Un film de
Pitof, avec
Gérard Depardieu,
Guillaume Canet,
Inès Sastre,
André Dussollier,
Isabelle Renaud, Maaskri Moussa...
SYNOPSIS :
Juillet 1830 : Paris gronde des clameurs de la révolution. Un tueur sans visage hante la ville et abandonne ses victimes comme autant d'indices. Vidocq, l'ancien bagnard devenu détective et Etienne Boisset, un jeune journaliste avide de justice, se sont jurés de retrouver l'assassin. Une nuit et une seule : c'est le temps dont ils disposent pour découvrir son nom.
L’AVIS DE LA REDACTION :
Dès les premières minutes, le désir de mystère du spectateur est récompensé. Qu’a vu Vidocq avant de disparaître dans les flammes ? Que s’est-il passé ?
Les réponses seront fournies progressivement grâce à l’enquête diligentée par le jeune journaliste et biographe de Vidocq, Etienne Boisset.
Premier long-métrage en tant que réalisateur de
Pitof, auquel on doit notamment les effets spéciaux d’Alien La Résurrection, d’Astérix et Obélix contre César, ou encore de Jeanne d’Arc, Vidocq est un film généreux à l’égard de la forme.
Les décors sont spectaculaires. Une lumière totalement irréelle nous plonge dans un univers onirique échappant à l’emprise du temps. Les portes, les sabots des chevaux, les pas, les voix retentissent avec fracas. Le montage est nerveux. Il n’y a aucun temps mort. De longues scènes de combats et de poursuites vigoureuses, truffées d’effets spéciaux et rythmées par une musique électrique, confèrent au film des accents résolument modernes.
L’attention des amateurs de films d’animation et de films d’action est souvent sollicitée.
Si Vidocq possède l’efficacité d’un film à grand spectacle, on regrette, cependant, qu’elle ne soit pas tempérée par une vision poétique.
En effet, le scénario emprunte beaucoup au genre fantastique : désirs destructeurs, hémoglobine, odeurs pestilentielles, individus aux ambitions scientifiques, décadence, légende…
Malheureusement les personnages manquent cruellement d’épaisseur. On ne trouve que des évocations manichéennes, sommaires, et abruptes des traits de caractère des protagonistes là où l’on aurait espéré une dimension psychologique génératrice de confusion, de peur ou de tension.
De plus, l’omniprésence de la caméra, aux travellings et aux mouvements ondulatoires incessants ainsi que l’utilisation abusive des effets (multiplicité des recours incongrus aux contre - plongées et plongées ou encore accumulation de gros plans sur des visages convulsifs), parviennent à banaliser les ressorts traditionnels de l’angoisse cinématographique et limitent considérablement les pouvoirs du film à créer d’authentiques sensations.
Vidocq est un film captivant mais non envoûtant.
Mavo RANAIVO
UN FILM ENTIEREMENT NUMERIQUE…
Thriller authentique où se mélangent action et fantastique, Vidocq associe le grand spectacle à un suspens haletant où les effets spéciaux numériques jouent un rôle de premier plan.
Il s'agit du premier film entièrement tourné en numérique, avec la toute nouvelle caméra Sony Haute Définition (HD 900).
Cette technique sera reprise par Georges Lucas pour la réalisation de l'épisode 2, de la nouvelle trilogie Star Wars.
éERARD DEPARDIEU :
Comment etes-vous arrivé sur le projet VIDOCQ ?
" Je connaissais très bien Pitof pour avoir travaillé avec lui sur les effets spéciaux de LES ANGES GARDIENS et d’Asterix Et Obelix Contre Cesar, mais, en revanche, je n’avais jamais rencontré les producteurs, Dominique Farrugia et Olivier Granier. Ils ont commencé par m’apporter une partie du travail qui avait déjà été réalisé sur le film, à savoir des maquettes de costumes, des ambiances de décor que j’ai trouvées absolument extraordinaires. Puis j’ai lu le script. "
Vidocq, c’est un personnage qui vous a fait rêver ?
" Vidocq est un personnage évident. Un ancien bagnard qui correspond à une époque. Une sorte de balance qui devient préfet de police. Il a inspiré de grands auteurs, de Hugo à Balzac, et fait partie intégrante de l’univers du cinéma. C’est Valjean, Javert et Vautrin. Et puis, il fait partie de mon goût pour l’histoire. "
Guillaume Canet :
Comment vous êtes-vous retrouvé impliqué dans VIDOCQ ?
" Une amie d’enfance m’a appelé en me disant que Pitof voulait me rencontrer, qu’il avait un scénario à me proposer. J’ai lu le scénario. Et je n’y croyais pas ! Au cours de ma lecture, je me disais, " ce n’est pas possible que l’on me propose ce film ! ".
J’ai tout de suite appelé Pitof pour que l’on se rencontre. Et cela a été très bizarre ! Moi, je pensais être un candidat parmi plein d’autres, et, de son côté, il n’avait pas l’impression que j’étais super enthousiaste. C’est à la fin du déjeuner que nous nous sommes rendus compte que nous étions tous les deux sur la même longueur d’onde. "
Qu’est ce qui vous a autant sésuit dans ce scénario ?
" Les fims d’apoque sont en général très " plan paln ". Là, Jean-christophe Grangé a réussi à créer un vrai film de genre dans un film d’époque. C’est aussi un thriller, avec un serial killer, un coté mystique. Ca change du film d’époque ! VIDOCQ, c’est un peu comme Seven, mais transposé au 19e siècle. "
Ines Sastre :
Comment avez-vous été impliquée dans le film ?
" C’est mon agent qui m’a transmis le scénario que j’ai lu avec un immense plaisir. J’ai ensuite rencontré Pitof, la production, puis j’ai fait des essais avec Guillaume Canet. "
Quelle a été votre première réaction à la lecture du scénario ?
" J’étais enthousiaste. Je me suis vite identifiée au personnage de Préah, et j’ai été surprise de lire un scénario avec un rôle qui puisse autant me convenir. Celui-ci n’a pas été écrit pour moi que je sache, mais je me suis très vite retrouvée en elle. "