Quel a été le point de départ du film?
J’avais un personnage en tête: un type qui n’a pas de boulot régulier, un peu à côté de la plaque – il est informaticien et en plus il porte des chaussettes blanches! Un mec nonchalant, qui ne roule pas en Ford Mustang mais en BX, bref, pas du tout un héros au sens traditionnel du terme. Je savais aussi qu’il partirait en mission dans une petite ville au bord de la mer, après une tempête. Et que son parcours serait erratique. En écrivant, puis en tournant, j'ai essayé de souligner cette idée d’avancée vers l'inconnu... «Et maintenant, que va-t-il se passer?». Franck progresse à tâtons, il noue des relations, découvre peu à peu les clés d'une intrigue... Insensiblement, son style très particulier d’héroïsme se dessine: Franck est peut-être un peu paumé, mais il est indépendant, libre, intuitif. Il est capable de prendre en cinq minutes des décisions qui peuvent changer sa vie – voire, la foutre en l’air.