Deux ans auparavant,
Marie fomentait avec d’autres une expédition à Davos histoire de «
foutre le bordel au sommet de tous les plus riches de la planète », sabotant ouvertement son année de fac. Et ce, au grand dam de son père,
Paul, qu’elle n’hésite pas à traiter de «
type intégralement désengagé » car ne se souciant guère du monde qui l’entoure. A la même époque, elle s’insurgeait contre le comportement de sa mère, laquelle délocalisait l’entreprise familiale en Espagne, sacrifiant ainsi ses salariés : «
C’est dégueulasse, elle va mettre quatre-vingts personnes au chômage sans que personne ne le sache, et nous, on ne fait rien. »
Marie, qui s’était aussi réjouie de la victoire des Bleus en 98 non par amour du foot mais parce qu’elle symbolisait une France « black, blanc, beur ».