Loin du faste et du mobilier clinquant,
Versailles offre un aperçu juste et touchant sur un sujet délicat. Celui de personnes qui survivent sans domicile, sans rien, tapis au fond d’un bois ou errant de stations en stations, décidés (ou pas) à sortir de l’état sauvage dans lequel ils sont contraints de poursuivre leur route. Quand bien même l’émotion est palpable, elle ne réduit pas le récit.
Les personnages, foudroyants de sincérité, véhiculent un message communicatif malgré les distances. Le regard franchement engagé dans certaines scènes est appréciable et intéressant.
L’incompréhension suscitée par Damien (
Guillaume Depardieu), donne une certaine profondeur au personnage sans le rendre trop pesant. Marginal et désabusé, il est porteur de sens.
Les absences fréquentes des personnages là où on peut les attendre et les ellipses peuvent rendre perplexe par certains abords, mais induisent une réflexion justifiée.
On quitte la salle en laissant cette porte légèrement entrouverte.
William Dubreuil