros mélodrame chargé d’émotions. Une jeune femme indienne sourde et muette nous raconte sa vie avec des images de toute beauté. Elle raconte comment un professeur à réussi à faire de l’enfant handicapée et inadaptée qu’elle était une femme ayant réussi à entrer à l’université. A force de méthode radicale et opiniâtre, il a réussi à la faire grandir et à l’ouvrir au monde. Maintenant c’est à son tour à elle de lui faire se souvenir des belles choses de sa vie car il est atteint de la maladie d’Alzheimer. C’est aussi le dernier film avec le célèbre
Amitabh Bachchan (le
Al Pacino indien), ce qui le rend d’autant plus intéressant.
Dans les courts-métrages les bonnes surprises sont venues de
Dérives de
Bill Barluet avec
Pierre Richard, de
Test de
Didier Rouget avec
Vincent Elbaz et
Romane Bohringer, et surtout de
Béa de
Romuald Beugnon où un jeune homme rend visite à une vieille dame seule le soir de Noël (double prix d’interprétation).
Dark Horse est le nouveau film de
Dagur Kari depuis
Noi Albinoi. Daniel est un tageur sans le sous en lutte avec le système, il devient cobaye médical quand il n’a plus de toit. Son ami Morfar est empoté et ne rêve que devenir arbitre de foot et d’une femme idéale. Un jour ils remarquent une jeune fille à la boulangerie aussi belle qu’insaisissable… Filmé en noir et blanc, l’humour loufoque laisse peu à peu place une bien belle histoire d’amour.
Emmanuelle Béart,
Sandrine Bonnaire et
Guillaume Laurent président ensemble le Festival du Film de Cabourg. C’est ensemble qu’ils ont débouché une bouteille sur une pyramide de flûtes pour une fontaine de champagne. Ce rituel est devenu maintenant une tradition d’années en années. Cabourg donne déjà rendez-vous l’année prochaine aux amoureux de cinéma.
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20e Festival Du Film Romantique De Cabourg 2006
Christophe Maulavé - © photos : Isabelle Vautier
(Cabourg, juin 2006 )