Comment est né ce projet ?
Le film est la suite naturelle des travaux que je mène depuis des années avec Simon Michaël. Nous avons le même goût des films noirs, aux intrigues à double ou triple détente. Alors que nous étions à la recherche d’une histoire forte et originale, d’une intrigue psychologique pour un combat d’hommes, Simon a eu l’idée de solliciter
Philippe Isard. Lui-même scénariste, il a aussi été flic dans une autre vie, et pendant plus de 15 ans en charge des «cabarets» à la Brigade Mondaine, autrement dit, des établissements de nuit à Paris. Nous sommes alors tombés d’accord sur l’idée d’inventer une histoire à partir de cette réalité de la nuit de Paris. En fait, il s’agissait bien de parler des gens qui «font» la nuit, pas de ceux qui la vivent. Nous entendions nous placer côté coulisses, derrière les comptoirs et pas sur les pistes de danse... Avec Simon Michaël et son sens de la construction dramatique et de ses dialogues justes et incisifs, et
Philippe Isard – et ses récits du réel complétés par des inventions dramatiques et une science des rapports humains –, j’étais bien entouré… Nous nous sommes alors lancés dans
Une Nuit, celle de Simon Weiss, le personnage interprété par
Roschdy Zem.