VENUS ET FLEUR d’
Emmanuel Mouret est une ode à l’amour avec un grand A. Le film se concentre essentiellement sur la recherche d’identité des deux personnages principaux. Fleur est timide, introvertie et tente avec désespoir de trouver l’amour pour combler le vide qui la hante. Quant à Vénus, elle est la gaieté même, sa joie de vivre exulte et c’est son caractère très fort qui séduit les hommes.
Trouver l’amour relève d’un défi lorsque l’on est en pleine adolescence et Vénus et Fleur vont en faire la douloureuse expérience. Au-delà de la recherche de l’âme sœur, les deux filles veulent se prouver qu’elles existent, qu’elles peuvent plaire, qu’elles ont toutes les deux une place bien définie dans la société, une raison de vivre tout simplement…
Le long-métrage VENUS ET FLEUR filme la dualité des deux jeunes filles, comme si chacune d’elle représentait une facette différente d’une personnalité unique. Alors que la fleur s’épanouit et prend des couleurs, la vénus se ternit avec le temps et son impétueuse joie s’atténue. Le troisième film du cinéaste
Emmanuel Mouret est un bol de fraîcheur, d’humour et d’innocence, mais paradoxalement, VENUS ET FLEUR raconte aussi le difficile passage du rêve à la réalité, du phantasme à la vie telle qu’elle est, souvent amère. Parce qu’il est aujourd’hui difficile de trouver chaussure à son pied…
Les actrices
Veroushka Knoge (Vénus) et
Isabelle Pires (Fleur) jouent avec beaucoup de plaisir et de justesse les deux adolescentes en plein émoi amoureux. Leur physique est d’ailleurs à l’image du personnage qu’elles incarnent à l’écran, ce qui donne une crédibilité plus grande au film.
Une comédie donc plutôt charmante que l’on dégusterait bien assis au bord de la mer du port de Marseille…
Sohini Gogel